mardi 6 octobre 2026

Du nouveau!

 Et cette fois, je n'ai pas attendu un an! 

Comme je l'avais mentionné cet été, je songeais à apprendre un peu l'italien, on va dire que les raisons de le faire sans trop attendre se sont multipliées. J'ai donc commencé en fait depuis début septembre, à petite doses, faciles à caser.

et comme , lorsqu'on veut apprendre quelque chose, il vaut mieux avoir en tête une motivation claire, donc voilà:

- La semaine prochaine, il y a la semaine italienne qui à lieu dans ma ville come tous les ans, et comme tous les ans, je vais dépenser des sommes disproportionnées en charcutaille, fromage, gnocchi, biscuits... Certes, ce sont les mêmes marchands qui reviennent tous les ans, mais ce sera plus sympa de pouvoir échanger quelque mots avec eux cette fois.

- A l'occasion de la semaine italienne, je dois faire avec un collègue une lecture publique sur le sujet " littérature italienne et cinéma/ séries", dans 10 jours.  Nous allons donc lire pour ma part un extrait de l'amie prodigieuse, du Guépard, un nouvelle de L. Sciascia " Western à la sicilienne". Mon collègue a prévu un extrait des mémoires de Casanova, un autre de la Divine comédie, et autre chose qui m'échappe pour le moment.. Tout sera lu en français, MAIS, comme il va sûrement y avoir des italianophones dans le public, l'idée est de prononcer les noms de lieux et de personnes à peu près correctement et éviter de me taper l'affiche ( affiche, film, .. mon humour est nul, je sais)

- LA raison majeure: j'ai toujours su que j'avais des ancêtres italiens, du côté grand-mère paternelle, mais il est très difficile de les trouver. Ils étaient forains et circassiens et sont venus à la fin du XIX° siècle en France. J'ai des raisons de penser que l'administration française a confondu le nom de famille et la ville d'origine. Mais pour ça il va falloir trouver des documents délivrés ( permis de circuler et d'occupation de la voie publique) par l'administration français, et faire des recherches sur les sites en italien, peut être envoyer une " bouteille virtuelle" à la mer des groupes Facebook de généalogie italienne. Ma grand-mère m'a toujours dit que son grand-père venait " du côté de Naples", sans plus d'informations, par recoupement, j'ai l'impression qu'il s'agit plutôt de la région de Foggia, dans le Basilicate. Naples étant la grande ville la plus proche, il est possible qu'il n'ai pas voulu se compliquer la vie avec un patelin et qu'il ait dit Naples comme je dirais " pas loin de Marseille" à quelqu'un qui ne connait pas la géographie de ma région.
Mais coup de théâtre, j'ai trouvé une autre branche originaire de "la paroisse de Côme en Suisse". Mais.. Como, c'est en Italie. Sauf qu'au XVIII° S, l'état Italien n'était pas constitué, et donc La ville a changé d'appartenance plein de fois: Duché de Milan au Moyen-âge, Dépendance autrichienne à partir de 1714, occupation par Napoléon de 1786 à 1815, Re Duché de Milan; Etat italien à partir de 1859... C'est historiquement passionnant, mais le fait est que Suisse ou Italie, actuellement, c'est l'Italien qu'on y parle et qu'il va me falloir m'y mettre pour faire mes recherches.

- Cerise sur le gâteau: la prochaine fois que des italiens sympa m'aident à circuler pendant le festival, j'aurais un peu plus à dire qu'un simple "Grazie", mais discuter du spectacle qu'ils présentent, leur demander ce qu'ils pensent du festival d'Avignon, etc...

- Deuxième cerise: La tronche des mes collègues quand ils m'entendent parler une nouvelle langue, sans savoir que je me débrouille est impayable!

Et donc les ressources. Comment faire, quelle approche?

Cette fois, je suis en autonomie complète, je vais donc tenter une autre approche, purement audio pour l'apprentissage. Dans le cas de l'italien, ça s'y prête bien, puisque la langue recèle peu de pièges orthographiques et que j'arrive déjà à la lire pas trop mal, en inférant le sens du fait de parler le français et d'avoir appris l'espagnol. J'ai déjà essayé de lire du provençal et du catalan et dans les deux cas, la connaissance passive est un bon pilier qui fait que je comprends déjà bien la moitié de langues que je n'ai jamais apprises, ou très peu.

Donc la priorité va être l'écoute la répétition et la construction de phrases simples.
Pour ça j'utilise les podcasts Coffee break italian (en anglais, deux langues pour le prix d'une), et super Easy Italian ( et ensuite Easy Italian) pour apprendre du vocabulaire . Ce dernier a l'avantage d'être entièrement en italien, et sous titré en italien, ce qui permet de faire un peu de shadowing* dans la foulée.


* J'ai énormément de mal à trouver des ressources de shadowing qui ne soient pas de la voix de synthèse. C'est facile à repérer, peu importe la langue, le visuel est très similaire, une image IA, et dès qu'on ouvre l'audio c'est toujours exactement les mêmes phrases - j'ai testé avec l'anglais et l'allemand- et parfois la prononciation par la voix de synthèse ou pire, générée par IA, est horrible et la prononciation approximative. Ce qui est une très mauvais chose lorsqu'il s'agit précisément de travailler la prononciation. En ce cas, Forvo reste toujours la meilleure solution pour aller dissiper un doute sur un mot isolé ( surtout l'accentuation)

- La méthode Michel Thomas Italien, avec le français pour langue source, 100% audio, donc 100% pour moi.

