Car oui, il y a à peu près 2 semaines, j'ai appris, ENFIN! que mon année en Belgique était validée, et que mes crédits me permettaient donc d'entrer directement en seconde année...
avec 3 semaines de retard. Après avoir acheté les livres pour la 1°année.
Je vais donc essayer de les revendre, n'est-ce pas?
Mais mieux que ça, au final, j'ai tellement de crédits d'avance, que mes options sont aussi validées pour la seconde année.
Concrètement, pas .. de grec ancien à préparer..
Ce qui n'est pas un mal, pour une question de temps. Non que ça ne m'intéresse pas, je pense même garder le livre pour m'y pencher d'ici quelques années. Mais, une seule chose à la fois!
Et... plus de cours d'allemand cette année non plus, j'avais le choix entre garder une orientation double allemand et russe, ou opter pour la littérature russe.
Ce qui était bien plus pertinent dans ma situation..
YOUPI!
(oui je ne pouvais pas rater ça, par rapport à mon incompétence notoire pour être opérationnelle avant 10h30 - mais je bosse bien la nuit! - et à la littérature russe " Guerre et Paix" de Tols-toi, édité chez Plomb)
Je mets donc l'allemand en pause, après avoir marné pendant un an pour retrouver mon niveau B2. Pour l'instant, je mets les bouchées doubles pour combler mon retard, d'autant que l'option " littérature russe"est très dense : 10 livres imposés à lire et c'est un "minimum", une dissertation de 6 à 8 pages à envoyer avant le 7 décembre sur le sujet du fantastique dans "le manteau de Gogol"
Je dois avouer que je ne me suis pas autant félicitée depuis 10 ans d'avoir tenu un blog littéraire et fait des chroniques de mes lectures, y compris donc russes. Ce qui fait que non seulement j'ai déjà lu et chroniqué certaines oeuvres imposées (la fille du capitaine, la salle n° 6, le manteau), ce qui me fera gagner tu temps, mais j'ai plus qu'il n'en faut d'avance sur d'autres lectures.
La thématique de l'année ( ou du semestre) est "la littérature du XIX°siècle"autant dire qu'avoir lu en avance 4 titres de Dostoïevski( dont il est vrai 2 bien antérieurement au concept même de blogs), 2 de Tourgueniev, un peu de Tchékhov, de Lermontov et de Pouchkine..sans compter mes dossiers " poésie enregistrée".. ça va me gagner du temps et me faire des connaissances exploitables par la suite.
Même si mon goût me pousse plutôt vers les poètes du siècle d'Argent que vers ceux de l'Âge d'or. et vers la littérature du XX°siècle.
Car évidemment, qu'on m'impose Dostoievski, et je vais avoir envie de découvrir Daniil Kharms, plutôt! ( un auteur de littérature de l'absurde, doté d'une tronche de tueur à gages vexé.. forcément j'ai envie de connaître)
Mais voilà, l'allemand est en sommeil, le temps que je rattache les wagons, ce qui devrait être fait d'ici la semaine prochaine. ensuite je pourrai envisager enfin de re-toucher à mon basson et de réintégrer un peu d'allemand à petite dose dans ma routine. Pourquoi pas, étaler sur l'année ce qui était supposé être le programme du semestre. Juste pour ne pas trop perdre, car l'an prochain,il me faudra à nouveau avoir une option, et j'envisage déjà la préparation du CLES B2 d'allemand dans ce cadre.
Donc voilà, dans les semaines qui viennent ce blog risque de beaucoup tourner autour de ressources russes et russophones, mais je vais essayer de garder une approche sur les langues en général.
défi linguistique et apprentissage des langues, je partage mes astuces pour s'améliorer en langues étrangères.
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mercredi 23 octobre 2019
mardi 20 août 2019
projet de sous-titrage cinéma russe n°2
Youpiiiiii! Il est en ligne.
Suite à une première collaboration fructueuse avec le très motivé Sergei, nous avons recommencé.
Le premier film (pour rappel ici) était un court métrage fantastique de 1972, cette fois-ci, tout à fait autre chose.
Il s'agit aussi d'un court métrage, mais tout récent puisqu'il date de l'an dernier.Une version humoristique et contemporaine de Cendrillon, où une femme d'affaires, passablement "glaçon" ( même si j'emploie à dessein un autre mot beaucoup plus vexant dans ma traduction) se retrouve dans une situation ridicule: suite à un pari, elle a 48h00 pour faire une conquête, peu importe qui, et en apporter la preuve.
Cendrillon 2.0 drague sur Tinder...mais trouvera son " prince" (aussi coincé qu'elle) par un concours de circonstances inattendu.
Je trouve les deux acteurs principaux excellents dans leurs rôles de coincés.
Activez les sous-titres en bas de la vidéo,car ils ne sont pas intégrés par défaut cette fois.
Bon visionnage.
Suite à une première collaboration fructueuse avec le très motivé Sergei, nous avons recommencé.
Le premier film (pour rappel ici) était un court métrage fantastique de 1972, cette fois-ci, tout à fait autre chose.
Il s'agit aussi d'un court métrage, mais tout récent puisqu'il date de l'an dernier.Une version humoristique et contemporaine de Cendrillon, où une femme d'affaires, passablement "glaçon" ( même si j'emploie à dessein un autre mot beaucoup plus vexant dans ma traduction) se retrouve dans une situation ridicule: suite à un pari, elle a 48h00 pour faire une conquête, peu importe qui, et en apporter la preuve.
Cendrillon 2.0 drague sur Tinder...mais trouvera son " prince" (aussi coincé qu'elle) par un concours de circonstances inattendu.
Je trouve les deux acteurs principaux excellents dans leurs rôles de coincés.
Activez les sous-titres en bas de la vidéo,car ils ne sont pas intégrés par défaut cette fois.
Bon visionnage.
lundi 8 juillet 2019
VICTOIRE!
Ca y est, depuis 4 jours c'est sûr, certain, officiel.
Après m'être arraché le peu de cheveux qui me reste mercredi dernier pour faire mon dossier parcours sup, avoir piqué une crise de nerfs (ce n'est pas une légende, ce site est bien une usine à gaz!).
Je suis adulte, j'ai 42 ans, je travaille dans l'administration et j'ai failli péter un câble. Pensez maintenant que ce site s'adresse à des lycéens de 18 qui n'ont pas encore forcément eu leurs notes de bac ( vu la situation en plus!) et doivent encoder toutes leurs notes de collège et lycée des 5 ans passés, plus la moyenne de la classe, la meilleure et la moins bonne note.
J'ai passé mon bac en 1995, seules les notes, le coefficients et al mention y figuraient, j'ai du chercher sur le net une page pour faire les calculs, car la moyenne générale n'y figurait pas.Et que la page officielle avec les coefficients ne correspond pas à ceux d'il y a plus de 20 ans ( certaines matières étaient alors coefficient 4 et son passées à coefficient 2 ou l'inverse, sans compter les options sans coefficient où seuls les points au dessus de la moyenne sont comptabilisés.
Donc en option cinéma, j'ai eu 13 sans coefficient, ça veut donc dire que je rajoute au total de points 3 de plus et que je divise par 42 et non par 43...Berdel de morde!
Et les résultats de l'ULB? ben j'ai mes notes, leur valeur en crédits, mais je ne connaisni la meilleure ni la moins bonne, ni la moyenne générale, on ne fait pas ça en fac. Berdel de Morde²
Donc après plus de 3 heures, une lettre de motivation : oui, pour intégrer une filière non sélective, je dois malgré tout faire une lettre de motivation pour expliquer pourquoi je veux faire du russe et mon projet pro avec cette langue. Bon ça c'est la partie facile.J'avais l'année de traduction à mentionner et le projet de traduction à présenter.
Et ça a du jouer, car j'ai eu une réponse positive dès le lendemain ( presque dérisoire, avec le temps que j'ai passé à remplir ces foutus formulaires)
Le problème est que le site demande aux adultes en reprise d'études, comme aux jeunes diplômés, comme aux lycéens en attente de résultat de passer par le même portail. Ok, on nous pousse donc à nous former tout au long de la vie.. sans prévoir 3 formulaires différents. Ce qui fait que j'ai eu du mal à faire rentrer mes expériences pro dans la case prévue à cet effet ( pas plus de 1500 signes), car oui, il faut aussi y entrer son CV, ses loisirs, ses voyages, ses expériences associatives...et ses expériences en animation (vide pour moi, je n'ai jamais eu envie de bosser là dedans et n'ai jamais passé le BAFA puisque ce domaine m'indiffère totalement)
CONTINUE!
Danse de la joie!
Donc ce qu'il me reste à faire maintenant
- envoyer ma demande de bourses, apparemment j'y aurais droit, donc autant le faire!
- me procurer certains des livres à étudier pour les 3 prochaines années, et commencer à travailler les matières ( histoire, littérature et culture russes) que je n'avais pas au programme de cette année. Ouf, certains existent en numérique, comme "l'histoire de la Russie" et ses 1100 pages.
- passer les tests en ligne cet été pour savoir quel niveau je rejoins pour l'option allemand ( ça va de A1 à C1, je devrais normalement être entre B1 et B2, donc autant commencer sans se retaper toutes les bases)
- je ne sais pas s'il y aura un test pour le russe, mais si c'est le cas, le passer aussi..Si je peux valider déjà certaines matières autant en profiter
- donc réviser avant de passer les tests, je dois les faire avant le RDV du 13 septembre donc je pense que début août, avant de rentrer à Bruxelles ce sera bon.
- réviser le droit belge et l'économie que je dois passer en deuxième quinzaine d'aout, passer les examens en question, dire au revoir à mes amis belges, annuler l'assurance de l'appartement de Bruxelles, faire le ménage et rendre les clefs.
- Choisir mes autres options, parmi celles disponibles en enseignement à distance.
- le 13 septembre aller à Toulouse finir l'inscription et m'inscrire à l'enseignement à distance dans la foulée.
- repérer les dates d'examens ( une douzaine de jours en janvier et pareil en juin, ) et commencer à chercher un Air BNB pas loin de l'université pour ces périodes.
Et après tout ça, chercher un petit boulot , gagner des sous et apprendre en même temps ( en gardant un peu de temps pour ma vie sociale, le sport, les projets de traduction...)
Après m'être arraché le peu de cheveux qui me reste mercredi dernier pour faire mon dossier parcours sup, avoir piqué une crise de nerfs (ce n'est pas une légende, ce site est bien une usine à gaz!).
Je suis adulte, j'ai 42 ans, je travaille dans l'administration et j'ai failli péter un câble. Pensez maintenant que ce site s'adresse à des lycéens de 18 qui n'ont pas encore forcément eu leurs notes de bac ( vu la situation en plus!) et doivent encoder toutes leurs notes de collège et lycée des 5 ans passés, plus la moyenne de la classe, la meilleure et la moins bonne note.
J'ai passé mon bac en 1995, seules les notes, le coefficients et al mention y figuraient, j'ai du chercher sur le net une page pour faire les calculs, car la moyenne générale n'y figurait pas.Et que la page officielle avec les coefficients ne correspond pas à ceux d'il y a plus de 20 ans ( certaines matières étaient alors coefficient 4 et son passées à coefficient 2 ou l'inverse, sans compter les options sans coefficient où seuls les points au dessus de la moyenne sont comptabilisés.
Donc en option cinéma, j'ai eu 13 sans coefficient, ça veut donc dire que je rajoute au total de points 3 de plus et que je divise par 42 et non par 43...Berdel de morde!
Et les résultats de l'ULB? ben j'ai mes notes, leur valeur en crédits, mais je ne connaisni la meilleure ni la moins bonne, ni la moyenne générale, on ne fait pas ça en fac. Berdel de Morde²
Donc après plus de 3 heures, une lettre de motivation : oui, pour intégrer une filière non sélective, je dois malgré tout faire une lettre de motivation pour expliquer pourquoi je veux faire du russe et mon projet pro avec cette langue. Bon ça c'est la partie facile.J'avais l'année de traduction à mentionner et le projet de traduction à présenter.
Et ça a du jouer, car j'ai eu une réponse positive dès le lendemain ( presque dérisoire, avec le temps que j'ai passé à remplir ces foutus formulaires)
Le problème est que le site demande aux adultes en reprise d'études, comme aux jeunes diplômés, comme aux lycéens en attente de résultat de passer par le même portail. Ok, on nous pousse donc à nous former tout au long de la vie.. sans prévoir 3 formulaires différents. Ce qui fait que j'ai eu du mal à faire rentrer mes expériences pro dans la case prévue à cet effet ( pas plus de 1500 signes), car oui, il faut aussi y entrer son CV, ses loisirs, ses voyages, ses expériences associatives...et ses expériences en animation (vide pour moi, je n'ai jamais eu envie de bosser là dedans et n'ai jamais passé le BAFA puisque ce domaine m'indiffère totalement)
ET DONC...
C'est bon!Je peux donc continuer à la rentrée les études de russe à distance, tout en cherchant du travail! La toute puissante éducation nationale accepte de me laisser une seconde chance.![]() |
| gameover ou continue? |
Danse de la joie!
Donc ce qu'il me reste à faire maintenant
- envoyer ma demande de bourses, apparemment j'y aurais droit, donc autant le faire!
- me procurer certains des livres à étudier pour les 3 prochaines années, et commencer à travailler les matières ( histoire, littérature et culture russes) que je n'avais pas au programme de cette année. Ouf, certains existent en numérique, comme "l'histoire de la Russie" et ses 1100 pages.
- passer les tests en ligne cet été pour savoir quel niveau je rejoins pour l'option allemand ( ça va de A1 à C1, je devrais normalement être entre B1 et B2, donc autant commencer sans se retaper toutes les bases)
- je ne sais pas s'il y aura un test pour le russe, mais si c'est le cas, le passer aussi..Si je peux valider déjà certaines matières autant en profiter
- donc réviser avant de passer les tests, je dois les faire avant le RDV du 13 septembre donc je pense que début août, avant de rentrer à Bruxelles ce sera bon.
- réviser le droit belge et l'économie que je dois passer en deuxième quinzaine d'aout, passer les examens en question, dire au revoir à mes amis belges, annuler l'assurance de l'appartement de Bruxelles, faire le ménage et rendre les clefs.
- Choisir mes autres options, parmi celles disponibles en enseignement à distance.
- le 13 septembre aller à Toulouse finir l'inscription et m'inscrire à l'enseignement à distance dans la foulée.
- repérer les dates d'examens ( une douzaine de jours en janvier et pareil en juin, ) et commencer à chercher un Air BNB pas loin de l'université pour ces périodes.
Et après tout ça, chercher un petit boulot , gagner des sous et apprendre en même temps ( en gardant un peu de temps pour ma vie sociale, le sport, les projets de traduction...)
![]() |
| même joueur joue encore |
De toute façon, il n'y avait qu'une université qui propose la licence de russe par correspondance, ils valait mieux qu'ils m'acceptent de suite, on a gagné du temps. C'était mieux pour eux.
Sinon...
Je leur aurais fait la version Harry Potter.
Le lendemain, ils auraient eu 2 demandes.
Et le surlendemain 3.
Et le 4° jour.. 4.
Ainsi de suite.
Autant accepter de suite n'est-ce pas? 😁
Sinon...
Le lendemain, ils auraient eu 2 demandes.
Et le surlendemain 3.
Et le 4° jour.. 4.
Ainsi de suite.
vendredi 28 juin 2019
Bulletin scolaire!
Car, ça y est, c'est les vacances ( depuis le 6 juin, en fait).
Et je les ai bien méritées: hormis les examens de droit et d'économie que j'ai volontairement repoussés à Août, j'ai TOUT réussi. Et pas qu'un peu.
Ma plus mauvaise note est un 14,5, assez décevant en allemand oral. Non que j'ai raté, mais l'examen était tellement n'importe quoi que ça m'a perturbée et que le résultat a été moins bon que pour un oral normal: en labo de langue, absolument pas interactif, pas de feedback du prof, pas de questions.
10 minutes de préparation pour 2 thématiques ( rédigées en allemand, bien sûr): La seconde "imaginez que vous êtes présentateur météo à la radio, voici la carte, enregistrez le bulletin", était encore assez accessible.
La première était vraiment n'importe quoi:" imaginez que nous sommes en 2025, vous organisez un séjour au choix, en Espagne, aux USA ou en Suisse: avec qui partez vous, quand ? Comment? qu'allez vous voir? Où allez vous loger? Voici10 mots en français, traduisez les sur la feuille et employez les impérativement dans votre oral. Merci de ne faire QUE des phrases au Konjunjktif 2 en n'utilisant QUE les verbes " möchte", "wäre"et " würde".
10 minutes pour préparer 2 questions, sachant que pour la première, elle est tellement longue et mal foutue qu'on perd 1 minute à la lire,1 autre à traduire les mots et il n'en reste plus que 3 pour trouver quoi dire et préparer les phrases avec un impératif de temps et de verbes.
Pour les non-germanistes ça équivaudrait à avoir 5 minutes pour préparer un oral de français, avec des mots imposés et la consigne à respecter " racontez vos projets de vacances en n'employant QUE les verbes " je ferais", "j'aimerais" et " je serais"...
On est d'accord que personne ne va narrer en français un récit prospectif uniquement au conditionnel. Pareil pour le Konjuktiv 2 en allemand. D'autant que l'allemand n'est pas une langue spécialement friande de tournures hypothétiques en situation de conversation normale.
Evidemment , ayant un niveau avancé, je me suis laissée allée à employer d'autres verbes, et d'autres temps et modes, comme si je.. parlais?
Je partais du principe qu'un oral sert à vérifier si on sait parler, si on peut tenir une conversation, répondre à des questions, savoir reformuler... mais visiblement non, là c'était une épreuve de grammaire parlée.
Vous voulez savoir le plus drôle? Je reviens d'une semaine en Allemagne, seule la plupart du temps. J'ai discuté avec mes logeurs en Air BNB, j'ai fait mes courses, j'ai osé des questions, j'ai papoté un peu avec la dame du musée que j'ai visité, et pour finir passé 3 jours avec mon correspondant Ukrainien qui habite l'Allemagne, et malgré nos accents respectifs, on s'est bien compris, comme quand on est au téléphone.
J'estime que tout ça est beaucoup plus parlant qu'un oral très moisi, enregistré pour un prof qui semble détester par principe mon accent français, et qui a corrigé ça chez lui.enfin, il avait déjà inventé le concept de l'oral à l'écrit au premier semestre, plus rien ne m'étonne.
Oral de Russe: un VRAI oral. Avec des recherches à faire sur 2 personnes, qu'il fallait présenter ( quand est-il né et où, quand est-il mort et où, quel était son ou ses métiers, quelles langues parlait-il, où a-t-il voyagé, habité, est-ce que con sait des choses sur sa famille, etc...?), plus des questions liées à notre emploi du temps, aux examens, qu'on avait passé, posée en tête à tête par la prof, à l'heure qu'on avait réservée.
Comme je suis plus avancée que d'autre, j'ai évité la bête description d'une photo d'une pièce ( en haut,en bas, les meubles, les couleurs, etc..) ou les questions de secours qu'elle gardait pour les étudiants en panne d'idée, et nous avons discuté de mes projets de traduction de film, de mon orientation l'an prochain, et surtout des 2 personnages choisis ( un dans une liste prédéfinie, et comme il y avait Vladimir Vyssotski, c'est évidemment lui que j'avais choisi, et l'autre laissé à notre libre choix. J'ai donc évidemment choisi mon très cher Serguei Essenine. au moins j'avais déjà des choses à dire sur les deux.
Avec correction immédiate à la fin: là c'est pas tel mot, mais tel mot, est-ce que tu peux me re-prononcer ça? Bon, rien de bien grave, c'est déjà très bien et ça va s'améliorer avec la pratique, Je te mets un 17.
CA, c'est un oral comme je l'entend, avec la prof qui fait sa part des choses, c'est à dire:maintenir le canal de discussion et vérifier si on SAIT hésiter, et donc poser des questions, bref: parler.
Le reste:
grammaire allemande: 16,5
grammaire Russe: 16
Allemand Ecrit: 17,5
Russe Ecrit: 16,5
et la TRES jolie surprise d'un 17,5 en grammaire français, que je pensais avoir réussi, mais plutôt médiocrement.
Donc hormis l'allemand oral qui fait tâche, je suis plutôt contente de l'ensemble qui tourne autour des 17 partout ( pour la seule raison que la fac ne donne que des points ou des demis points, arrondissant au demi point supérieur ou inférieur suivant le bon vouloir du prof). Je ne sais pas si c'est comme ça aussi maintenant, en France, mais il y a 20 ans et avec les coefficients, j'avais des notes avec toujours des décimales un peu bizarres, genre en maîtrise FLE j'avais un 11,75 en didactique du FLE et un 12,25 en options ( une option à 10,5 plus une option à 14 =une moyenne de 12,25) et un 11,70 en anthropologie culturelle ( un matière notée 10,30, un autre notée 13,10, ça fait effectivement une moyenne de 11,7) pour une moyenne totale de 12,86.
Cependant je préfèrais ça, le résultat est au final plus précis qu'avec les arrondissements.
Vous voyez donc aussi de suite la différence... si j'écris tout ça, c'est moins pour frimer avec mes résultats ( bien que je sois assez fière de moi, je dois dire, il est encore performant , mon vieux cerveau de 42 ans) que parce que c'est un bon point de départ pour comparer mes expériences dans 2 pays, qui bien qu'ayant la même langue et partageant une frontière, ont deux approches très différentes.