- les ressources en ligne proposées par la bibliothèque. J'ai testé et exclu d'office Hypnoledge qui au lieu de me relaxer, me stresse absolument (les exercices de relaxation par visualisation, je n'ai jamais su faire, et ça me met en panique, puisque qu'on me demande une chose que je suis inapte à faire. Même " imaginez que vous êtes allongés sur une plage au soleil", d'une je ne me le représente pas, de deux, le soleil et le fait de glandouiller avec les bruits de gens et de mouettes qui crient est une situation désagréable pour moi: car je ne vois pas la plage, je l'entends!), alors que j'aborde l'apprentissage des langues de manière déjà détendue à la base.
Lingua attack est pas mal, même si les cartes visuelles sont parfois pas très utiles et directement basées sur l'anglais ( ça se devine car " le hot-dog"  n'est pas le truc le plus pertinent à apprendre en italien), d'autres ont l'air intéressantes mais ne veulent pas fonctionner sur mon ordi, donc on verra plus tard.

et après, ben, j'ai quelques livres bilingues au boulot, je commence à fouiller les sites officiels italiens, donc ça fait de la lecture, j'ai toujours Mosalingua et Anki dans un coin pour le vocabulaire, j'écoute de la musique: petit coup de coeur pour Folkstone , groupe de folk metal qui chante en italien, en articulant bien en plus! Hé oui, les chansons en italien, ça ne se limite pas à l'opéra, à l'italo dance des années  90, Toto Cutugno ou Andrea Boccelli. Zucchero est déjà plus ma tazza di caffè.

Quand?
Et c'est bien ça le problème quand on a déjà un emploi du temps blindé. jusqu'à présent j'ai réussi à trouver un peu de temps les jours où je ne travaille pas et que je suis seule, en allant au travail le matin ou en en revenant le soir ( 20 minutes) un casques sur les oreilles, le mercredi en allant à l'orchestre et en attendant le début ( 20 minutes de bus et un peu d'attente), j'écoute de la zique en italien quand je couvre es livres au boulot, etc..

L'idée est moins d'apprendre de gros concepts de grammaire ou les temps et modes en tableaux, que de faire une immersion sonore. c'est ce qu'i m'a donné une compétence passive en anglais il y a très longtemps. Et en écoutant Folkstone , je me suis rendue compte que j'arrivais déjà à saisir des mots et quelques phrases via cette compétence passive, je vais donc m'appuyer à fond dessus pour progresser inconsciemment le plus possible avant d'avoir le temps à consacrer aux points de grammaire et autres difficultées.

Les connaissances préalables et tout ce qui peut faciliter

Donc je l'ai dit, le français et l'espagnol, mais là j'ai encore un point d'appui inattendu: mon accent régional rigolo. Ce qui est par exemple un handicap en russe pour l'accentuation va là, être un atout.
Hé oui, notre accent chelou de PACA, avec l'accentuation déplacée sur l'avant dernière syllabe, du fait de notre tendance à prononcer absolument toutes les syllabes, l'allongement naturel des voyelles devant les doubles consonnes, la tendance aussi à la prononcer plus distinctement que dans la zone d'oil.. tout ce qui fait la particularité de l'accent du sud, et que j'essaye de gommer en français pour éviter les remarques pas toujours positives, là, ça va me servir.
et donc en étant dans le sud de la France, c'est facile de trouver des affichages bilingues à lire, des gens qui pratiquent ( pas plus tard que cette semaine, une connaissance m'a dit qu'elle cherchait des documents pour l'apprendre, molto bene! On va pouvoir échanger quelques mots entre débutantes)

La durée

Si c'est important de se fixer une limite. J'ai commencé début septembre, j'aurais une impossibilité début décembre, donc je me fixe jusqu'à la fin de l'année, donc plus ou moins 3 mois, pour voir ce que ça donne.
C'est une durée raisonnable: les premiers progrès vont vite, donc ce n'est pas trop frustrant. Pour une langue autre, avec un système très différent, disons, hindi, géorgien, chinois japonais, où il faut déjà un mois pour l'alphabet, les syllabaires, ou les caractères les plus basiques, ce serait trop court.
Mais ce n'est pas trop loin non plus, fixer d'emblée un an, quand on a un planning serré, c'est déjà plus hasardeux, et c'est courir le risque de laisser tomber plus vite.

Combien de fois/ de temps?

Difficile à estimer. Ca va varier: un podcast ça fait un vingtaine de minutes, mais il y a des jours où je peux en écouter 3 , d'autres où même un ce n'est pas possible. Disons que si j'arrive à y consacrer 3 fois 20 minutes par semaine, c'est déjà pas mal, et le reste sera du bénéfice. Il y a déjà au moins deux jours par semaine où ce n'est pas ou très difficilement possible. Donc je pars sur une base de 5 jours/ semaine, une vingtaine de minutes en moyenne, peu importe la forme ( écouter une chanson, même de 5 minutes, ça compte!)

Le lac de Côme pour essayer de se motiver

On verra bien d'ici la fin de l'année ce que ça donne! Ciao a tutti!

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