J'étais en France une étudiante plutôt médiocre. Certes je me la coulais un peu plus douce que maintenant, mais c'est aussi une question de méthodologie.
Tout en France était ( là aussi, je ne sais pas ce qu'il en est maintenant) basé sur la rédaction et la dissertation. Avoir son année était plus simple car j'ai eu des 8 compensés par des 12 à l'intérieur des unités d'enseignement, là où le système belge requiert d'avoir au moins 10 partout.
Mais avoir de très bonnes notes était plus compliqué, car certaines matières se prêtaient mal à la rédaction. Le système belge est moins axé sur le fait de savoir faire des phrases et des rédactions avec intro-développement, conclusion sur des sujets qui ne s'y prêtent pas toujours, et vise plus des situations pratiques. Est-ce que c'est un bien ou un mal?
Je dirais que pour les langues, c'est une bonne chose d'aller vers plus d'efficacité. Mais dans le cadre de la faculté de traduction, savoir rédiger en français est aussi très important, et j'ai vu des camarades mettre en ligne leurs synthèses de cours bourrées de fautes d'orthographe et de syntaxe. C'est assez inquiétant au vu du métier envisagé, qui requiert un français parfait.
Mais donc mission accomplie pour ça, ne restent en suspens que les épreuves d'économie et de droit belge, un peu pour la forme.
Maintenant, le plus dur arrive:
M'inscrire cette fin de semaine sur parcours sup, croiser les doigts, péter un câble, faire des crises de nerfs, plaider ma cause, pleurer, brandir les notes comme passeport " bordel, comment vous prouver mieux qu'avec de bonnes notes que je peux, je dois continuer le russe?" . et après ça m'inscrire à la fac de Toulouse, puis m'inscrire au service d'enseignement à distance puis voir quels sont les crédits déjà acquis qui peuvent être utilisés en France.
Misère, je n'en ai pas fini...
Et je les ai bien méritées: hormis les examens de droit et d'économie que j'ai volontairement repoussés à Août, j'ai TOUT réussi. Et pas qu'un peu.
10 minutes de préparation pour 2 thématiques ( rédigées en allemand, bien sûr): La seconde "imaginez que vous êtes présentateur météo à la radio, voici la carte, enregistrez le bulletin", était encore assez accessible.
La première était vraiment n'importe quoi:" imaginez que nous sommes en 2025, vous organisez un séjour au choix, en Espagne, aux USA ou en Suisse: avec qui partez vous, quand ? Comment? qu'allez vous voir? Où allez vous loger? Voici10 mots en français, traduisez les sur la feuille et employez les impérativement dans votre oral. Merci de ne faire QUE des phrases au Konjunjktif 2 en n'utilisant QUE les verbes " möchte", "wäre"et " würde".
10 minutes pour préparer 2 questions, sachant que pour la première, elle est tellement longue et mal foutue qu'on perd 1 minute à la lire,1 autre à traduire les mots et il n'en reste plus que 3 pour trouver quoi dire et préparer les phrases avec un impératif de temps et de verbes.
Pour les non-germanistes ça équivaudrait à avoir 5 minutes pour préparer un oral de français, avec des mots imposés et la consigne à respecter " racontez vos projets de vacances en n'employant QUE les verbes " je ferais", "j'aimerais" et " je serais"...
On est d'accord que personne ne va narrer en français un récit prospectif uniquement au conditionnel. Pareil pour le Konjuktiv 2 en allemand. D'autant que l'allemand n'est pas une langue spécialement friande de tournures hypothétiques en situation de conversation normale.
Evidemment , ayant un niveau avancé, je me suis laissée allée à employer d'autres verbes, et d'autres temps et modes, comme si je.. parlais?
Je partais du principe qu'un oral sert à vérifier si on sait parler, si on peut tenir une conversation, répondre à des questions, savoir reformuler... mais visiblement non, là c'était une épreuve de grammaire parlée.
Vous voulez savoir le plus drôle? Je reviens d'une semaine en Allemagne, seule la plupart du temps. J'ai discuté avec mes logeurs en Air BNB, j'ai fait mes courses, j'ai osé des questions, j'ai papoté un peu avec la dame du musée que j'ai visité, et pour finir passé 3 jours avec mon correspondant Ukrainien qui habite l'Allemagne, et malgré nos accents respectifs, on s'est bien compris, comme quand on est au téléphone.
J'estime que tout ça est beaucoup plus parlant qu'un oral très moisi, enregistré pour un prof qui semble détester par principe mon accent français, et qui a corrigé ça chez lui.enfin, il avait déjà inventé le concept de l'oral à l'écrit au premier semestre, plus rien ne m'étonne.
Oral de Russe: un VRAI oral. Avec des recherches à faire sur 2 personnes, qu'il fallait présenter ( quand est-il né et où, quand est-il mort et où, quel était son ou ses métiers, quelles langues parlait-il, où a-t-il voyagé, habité, est-ce que con sait des choses sur sa famille, etc...?), plus des questions liées à notre emploi du temps, aux examens, qu'on avait passé, posée en tête à tête par la prof, à l'heure qu'on avait réservée.
Comme je suis plus avancée que d'autre, j'ai évité la bête description d'une photo d'une pièce ( en haut,en bas, les meubles, les couleurs, etc..) ou les questions de secours qu'elle gardait pour les étudiants en panne d'idée, et nous avons discuté de mes projets de traduction de film, de mon orientation l'an prochain, et surtout des 2 personnages choisis ( un dans une liste prédéfinie, et comme il y avait Vladimir Vyssotski, c'est évidemment lui que j'avais choisi, et l'autre laissé à notre libre choix. J'ai donc évidemment choisi mon très cher Serguei Essenine. au moins j'avais déjà des choses à dire sur les deux.
Avec correction immédiate à la fin: là c'est pas tel mot, mais tel mot, est-ce que tu peux me re-prononcer ça? Bon, rien de bien grave, c'est déjà très bien et ça va s'améliorer avec la pratique, Je te mets un 17.
CA, c'est un oral comme je l'entend, avec la prof qui fait sa part des choses, c'est à dire:maintenir le canal de discussion et vérifier si on SAIT hésiter, et donc poser des questions, bref: parler.
Le reste:
grammaire allemande: 16,5
grammaire Russe: 16
Allemand Ecrit: 17,5
Russe Ecrit: 16,5
et la TRES jolie surprise d'un 17,5 en grammaire français, que je pensais avoir réussi, mais plutôt médiocrement.
Donc hormis l'allemand oral qui fait tâche, je suis plutôt contente de l'ensemble qui tourne autour des 17 partout ( pour la seule raison que la fac ne donne que des points ou des demis points, arrondissant au demi point supérieur ou inférieur suivant le bon vouloir du prof). Je ne sais pas si c'est comme ça aussi maintenant, en France, mais il y a 20 ans et avec les coefficients, j'avais des notes avec toujours des décimales un peu bizarres, genre en maîtrise FLE j'avais un 11,75 en didactique du FLE et un 12,25 en options ( une option à 10,5 plus une option à 14 =une moyenne de 12,25) et un 11,70 en anthropologie culturelle ( un matière notée 10,30, un autre notée 13,10, ça fait effectivement une moyenne de 11,7) pour une moyenne totale de 12,86.
Cependant je préfèrais ça, le résultat est au final plus précis qu'avec les arrondissements.
Vous voyez donc aussi de suite la différence... si j'écris tout ça, c'est moins pour frimer avec mes résultats ( bien que je sois assez fière de moi, je dois dire, il est encore performant , mon vieux cerveau de 42 ans) que parce que c'est un bon point de départ pour comparer mes expériences dans 2 pays, qui bien qu'ayant la même langue et partageant une frontière, ont deux approches très différentes.
J'étais en France une étudiante plutôt médiocre. Certes je me la coulais un peu plus douce que maintenant, mais c'est aussi une question de méthodologie.
Tout en France était ( là aussi, je ne sais pas ce qu'il en est maintenant) basé sur la rédaction et la dissertation. Avoir son année était plus simple car j'ai eu des 8 compensés par des 12 à l'intérieur des unités d'enseignement, là où le système belge requiert d'avoir au moins 10 partout.
Mais avoir de très bonnes notes était plus compliqué, car certaines matières se prêtaient mal à la rédaction. Le système belge est moins axé sur le fait de savoir faire des phrases et des rédactions avec intro-développement, conclusion sur des sujets qui ne s'y prêtent pas toujours, et vise plus des situations pratiques. Est-ce que c'est un bien ou un mal?
Je dirais que pour les langues, c'est une bonne chose d'aller vers plus d'efficacité. Mais dans le cadre de la faculté de traduction, savoir rédiger en français est aussi très important, et j'ai vu des camarades mettre en ligne leurs synthèses de cours bourrées de fautes d'orthographe et de syntaxe. C'est assez inquiétant au vu du métier envisagé, qui requiert un français parfait.
Mais donc mission accomplie pour ça, ne restent en suspens que les épreuves d'économie et de droit belge, un peu pour la forme.
Maintenant, le plus dur arrive:
M'inscrire cette fin de semaine sur parcours sup, croiser les doigts, péter un câble, faire des crises de nerfs, plaider ma cause, pleurer, brandir les notes comme passeport " bordel, comment vous prouver mieux qu'avec de bonnes notes que je peux, je dois continuer le russe?" . et après ça m'inscrire à la fac de Toulouse, puis m'inscrire au service d'enseignement à distance puis voir quels sont les crédits déjà acquis qui peuvent être utilisés en France.
Misère, je n'en ai pas fini...
mardi 30 avril 2019
Un an de marathon!
Où en est-on, un an et 48 billet, celui-ci inclus plus tard?
Hé bien, il se trouve que des tas de choses imprévues se sont passées.
Quand j'ai commencé le 1° mai de l'an dernier, je savais que j'allais passer une année en Belgique, mais à étudier l'histoire de l'art et la musicologie, et qu'il y avait peu de chances que ça aille plus loin pour une question de budget.
J'avais malgré tout décidé d'apprendre des bases de néerlandais, histoire de, et de me motiver pour le russe que j'avais repris en amatrice de mon côté depuis septembre 2017 assez légèrement et depuis janvier 2018 de manière assidue. Mais le fait est que non seulement en un an ( entre septembre 2017 et 2018) j'ai non seulement réactivé des compétences enfouies, mais j'ai dépassé mon niveau du lycée. Ce qui est PUTAIN d'encourageant. Et non, je ne censure pas le gros mot! Au contraire je l'écris à la taille qui lui convient.
Des rencontres importantes en juin et août m'ont réorientée, et depuis je me donne à fond pour le russe. Ma réorientation m'ayant aussi poussée à reprendre l'allemand plus tôt que prévu, et vu que l'orientation russe-néerlandais n'existait pas, c'est donc évidemment le néerlandais qui en a fait les frais, je ne pouvais pas continuer en parallèle deux langues aussi proches l'une de l'autre. Et comme le néerlandais aura moins d'applications immédiates pour moi, ben...
Un seul exemple: si je veux demander ma mutation au service du jumelage: ma ville est jumelée depuis 1960 avec une ville allemande, une italienne et une sénégalaise depuis 1961, 2 villes espagnoles depuis 1968, une ville anglaise depuis 1972; une aux USA depuis 1978 et une dernière au Mexique depuis 1990, dernière en date. Un projet est en cours avec une ville chinoise, mais aucune date n'est avancée. Donc des lieux anglophones, hispanophones, italophones et francophones.. mais aucune ville néerlandophone à l'heure actuelle et aucune projet en ce sens (ni russe, hélas pour ma pomme)
Donc l'allemand et l'espagnol peuvent être un vrai plus professionnel.. que ne sera pas ici le néerlandais.
La reprise d'allemand se passe bien, le russe atteint des sommets, les partiels de janvier ont été très bons (et ce, surtout dû au fait que je suis plus sérieuse à 42 ans qu'à 20, d'une part, et que je connais mieux la manière dont je fonctionne pour apprendre, ce qui me fait gagner un temps précieux), l'année en Belgique se terminera pour moi début septembre avec retour en PACA, ma région d'origine, que je n'aime pas vraiment. Ou ailleurs, on verra bien.
J'aimerais aussi à l'occasion dépoussiérer mes connaissances en espagnol, si j'arrive à lui faire une place cet été. Moins dans un but pro que pour voir ce qu'il en reste et si j'arriverais à le réactualiser un brin, car c'est dommage de laisser des compétences rouiller dans un coin. Un petit coup de méthode Michel Thomas devrait faire son effet ;)
J'en parle tellement ici que je me sens obligée de dire que non, je ne suis pas sponsorisée, c'est simplement que pour quelqu'un comme moi qui a une mémoire très auditive, pour le moment, c'est celle qui m'a le mieux convenu.Pour des langues déjà connues en tout cas, il faudrait que je la teste sur une langue pour laquelle je n'ai pas vraiment de base. Ca a été un échec pour le néerlandais avec l'anglais comme langue de support, parce que la proximité de l'anglais et du néerlandais me perturbait, ce qui n'était pas le cas avec le russe - support anglais, mais je ne sais pas s'il s'agit du fait que je connaissais déjà la langue, ou du fait de l'écart entre les langues source et cible.
Peut être que le néerlandais serait mieux entré avec le français comme langue source, ou peut être pas, il faudrait que je teste donc avec une langue non connue via le français .
Le truc étant que je ne me sens pas attirée par d'autres langues en fait, ou du moins pas disponibles sur cette Méthode. Il y a bien l'italien l'arabe ou le Chinois, mais ce sont plutôt typiquement des langues pour lesquelles j'apprendrais des bases dans l'optique d'un voyage, je n'ai pas spécialement d'attirance pour elles.
Le chinois un peu plus à la limite, je connais peu la culture chinoise même si je sais qu'elle est immense et variée, mais là encore je serais plus tentée de reprendre le japonais qui est en pause depuis le début du marathon.
Mais voilà: a priori pas de nouvelle langue prévue en 2019/2020, je ne saurais pas laquelle choisir, je préfère approfondir celles que j'apprends déjà et je prépare un gros gros truc, conséquence de la rencontre virtuelle, puis IRL - deux fois - avec le sympathique, l'extraordinaire, l'indispensable Sergei ayant amené à un chouette projet de sous-titrage de films, qui suit son petit bonhomme de chemin. Je suis en train de me constituer un CV de traduction, dans le but de m'orienter là-dedans ( c'est la teneur de mon année d'étude.. et de ce qui va suivre dans les années à venir).
Je mentionne aussi le sympathique (mais un peu - beaucoup - très- râleur ;)) Micha, ukrainien qui habite en Allemagne, et apprend le français, avec qui je forme aussi un bon binôme: il apprend le français, je le parle; j'apprends le russe, il le parle; et tous les deux nous apprenons l'allemand.
Nous n'avons pas de projet précis en commun pour le moment, si ce n'est de faire connaissance " en vrai" avant mon retour en France. Donc a priori, courant juin, après les partiels, quand je ferai un peu de tourisme dans le secteur.
Il y a aussi Andrea, 18 ans, lycéen Suisse allemand qui a écrit petit un e-book sur l'apprentissage des langues étrangères dans le cadre de son "Matura" ( bac Suisse) en allemand et en anglais, et m'a demandé ce que j'en pensais. Je lui ai donc fait mon retour en lui proposant la traduction en français. Pas encore finie à l'heure ou j'écris ce message.
Une copine traductrice m'a donné quelques tuyaux et conseillé dès le mois de janvier de m'inscrire en tant que traductrice sur Linkedin, mais de mon côté, je préfère quand même finir mon année et aviser cet été. Plus j'aurais de matière à présenter en amont pour appuyer mon offre, mieux ce sera.
Donc, pour ceux qui ont lu le sujet sur "les études et la France", vous savez que chez nous rien n'est simple, mais le projet est donc de continuer, après mon année belge, si l'administration daigne être un peu moins bornée, sur une licence de russe langue culture et civilisation, par correspondance.
Ce qui me permettra de reprendre un travail en parallèle, idéalement en télétravail. Je sais à quel point je hais le fait de bosser en bureau. Là, ça me donnerait la possibilité de tout faire depuis... n'importe où sur la planète, pour peu que j'aie un accès au net. Et donc de me prévoir un emploi du temps assez flexible pour y intégrer des stages... de langue.
Et puis, mi-février il y a eu la foire au livre de Bruxelles, où j'ai encore fait une rencontre importante: une dame, tenant un stand entièrement dédié à la traduction littéraire, qui m'a donné de jolies pistes pour la suit, concernant une formation à distance en traduction littéraire APRES la licence de russe. Donc oui, j'ai des projets concernant le russe pour au moins les 5 ans à venir.
Donc? hé bien, je ne vais certainement pas m'arrêter là et je rempile pour un an de marathon, beaucoup plus axée sur le russe, pour ne pas dire quasiment exclusivement, où les autres langues seront annexes.
Et comme j'ai réussi mes examens et qu'au second semestre j'ai des matières dont je me fiche ( droit belge et économie, si je les réussis,c'est bien, si je les rate, ça ne sera pas un problème pour la suite), je ne vais pas faire de zèle la-dessus et plutôt commencer à lire les ouvrages en bibliographie des deux licences mentionnées plus haut, histoire de m'avancer un peu et de pouvoir tranquillement chercher du travail à mon retour.
Quoi qu'il en soit je ne regrette pas mon année belge, riche en rencontres sympa, je me suis fait des potes deux fois plus jeunes que moi, j'ai un peu souffert par moment de ne pas être assez en contact avec des gens de mon âge ( ce en quoi Tandem m'a aidée à ne pas me sentir trop isolée, d'ailleurs), j'ai piqué quelques crises de nerfs face à l'adversité (quand on est seule dans une ville où on connait peu de gens, avec la technologie comme seul lien.. et qu'on vous vole votre téléphone...déjà bonjour les démarches à faire par téléphone, merci Orange pour votre humour... ben c'est relou, très relou. Alors que ça m'aurait beaucoup moins agacée en France), j'ai pesté contre les horaires de cours à la con qui m'empêchent de trouver un petit boulot.. mais j'ai tenu bon jusqu'à présent.
J'ai eu des déboires sentimentaux, d'ailleurs encore loin d'être finis... Mon état psychologique était lui aussi russe: montagne russe.
1°mai, les partiels se profilent à partir de la 3°semaine du mois, je devrais avoir fini mi-juin, après quoi le vais ENFIN pouvoir faire du tourisme ( et ça aussi, ça a été dur: être dans un autre pays, dans la capitale, et ne pas pouvoir vraiment en profiter pour cause de planning trop serré.Donc l'idée est de passer la seconde moitié de juin à bouger entre la Belgique, l'Allemagne ( j'ai du monde à aller y voir) le Luxembourg et les Pays-Bas.Je dois revenir mi-juillet dans le sud-est pour un stage de musique, remonter avant mi aout pour les éventuelles matières à repiquer, refaire mes paquets et rendre l'appartement le 6 septembre.
Et je ne sais pas encore ce qu'il en sera à ce moment là. La seconde session d'inscription Parcoursup est fin juin, tout est pour m'y inscrire dès que ce sera possible, donc..à voir.Mais j'ai toujours des solutions de rechange,avoir 42 ans, c'est aussi savoir que quoi qu'on puisse prévoir, il faut aussi prévoir l'imprévisible et avoir des options de rechange pour tous les cas de figure.
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| petite info: Snoopy est un de mes personnages favoris depuis toujours, et Snoopy qui danse est mon symbole de la victoire. |
Quand j'ai commencé le 1° mai de l'an dernier, je savais que j'allais passer une année en Belgique, mais à étudier l'histoire de l'art et la musicologie, et qu'il y avait peu de chances que ça aille plus loin pour une question de budget.
J'avais malgré tout décidé d'apprendre des bases de néerlandais, histoire de, et de me motiver pour le russe que j'avais repris en amatrice de mon côté depuis septembre 2017 assez légèrement et depuis janvier 2018 de manière assidue. Mais le fait est que non seulement en un an ( entre septembre 2017 et 2018) j'ai non seulement réactivé des compétences enfouies, mais j'ai dépassé mon niveau du lycée. Ce qui est PUTAIN d'encourageant. Et non, je ne censure pas le gros mot! Au contraire je l'écris à la taille qui lui convient.
Des rencontres importantes en juin et août m'ont réorientée, et depuis je me donne à fond pour le russe. Ma réorientation m'ayant aussi poussée à reprendre l'allemand plus tôt que prévu, et vu que l'orientation russe-néerlandais n'existait pas, c'est donc évidemment le néerlandais qui en a fait les frais, je ne pouvais pas continuer en parallèle deux langues aussi proches l'une de l'autre. Et comme le néerlandais aura moins d'applications immédiates pour moi, ben...
Un seul exemple: si je veux demander ma mutation au service du jumelage: ma ville est jumelée depuis 1960 avec une ville allemande, une italienne et une sénégalaise depuis 1961, 2 villes espagnoles depuis 1968, une ville anglaise depuis 1972; une aux USA depuis 1978 et une dernière au Mexique depuis 1990, dernière en date. Un projet est en cours avec une ville chinoise, mais aucune date n'est avancée. Donc des lieux anglophones, hispanophones, italophones et francophones.. mais aucune ville néerlandophone à l'heure actuelle et aucune projet en ce sens (ni russe, hélas pour ma pomme)
Donc l'allemand et l'espagnol peuvent être un vrai plus professionnel.. que ne sera pas ici le néerlandais.
La reprise d'allemand se passe bien, le russe atteint des sommets, les partiels de janvier ont été très bons (et ce, surtout dû au fait que je suis plus sérieuse à 42 ans qu'à 20, d'une part, et que je connais mieux la manière dont je fonctionne pour apprendre, ce qui me fait gagner un temps précieux), l'année en Belgique se terminera pour moi début septembre avec retour en PACA, ma région d'origine, que je n'aime pas vraiment. Ou ailleurs, on verra bien.
J'aimerais aussi à l'occasion dépoussiérer mes connaissances en espagnol, si j'arrive à lui faire une place cet été. Moins dans un but pro que pour voir ce qu'il en reste et si j'arriverais à le réactualiser un brin, car c'est dommage de laisser des compétences rouiller dans un coin. Un petit coup de méthode Michel Thomas devrait faire son effet ;)
J'en parle tellement ici que je me sens obligée de dire que non, je ne suis pas sponsorisée, c'est simplement que pour quelqu'un comme moi qui a une mémoire très auditive, pour le moment, c'est celle qui m'a le mieux convenu.Pour des langues déjà connues en tout cas, il faudrait que je la teste sur une langue pour laquelle je n'ai pas vraiment de base. Ca a été un échec pour le néerlandais avec l'anglais comme langue de support, parce que la proximité de l'anglais et du néerlandais me perturbait, ce qui n'était pas le cas avec le russe - support anglais, mais je ne sais pas s'il s'agit du fait que je connaissais déjà la langue, ou du fait de l'écart entre les langues source et cible.
Peut être que le néerlandais serait mieux entré avec le français comme langue source, ou peut être pas, il faudrait que je teste donc avec une langue non connue via le français .
Le truc étant que je ne me sens pas attirée par d'autres langues en fait, ou du moins pas disponibles sur cette Méthode. Il y a bien l'italien l'arabe ou le Chinois, mais ce sont plutôt typiquement des langues pour lesquelles j'apprendrais des bases dans l'optique d'un voyage, je n'ai pas spécialement d'attirance pour elles.
Le chinois un peu plus à la limite, je connais peu la culture chinoise même si je sais qu'elle est immense et variée, mais là encore je serais plus tentée de reprendre le japonais qui est en pause depuis le début du marathon.
Mais voilà: a priori pas de nouvelle langue prévue en 2019/2020, je ne saurais pas laquelle choisir, je préfère approfondir celles que j'apprends déjà et je prépare un gros gros truc, conséquence de la rencontre virtuelle, puis IRL - deux fois - avec le sympathique, l'extraordinaire, l'indispensable Sergei ayant amené à un chouette projet de sous-titrage de films, qui suit son petit bonhomme de chemin. Je suis en train de me constituer un CV de traduction, dans le but de m'orienter là-dedans ( c'est la teneur de mon année d'étude.. et de ce qui va suivre dans les années à venir).
Je mentionne aussi le sympathique (mais un peu - beaucoup - très- râleur ;)) Micha, ukrainien qui habite en Allemagne, et apprend le français, avec qui je forme aussi un bon binôme: il apprend le français, je le parle; j'apprends le russe, il le parle; et tous les deux nous apprenons l'allemand.
Nous n'avons pas de projet précis en commun pour le moment, si ce n'est de faire connaissance " en vrai" avant mon retour en France. Donc a priori, courant juin, après les partiels, quand je ferai un peu de tourisme dans le secteur.
Il y a aussi Andrea, 18 ans, lycéen Suisse allemand qui a écrit petit un e-book sur l'apprentissage des langues étrangères dans le cadre de son "Matura" ( bac Suisse) en allemand et en anglais, et m'a demandé ce que j'en pensais. Je lui ai donc fait mon retour en lui proposant la traduction en français. Pas encore finie à l'heure ou j'écris ce message.
Une copine traductrice m'a donné quelques tuyaux et conseillé dès le mois de janvier de m'inscrire en tant que traductrice sur Linkedin, mais de mon côté, je préfère quand même finir mon année et aviser cet été. Plus j'aurais de matière à présenter en amont pour appuyer mon offre, mieux ce sera.
Donc, pour ceux qui ont lu le sujet sur "les études et la France", vous savez que chez nous rien n'est simple, mais le projet est donc de continuer, après mon année belge, si l'administration daigne être un peu moins bornée, sur une licence de russe langue culture et civilisation, par correspondance.
Ce qui me permettra de reprendre un travail en parallèle, idéalement en télétravail. Je sais à quel point je hais le fait de bosser en bureau. Là, ça me donnerait la possibilité de tout faire depuis... n'importe où sur la planète, pour peu que j'aie un accès au net. Et donc de me prévoir un emploi du temps assez flexible pour y intégrer des stages... de langue.
Et puis, mi-février il y a eu la foire au livre de Bruxelles, où j'ai encore fait une rencontre importante: une dame, tenant un stand entièrement dédié à la traduction littéraire, qui m'a donné de jolies pistes pour la suit, concernant une formation à distance en traduction littéraire APRES la licence de russe. Donc oui, j'ai des projets concernant le russe pour au moins les 5 ans à venir.
Donc? hé bien, je ne vais certainement pas m'arrêter là et je rempile pour un an de marathon, beaucoup plus axée sur le russe, pour ne pas dire quasiment exclusivement, où les autres langues seront annexes.
Et comme j'ai réussi mes examens et qu'au second semestre j'ai des matières dont je me fiche ( droit belge et économie, si je les réussis,c'est bien, si je les rate, ça ne sera pas un problème pour la suite), je ne vais pas faire de zèle la-dessus et plutôt commencer à lire les ouvrages en bibliographie des deux licences mentionnées plus haut, histoire de m'avancer un peu et de pouvoir tranquillement chercher du travail à mon retour.
Quoi qu'il en soit je ne regrette pas mon année belge, riche en rencontres sympa, je me suis fait des potes deux fois plus jeunes que moi, j'ai un peu souffert par moment de ne pas être assez en contact avec des gens de mon âge ( ce en quoi Tandem m'a aidée à ne pas me sentir trop isolée, d'ailleurs), j'ai piqué quelques crises de nerfs face à l'adversité (quand on est seule dans une ville où on connait peu de gens, avec la technologie comme seul lien.. et qu'on vous vole votre téléphone...déjà bonjour les démarches à faire par téléphone, merci Orange pour votre humour... ben c'est relou, très relou. Alors que ça m'aurait beaucoup moins agacée en France), j'ai pesté contre les horaires de cours à la con qui m'empêchent de trouver un petit boulot.. mais j'ai tenu bon jusqu'à présent.
J'ai eu des déboires sentimentaux, d'ailleurs encore loin d'être finis... Mon état psychologique était lui aussi russe: montagne russe.
1°mai, les partiels se profilent à partir de la 3°semaine du mois, je devrais avoir fini mi-juin, après quoi le vais ENFIN pouvoir faire du tourisme ( et ça aussi, ça a été dur: être dans un autre pays, dans la capitale, et ne pas pouvoir vraiment en profiter pour cause de planning trop serré.Donc l'idée est de passer la seconde moitié de juin à bouger entre la Belgique, l'Allemagne ( j'ai du monde à aller y voir) le Luxembourg et les Pays-Bas.Je dois revenir mi-juillet dans le sud-est pour un stage de musique, remonter avant mi aout pour les éventuelles matières à repiquer, refaire mes paquets et rendre l'appartement le 6 septembre.
Et je ne sais pas encore ce qu'il en sera à ce moment là. La seconde session d'inscription Parcoursup est fin juin, tout est pour m'y inscrire dès que ce sera possible, donc..à voir.Mais j'ai toujours des solutions de rechange,avoir 42 ans, c'est aussi savoir que quoi qu'on puisse prévoir, il faut aussi prévoir l'imprévisible et avoir des options de rechange pour tous les cas de figure.
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| ça résume bien ma vie depuis 42 ans |
samedi 2 février 2019
projet " sous-titrage" de films russes
Donc je disais hier que j'avais une annonce spéciale liée au russe. J'ai fais connaissance en novembre, via Tandem, d'un très sympathique monsieur, nommé Sergei, grand fan de cinéma comme moi. Et en parallèle des discussions en russe et en français, a germé dans nos têtes un projet commun: je veux faire de la traduction, il fait partie d'une association pour la promotion du cinéma russophone, qui organise un gros festival de cinéma tous les deux ans, et cherche des volontaires.
Donc, ni une ni deux, nous nous sommes attelés en binôme a un exercice de sous-titrage en amateurs, lui qui fait le relevé des dialogues et le minutage, puis s'occupe de les caler avec le son et l'image, et moi, entre les deux étapes, pour la traduction.
La collaboration se passe super bien, j'attendais la correction des dernières coquilles ( ma barre espace déraille et certaines lettres aussi, donc parfois des mots se collent ou des lettres manquent) pour en parler:
C'est officiel, notre première traduction à 4mains est maintenant visible en ligne.
Il s'agit d'un court-métrage de1972. Les amateurs de cinéma y reconnaitront dans le rôle du diable Aleksandr Kaidanovski, qui tenait le rôle principal dans Stalker, film d'Andrei Tarkovski ( très spécial, mais regardez-le, c'est un bon film de dystopie assez planant).
Je suis super-super-super fière du résultat de notre collaboration et... ça va continuer car on s'est bien amusés à travailler en binôme (en plus, ça fera une super expérience à mettre sur un CV pour se spécialiser en traduction, et j'avoue qu'en particulier, la traduction de sous-titres m'intéresse beaucoup, je suis toujours exaspérée quand je vois du travail, même amateur, bâclé et plein de fautes .. qui ne sont pas des coquilles. Ce n'est pas parce qu'on le fait gratuitement et pour son plaisir que ce doit être n'importe-quoi.
Donc prochainement, d'autres courts-métrages avant qui sait, d'attaquer quelque chose de plus ambitieux peut-être.
Donc, ni une ni deux, nous nous sommes attelés en binôme a un exercice de sous-titrage en amateurs, lui qui fait le relevé des dialogues et le minutage, puis s'occupe de les caler avec le son et l'image, et moi, entre les deux étapes, pour la traduction.
La collaboration se passe super bien, j'attendais la correction des dernières coquilles ( ma barre espace déraille et certaines lettres aussi, donc parfois des mots se collent ou des lettres manquent) pour en parler:
C'est officiel, notre première traduction à 4mains est maintenant visible en ligne.
Il s'agit d'un court-métrage de1972. Les amateurs de cinéma y reconnaitront dans le rôle du diable Aleksandr Kaidanovski, qui tenait le rôle principal dans Stalker, film d'Andrei Tarkovski ( très spécial, mais regardez-le, c'est un bon film de dystopie assez planant).
Je suis super-super-super fière du résultat de notre collaboration et... ça va continuer car on s'est bien amusés à travailler en binôme (en plus, ça fera une super expérience à mettre sur un CV pour se spécialiser en traduction, et j'avoue qu'en particulier, la traduction de sous-titres m'intéresse beaucoup, je suis toujours exaspérée quand je vois du travail, même amateur, bâclé et plein de fautes .. qui ne sont pas des coquilles. Ce n'est pas parce qu'on le fait gratuitement et pour son plaisir que ce doit être n'importe-quoi.
Donc prochainement, d'autres courts-métrages avant qui sait, d'attaquer quelque chose de plus ambitieux peut-être.
samedi 1 décembre 2018
Sur le front russe - 1° décembre
Voilà, pas vraiment de billets de suivi en octobre-novembre, parce que j'ai eu de très gros problèmes de connexion internet. Le logement est doté d'un wifi commun pour l'immeuble entier, et sur 2 mois et demi de présence, l'installation a déconné ( et je pèse mes mots) pendant bien 1 mois et demi , me laissant avec un wifi très aléatoire, ce qui est très très relou quand toutes les communications de la fac et parfois même la liste des livres à lire et certains documents de cours ne sont disponible que via le net. Donc des soirées passées au café qui a un wifi mais ferme à 22h00 ( ce qui suppose des frais en consos), des déplacements bi ou tri hebdomadaires à la bibliothèque d'à coté avec mon ordinateur, et sortir systématiquement avec la tablette pour squatter le wifi gratuit de la station à chaque fois que je prends le métro.
Vous parlez d'un confort....
Donc, ça y est, ça semble être enfin réglé, l'agence de location,qui devait en avoir marre d'entendre râler l'ensemble des locataires tributaires du wifi, même si je sais que certains voisins ont leur propre fournisseur, a changé la box.
Et comme je le disais précédemment, j'ai donc repris des cours de russe officiellement en fac depuis mi septembre, et....
TA-DAM! Premier test sur table début novembre, et j'avais trop envie de frimer.
Mon pisse-froid de père aurait dit " tu aurais pu faire un sans faute", et sans même que ça soit une plaisanterie, mais ce petit point manquant, c'est la preuve que je n'ai pas triché, ou que je ne suis pas russophone native. Mieux c'est ma marge de manoeuvre, parce que ça serait trop blasant de faire un sans-faute d'emblée,je m'habituerais et toute autre note semblerait une régression, là, c'est juste comme il faut 😄
Et l'autre super nouvelle c'est que j'ai trouvé un binôme très motivé sur Tandem, un ressortissant russe qui habite et travaille à Marseille et a déjà un assez bon niveau en français mais regrette que ses collègues ne prennent pas le temps de lui corriger et expliquer ses erreurs. Moi oui, je le prends, et d'autant qu'il joue bien le jeu donc accepte d'alterner russe et français.
Voilà un duo très prometteur, d'autant que mon interlocuteur a beaucoup de centres d'intérêt variés, ça promet de bonnes discussions encore pour un bon moment.
Mais c'est un drôle de hasard que de venir à 1000 kilomètres ou presque de ma ville natale et de me trouver à faire du soutien en français pour quelqu'un qui habite à 80 kilomètres de ma ville d'origine! enfin, j'espère que nous pourrons faire connaissance de visu et de vive voix, car je retourne passer 3 semaines en PACA à la fin de l'année et avant les partiels de janvier, et une discussion en face à face serait une préparation parfaite à l'oral face à la prof ( qui est quelqu'un de bonne composition, donc je n'angoisse pas du tout, mais tout coup de pouce est bon à prendre).
Enfin, s'il ne part pas passer les fêtes en Russie avec sa famille.
Je n'ai pas eu l'occasion au moment où j'écris de lui dire les dates où je serai chez moi, mais a priori, l'idée de faire connaissance IRL le tente aussi ( ce qui sera beaucoup plus simple qu'avec mes autres interlocuteurs récurrents, une dame à Arkhangelsk, une autre à Odessa et un monsieur à Moscou, en binômes russe-anglais la plupart du temps car ils ne parlent pas français du tout ou pas encore).
Dommage, je n'ai pas encore trouvé de duo régulier en allemand, et les purs anglophones semblent être sur le réseau pour passer le temps ( ou draguer!) mais je sens quand même hélas le manque d'envie de parler autre chose qu'anglais, ou pour ceux qui apprennent réellement les langues, d'aller plus loin dans une autre langue que les simples phrases de salutation, avec ce côté un peu " ouais, bof, à quoi ça sert d'apprendre les autres langues, vu que tut le monde parle anglais pas la peine de se casser la tête" .
Mais ce n'est pas parce qu'elle est hypercentrale qu'il ne faut pas regarder ce qui se passe ailleurs et rester tranquillement les deux pieds dans ses pantoufles mentales, dans son pyjama d'habitudes, sur son canapé de flemme. Une langue n'est pas qu'une langue, c'est aussi lié à une culture, une ou des façons de voir le monde, des lieux et des réalités liées à ces lieux dont on n'aurait pas idée si on se borne à ne pas regarder plus loin que par sa fenêtre. C'est aussi à mon sens ce qui explique le très petit succès de l'espéranto une bonne idée à la base, mais construite expressement POUR être une langue véhiculaire.
Il n'y a pas de pays dont l'espéranto soit la langue naturelle, pas d'Espérantie, donc personne ne va dire qu'il l'apprend pour voyager, ou par goût pour la cuisine d'Espérantie, sa littérature, sa culture, ou quoi que ce soit.alors qu'on peu apprendre le chinois simplement parce qu'on aime la cuisine chinoise, l'italien pour chanter du classique, l'allemand parce qu'on peut d'envie de lire Marx dans le texte, l'espagnol pour visiter l'Amérique centrale ou du sud, le roumain pour partir sur les traces de Vlad Dracul ou que sais-je.
Je préfère de mon côté parler de langue hypercentrale, terme linguistique plus juste qui indique un état d'usage véhiculaire qu'un " universelle" qu'on emploie parfois, qui a un côté jugement de valeur et laisse un peu trop penser que la langue aurait des qualités telles qu'on pourrait bien se passer de toutes les autres. Non, l'anglais est devenu une langue de communication internationale par le simple fait du hasard, comme l'a été auparavant le français, et encore avant le latin ou le grec, et comme une autre pourrait bien le devenir à son tour un jour.
Et même, l'anglais me saoule , je le vois comme un mal nécessaire dans sa dimension de langue de communication, ce "basic english"si peux savoureux, alors que la seule perspective d'un voyage à Londres, la vue d'une photo d'un village so british, ou écouter Christopher Lee lire Poe, ou Alan Rickman lire Shakespeare, ou encore Leonard Cohen - histoire de ne pas se limiter aux grand-bretons - qui lit le magnifique et tristissime" in Flanders Fields" de John Mc Crae, là de suite, ça me remotive pour l'anglais.
bon j'ai dérivé comme toujours, je reviendrais probablement à l'occasion sur la linguistique et les langues véhiculaires.
Mais voilà, en russe tout baigne, et je l'ai dit aussi pour moi la raison principale c'est la poésie de Serguei Essenine que je veux lire en VO, en plus de retourner visiter le pays.
D'ailleurs pour l'oral de janvier, je devais choisir 2 personnages à présenter, liés à la Russie ou à la langue russe, l'un issu d'une liste préétablie, et puisqu'il y avait Vladimir Vissotsky, mon choix était tout trouvé, et un second choisi librement.
Devinez qui? Et oui, je vais l'avoir ma revanche, ptit Serguei...
Vous parlez d'un confort....
Donc, ça y est, ça semble être enfin réglé, l'agence de location,qui devait en avoir marre d'entendre râler l'ensemble des locataires tributaires du wifi, même si je sais que certains voisins ont leur propre fournisseur, a changé la box.
Et comme je le disais précédemment, j'ai donc repris des cours de russe officiellement en fac depuis mi septembre, et....
TA-DAM! Premier test sur table début novembre, et j'avais trop envie de frimer.
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| ouaip, 19/20, prend ça dans les dents Fernand. Même si le test était facile, je suis contente de moi. |
Et l'autre super nouvelle c'est que j'ai trouvé un binôme très motivé sur Tandem, un ressortissant russe qui habite et travaille à Marseille et a déjà un assez bon niveau en français mais regrette que ses collègues ne prennent pas le temps de lui corriger et expliquer ses erreurs. Moi oui, je le prends, et d'autant qu'il joue bien le jeu donc accepte d'alterner russe et français.
Voilà un duo très prometteur, d'autant que mon interlocuteur a beaucoup de centres d'intérêt variés, ça promet de bonnes discussions encore pour un bon moment.
Mais c'est un drôle de hasard que de venir à 1000 kilomètres ou presque de ma ville natale et de me trouver à faire du soutien en français pour quelqu'un qui habite à 80 kilomètres de ma ville d'origine! enfin, j'espère que nous pourrons faire connaissance de visu et de vive voix, car je retourne passer 3 semaines en PACA à la fin de l'année et avant les partiels de janvier, et une discussion en face à face serait une préparation parfaite à l'oral face à la prof ( qui est quelqu'un de bonne composition, donc je n'angoisse pas du tout, mais tout coup de pouce est bon à prendre).
Enfin, s'il ne part pas passer les fêtes en Russie avec sa famille.
Je n'ai pas eu l'occasion au moment où j'écris de lui dire les dates où je serai chez moi, mais a priori, l'idée de faire connaissance IRL le tente aussi ( ce qui sera beaucoup plus simple qu'avec mes autres interlocuteurs récurrents, une dame à Arkhangelsk, une autre à Odessa et un monsieur à Moscou, en binômes russe-anglais la plupart du temps car ils ne parlent pas français du tout ou pas encore).
Dommage, je n'ai pas encore trouvé de duo régulier en allemand, et les purs anglophones semblent être sur le réseau pour passer le temps ( ou draguer!) mais je sens quand même hélas le manque d'envie de parler autre chose qu'anglais, ou pour ceux qui apprennent réellement les langues, d'aller plus loin dans une autre langue que les simples phrases de salutation, avec ce côté un peu " ouais, bof, à quoi ça sert d'apprendre les autres langues, vu que tut le monde parle anglais pas la peine de se casser la tête" .
Mais ce n'est pas parce qu'elle est hypercentrale qu'il ne faut pas regarder ce qui se passe ailleurs et rester tranquillement les deux pieds dans ses pantoufles mentales, dans son pyjama d'habitudes, sur son canapé de flemme. Une langue n'est pas qu'une langue, c'est aussi lié à une culture, une ou des façons de voir le monde, des lieux et des réalités liées à ces lieux dont on n'aurait pas idée si on se borne à ne pas regarder plus loin que par sa fenêtre. C'est aussi à mon sens ce qui explique le très petit succès de l'espéranto une bonne idée à la base, mais construite expressement POUR être une langue véhiculaire.
Il n'y a pas de pays dont l'espéranto soit la langue naturelle, pas d'Espérantie, donc personne ne va dire qu'il l'apprend pour voyager, ou par goût pour la cuisine d'Espérantie, sa littérature, sa culture, ou quoi que ce soit.alors qu'on peu apprendre le chinois simplement parce qu'on aime la cuisine chinoise, l'italien pour chanter du classique, l'allemand parce qu'on peut d'envie de lire Marx dans le texte, l'espagnol pour visiter l'Amérique centrale ou du sud, le roumain pour partir sur les traces de Vlad Dracul ou que sais-je.
Je préfère de mon côté parler de langue hypercentrale, terme linguistique plus juste qui indique un état d'usage véhiculaire qu'un " universelle" qu'on emploie parfois, qui a un côté jugement de valeur et laisse un peu trop penser que la langue aurait des qualités telles qu'on pourrait bien se passer de toutes les autres. Non, l'anglais est devenu une langue de communication internationale par le simple fait du hasard, comme l'a été auparavant le français, et encore avant le latin ou le grec, et comme une autre pourrait bien le devenir à son tour un jour.
Et même, l'anglais me saoule , je le vois comme un mal nécessaire dans sa dimension de langue de communication, ce "basic english"si peux savoureux, alors que la seule perspective d'un voyage à Londres, la vue d'une photo d'un village so british, ou écouter Christopher Lee lire Poe, ou Alan Rickman lire Shakespeare, ou encore Leonard Cohen - histoire de ne pas se limiter aux grand-bretons - qui lit le magnifique et tristissime" in Flanders Fields" de John Mc Crae, là de suite, ça me remotive pour l'anglais.
bon j'ai dérivé comme toujours, je reviendrais probablement à l'occasion sur la linguistique et les langues véhiculaires.
Mais voilà, en russe tout baigne, et je l'ai dit aussi pour moi la raison principale c'est la poésie de Serguei Essenine que je veux lire en VO, en plus de retourner visiter le pays.
D'ailleurs pour l'oral de janvier, je devais choisir 2 personnages à présenter, liés à la Russie ou à la langue russe, l'un issu d'une liste préétablie, et puisqu'il y avait Vladimir Vissotsky, mon choix était tout trouvé, et un second choisi librement.
Devinez qui? Et oui, je vais l'avoir ma revanche, ptit Serguei...
Et au passage du 1 décembre au 30 mars, je célèbre l'hiver russe en lectures, films, musique et autre. Normalement l'an dernier il durait jusqu'au 1 mars,mais l'hiver s'attarde dans ces régions là, et comme je n'ai pas de défi lecture au début de l'année, autant faire durer le plaisir..
samedi 1 septembre 2018
Sur le front Russe - 1° septembre
Retour de vacances. c'est triste, mais par contre je rentre le moral remonté à bloc, et pleine d'une confiance linguistique que je ne pensais pas trouver aussi rapidement, facilement, et surtout en lien avec le russe sur un bateau quelque part entre Kangerlussuaq et la baie de Disko.
Euh, oui, j'ai conscience que ça ne parlera pas à tout le monde... mais bon, tous les ans, j'essaye de caler un gros voyage avec ma mère, et cette année, histoire de marque le coup avant de devoir faire ceinture pour cause d'études, nous avons mis cap au nord, tout là haut.
Quel rapport entre la langue russe et un périple Groenland-Islande -Irlande?
Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé, une expérience humaine, j'ose le dire, bouleversante, puisqu'elle vient chambouler mes plans, mais dans le bon sens.
Normalement, je ne suis pas très fan des voyages organisés, mais quand Science et Vie propose une croisière là-haut,sur un bateau de taille raisonnable, et accompagné par des scientifiques, je ne peux pas rater ça.
Et il s'avère que l'équipage du bateau en question était composé en grande majorité par des mauriciens, des indonésiens ( cool, j'ai appris une poignée de mots en bahasa...je trouve super amicale la traduction de merci), et un bon nombre d'ukrainiens parfaitement trilingues ukrainien/ russe/ anglais.
J'ai donc eu pleiiiiiin d'occasion de discuter avec des gens ( 5 au final) ces 10 derniers jours et de tester mes compétences en russe en conditions réelles.
Et ça s'est révélé fort instructif, puisqu'au final on m'a bien comprise, j'ai a peu près compris les réponses, les gens ont été ravis de pouvoir papoter en VO avec une française. Des conversations assez basiques avec 3 personnes ( qui travaillaient en restauration et donc étaient très occupés, mais ont quand même échangé quelques mots avec moi) et d'autres conversations beaucoup plus construites avec Andreï, mon nouveau pote natif d'Odessa chargé du nettoyage des couloirs et des chambres à l'étage où je me trouvais et que j'ai donc croisé plusieurs fois par jour.
Mais surtout, j'ai sympathisé avec quelqu'un de vraiment, vraiment remarquable pendant ces vacances, même si sa discrétion naturelle le pousserait à nier ce qualificatif, ou a virer au rouge tomate de confusion.
Une rencontre, comme on en fait une fois, deux peut-être au maximum dans une vie, quelqu'un avec qui le courant est passé instantanément et réciproquement: Alexandre le grand.
Ou plutôt, Oleksandr, originaire de Kiev, qui doit bien faire son 1m95.
Un monsieur d'une gentillesse et d'une modestie incroyables qui malgré son poste à responsabilité (chef de l'accueil des passagers sur un bateau où il y avait 480personnes, toutes susceptibles de venir râler à la moindre contrariété), a sacrifié un peu de son temps pour venir parler avec moi - entre autres, mais quand même pas mal avec moi...
Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais le fait est que la sympathie a été immédiate, ce qui m'a faite penser " ce type à l'air extrêmement sociable et amical, et il a un petit accent probablement russe ou ukrainien, il FAUT que je trouve le moyen d'aller discuter avec lui"
Ce n'est que trois jours après que j'ai appris que non seulement le très sympathique Oleksandr était bien ukrainien comme je le supposais, mais également un hyperpolyglotte maîtrisant, tenez vous bien... 11 langues. Ukrainien d'origine, avec des parents un peu russes, un peu ukrainiens un peu polonais ( donc 3 langues familiales, déjà avec ça, il est parti avec un avantage considérable), parlant français avec juste un petit accent, anglais, et une poignée d'autres dont les langues nordiques.
C'est bien la première fois que je rencontre un hyperpolyglotte en chair et en os, et pour info, on est considéré comme hyperpolyglotte à partir de 6 langues maîtrisées couramment.
On trouve parfois sur le net des interviews ou vidéos de gens comme ça, certains ont l'air plutôt sympas, d'autres semblent un peu se la raconter...
Mais là, pas du tout, il semblait presque gêné, et tenté de s'excuser d'avoir des facilités, qu'il attribue à un don presque extérieur plus qu'à un travail studieux ou à une bonne mémoire.
Il semble que je sois aussi du genre douée pour les langues, mais je peux vous assurer que sans travail assidu, je ne serais capable de rien.
L'autre point que j'ai envie de mettre en avant c'est qu'une bonne mémoire, si possible auditive, n'est pas non plus la panacée... il faut surtout qu'elle soit structurée. Et, oui, je confirme, plus on apprend de langues, plus il est facile d'en apprendre d'autres.
Mais n'ayant pas eu de contacts avec d'autres langues dès la petite enfance, je n'arriverais jamais à ce niveau, mais si j'arrive un jour à parler russe aussi bien que lui parle français, je serais déjà contente.
Et figurez vous que c'est ce qui est en train d'arriver. Car non seulement nous avons le même centre d'intérêt, mais par sa gentillesse, sa disponibilité, sa franchise et son attitude naturellement encourageante, il a réussi sans même le chercher à faire tomber d'emblée la barrière mentale qui aurait pu m'empêcher de discuter.
Au lieu de ça, malgré mes 3 pauvres années très scolaires il y a 25 ans et le fait que je m'y sois remise il y a peu près un an et très sérieusement au quotidien seulement depuis janvier, je me suis retrouvée à discuter quasiment à vitesse normale, presque sans accent ( et surtout, sans gros accent français, qui envoie systématiquement les accents toniques se promener en fin de mot, et fait qu'on est reconnaissables entre mille) Dixit 3 personnes différentes qui ne se sont pas concertées et n'avaient aucune raison de me passer du cirage, ..dont mon hyperpolyglotte qui sait de quoi il parle, et que j'ai donc (modestement) réussi à épater un peu de mon côté. Mais au pire, pas grave, autant les gens vont trouver mon brin d'accent indéfinissable très classe ou très rigolo, au choix.
J'ai aussi réussi à épater 2 autres personnes au passage: ma mère qui ne s'attendait pas à m'entendre débiter du russe à tout berzingue, et... moi-même. Je ne pensais sérieusement pas en être capable, mais le fait est que j'ai récupéré ET dépassé mes compétences du lycée.
Et ça , je le dois à 3 personnes: Michel Thomas et sa méthode audio ( qui est mort et que je ne peux pas remercier), Igor Illyin et ses lectures de textes littéraires qui m'ont vraiment aidée à m'imprégner de la sonorité et de la rythmique de la langue (heureusement il est bien vivant, et je peux lui laisser un message de remerciement prochainement sur son livre d'or), et donc l'ami Oleksandr que j'ai remercié chaleureusement avant de partir car je tenais à ce qu'il sache l'effet positif involontaire qu'il a eu sur moi, même s'il s'est trouvé bien étonné et rouge de confusion face à cette effusion de remerciements.
Mais pour le coup, il s'agit réellement d'une rencontre exceptionnelle, du genre qui va influer sur ma vie future, et sur mes choix de réorientation professionnelle. Parfois, on rencontre par hasard des gens, et on ne se rend compte que des années plus tard qu'ils ont eu sur vous une influence bénéfique, et alors impossible de le leur dire!
J'ai eu l'immense chance que ça se passe,et surtout que je m'en rende compte, en moins de 10 jours, ce qui m'a permis de remettre en perspective ma reprise d'études en histoire de l'art et musicologie: ça m'intéresse toujours, c'est une expérience que je veux quand même continuer - et de toute façon, il est trop tard pour changer de choix à 15 jours de la rentrée, je partais pour un an à la base, peut être plus, MAIS il y a 9 chances sur 10 que ça ne dure qu'un an comme prévu. Juste le temps de me faire plaisir à faire une chose qui me plaît un an dans ma vie. Mais en ménageant une place quand même importante au russe.
De fait, j'hésitais avec les langues,le russe en particulier, mais je n'étais pas sûre d'en avoir la capacité, je sais maintenant que j'ai une vraie affinité avec la langue, qui était restée cachée très longtemps à cause de l'enseignement français. je ne sais pas ce que vaut celui en Belgique, mais pour une question pratique et économique, je pense plutôt tenter à l'avenir d'alterner des mois de stage de langue en immersion, avec des retours en France pour refaire les finances quelques mois en intérim. Avec peut être à la clé une orientation en traduction, vu mon arrière plan littéraire.
Avec toujours en solution complémentaire, le diplôme de prof de français pour étrangers que j'ai, sans l'avoir jamais valorisé, car je ne voulais pas me retrouver à faire des cours standards pour un groupe de 25 ou 30 élèves, qui, au final n'aiderait personne. Car impossible d'estimer les besoins individuels de chacun. Le "à la carte", en face à face ou en petits groupes me tente plus, le relationnel n'est pas le même, et pour peu que j'enseigne à des gens dont je parle la langue, je peux piocher dans cette source pour débloquer des choses rapidement ( testé avec Andrei, dont je parlais plus haut, qui a eu un mini-cours de français gratuit et a réussi à maîtriser le R français, pourtant compliqué, en moins de 30 secondes chrono parce que j'ai pu lui trouver une solution pratique tirée d'un son du russe.. mais pas du R russe!)
Après des mois de coups de stress et d'hésitation, je vois se profiler une solution à mes tâtonnements professionnels - mieux vaut tard que jamais - mais aussi, une très belle amitié potentielle.
Car évidemment, pour garder une trace de cette rencontre marquante, j'ai voulu faire une photo avec mon inspirateur, mon alter-ego de presque deux mètres: lui au pied d'un escalier moi deux marches plus haut avec mon mètre " 80 moins 22" comme dit une copine. Mais j'ai quand même l'air d'une maquette ou d'un échantillon à côté 😁. Et il a même demandé à ce que je lui maile la photo, pour une fois que ce n'est pas moi qui insiste!
Donc oui, la première impression était la bonne et la connivence effectivement réciproque. Et maintenant, je ne peux qu'aller de l'avant puisque j'ai de nouveaux alliés dans cette aventure. Je ne ramène pas de babioles de mes voyages, je ramène des souvenirs marquants... et des amis. Ca vaut tout l'or du monde!
Euh, oui, j'ai conscience que ça ne parlera pas à tout le monde... mais bon, tous les ans, j'essaye de caler un gros voyage avec ma mère, et cette année, histoire de marque le coup avant de devoir faire ceinture pour cause d'études, nous avons mis cap au nord, tout là haut.
![]() |
| sur la côte ouest, proche du Canada |
Voilà. Pendant que mes amis ne jurent que par les mers du sud, je suis aussi allée me promener dans les îles, mais beaucoup plus haut sur la mappemonde.
Quel rapport entre la langue russe et un périple Groenland-Islande -Irlande?
Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé, une expérience humaine, j'ose le dire, bouleversante, puisqu'elle vient chambouler mes plans, mais dans le bon sens.
Et il s'avère que l'équipage du bateau en question était composé en grande majorité par des mauriciens, des indonésiens ( cool, j'ai appris une poignée de mots en bahasa...je trouve super amicale la traduction de merci), et un bon nombre d'ukrainiens parfaitement trilingues ukrainien/ russe/ anglais.
J'ai donc eu pleiiiiiin d'occasion de discuter avec des gens ( 5 au final) ces 10 derniers jours et de tester mes compétences en russe en conditions réelles.
Et ça s'est révélé fort instructif, puisqu'au final on m'a bien comprise, j'ai a peu près compris les réponses, les gens ont été ravis de pouvoir papoter en VO avec une française. Des conversations assez basiques avec 3 personnes ( qui travaillaient en restauration et donc étaient très occupés, mais ont quand même échangé quelques mots avec moi) et d'autres conversations beaucoup plus construites avec Andreï, mon nouveau pote natif d'Odessa chargé du nettoyage des couloirs et des chambres à l'étage où je me trouvais et que j'ai donc croisé plusieurs fois par jour.
Mais surtout, j'ai sympathisé avec quelqu'un de vraiment, vraiment remarquable pendant ces vacances, même si sa discrétion naturelle le pousserait à nier ce qualificatif, ou a virer au rouge tomate de confusion.
Une rencontre, comme on en fait une fois, deux peut-être au maximum dans une vie, quelqu'un avec qui le courant est passé instantanément et réciproquement: Alexandre le grand.
Ou plutôt, Oleksandr, originaire de Kiev, qui doit bien faire son 1m95.
Un monsieur d'une gentillesse et d'une modestie incroyables qui malgré son poste à responsabilité (chef de l'accueil des passagers sur un bateau où il y avait 480personnes, toutes susceptibles de venir râler à la moindre contrariété), a sacrifié un peu de son temps pour venir parler avec moi - entre autres, mais quand même pas mal avec moi...
Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais le fait est que la sympathie a été immédiate, ce qui m'a faite penser " ce type à l'air extrêmement sociable et amical, et il a un petit accent probablement russe ou ukrainien, il FAUT que je trouve le moyen d'aller discuter avec lui"
Ce n'est que trois jours après que j'ai appris que non seulement le très sympathique Oleksandr était bien ukrainien comme je le supposais, mais également un hyperpolyglotte maîtrisant, tenez vous bien... 11 langues. Ukrainien d'origine, avec des parents un peu russes, un peu ukrainiens un peu polonais ( donc 3 langues familiales, déjà avec ça, il est parti avec un avantage considérable), parlant français avec juste un petit accent, anglais, et une poignée d'autres dont les langues nordiques.
C'est bien la première fois que je rencontre un hyperpolyglotte en chair et en os, et pour info, on est considéré comme hyperpolyglotte à partir de 6 langues maîtrisées couramment.
On trouve parfois sur le net des interviews ou vidéos de gens comme ça, certains ont l'air plutôt sympas, d'autres semblent un peu se la raconter...
Mais là, pas du tout, il semblait presque gêné, et tenté de s'excuser d'avoir des facilités, qu'il attribue à un don presque extérieur plus qu'à un travail studieux ou à une bonne mémoire.
Il semble que je sois aussi du genre douée pour les langues, mais je peux vous assurer que sans travail assidu, je ne serais capable de rien.
L'autre point que j'ai envie de mettre en avant c'est qu'une bonne mémoire, si possible auditive, n'est pas non plus la panacée... il faut surtout qu'elle soit structurée. Et, oui, je confirme, plus on apprend de langues, plus il est facile d'en apprendre d'autres.
Mais n'ayant pas eu de contacts avec d'autres langues dès la petite enfance, je n'arriverais jamais à ce niveau, mais si j'arrive un jour à parler russe aussi bien que lui parle français, je serais déjà contente.
Et figurez vous que c'est ce qui est en train d'arriver. Car non seulement nous avons le même centre d'intérêt, mais par sa gentillesse, sa disponibilité, sa franchise et son attitude naturellement encourageante, il a réussi sans même le chercher à faire tomber d'emblée la barrière mentale qui aurait pu m'empêcher de discuter.
Au lieu de ça, malgré mes 3 pauvres années très scolaires il y a 25 ans et le fait que je m'y sois remise il y a peu près un an et très sérieusement au quotidien seulement depuis janvier, je me suis retrouvée à discuter quasiment à vitesse normale, presque sans accent ( et surtout, sans gros accent français, qui envoie systématiquement les accents toniques se promener en fin de mot, et fait qu'on est reconnaissables entre mille) Dixit 3 personnes différentes qui ne se sont pas concertées et n'avaient aucune raison de me passer du cirage, ..dont mon hyperpolyglotte qui sait de quoi il parle, et que j'ai donc (modestement) réussi à épater un peu de mon côté. Mais au pire, pas grave, autant les gens vont trouver mon brin d'accent indéfinissable très classe ou très rigolo, au choix.
J'ai aussi réussi à épater 2 autres personnes au passage: ma mère qui ne s'attendait pas à m'entendre débiter du russe à tout berzingue, et... moi-même. Je ne pensais sérieusement pas en être capable, mais le fait est que j'ai récupéré ET dépassé mes compétences du lycée.
Et ça , je le dois à 3 personnes: Michel Thomas et sa méthode audio ( qui est mort et que je ne peux pas remercier), Igor Illyin et ses lectures de textes littéraires qui m'ont vraiment aidée à m'imprégner de la sonorité et de la rythmique de la langue (heureusement il est bien vivant, et je peux lui laisser un message de remerciement prochainement sur son livre d'or), et donc l'ami Oleksandr que j'ai remercié chaleureusement avant de partir car je tenais à ce qu'il sache l'effet positif involontaire qu'il a eu sur moi, même s'il s'est trouvé bien étonné et rouge de confusion face à cette effusion de remerciements.
Mais pour le coup, il s'agit réellement d'une rencontre exceptionnelle, du genre qui va influer sur ma vie future, et sur mes choix de réorientation professionnelle. Parfois, on rencontre par hasard des gens, et on ne se rend compte que des années plus tard qu'ils ont eu sur vous une influence bénéfique, et alors impossible de le leur dire!
J'ai eu l'immense chance que ça se passe,et surtout que je m'en rende compte, en moins de 10 jours, ce qui m'a permis de remettre en perspective ma reprise d'études en histoire de l'art et musicologie: ça m'intéresse toujours, c'est une expérience que je veux quand même continuer - et de toute façon, il est trop tard pour changer de choix à 15 jours de la rentrée, je partais pour un an à la base, peut être plus, MAIS il y a 9 chances sur 10 que ça ne dure qu'un an comme prévu. Juste le temps de me faire plaisir à faire une chose qui me plaît un an dans ma vie. Mais en ménageant une place quand même importante au russe.
De fait, j'hésitais avec les langues,le russe en particulier, mais je n'étais pas sûre d'en avoir la capacité, je sais maintenant que j'ai une vraie affinité avec la langue, qui était restée cachée très longtemps à cause de l'enseignement français. je ne sais pas ce que vaut celui en Belgique, mais pour une question pratique et économique, je pense plutôt tenter à l'avenir d'alterner des mois de stage de langue en immersion, avec des retours en France pour refaire les finances quelques mois en intérim. Avec peut être à la clé une orientation en traduction, vu mon arrière plan littéraire.
Avec toujours en solution complémentaire, le diplôme de prof de français pour étrangers que j'ai, sans l'avoir jamais valorisé, car je ne voulais pas me retrouver à faire des cours standards pour un groupe de 25 ou 30 élèves, qui, au final n'aiderait personne. Car impossible d'estimer les besoins individuels de chacun. Le "à la carte", en face à face ou en petits groupes me tente plus, le relationnel n'est pas le même, et pour peu que j'enseigne à des gens dont je parle la langue, je peux piocher dans cette source pour débloquer des choses rapidement ( testé avec Andrei, dont je parlais plus haut, qui a eu un mini-cours de français gratuit et a réussi à maîtriser le R français, pourtant compliqué, en moins de 30 secondes chrono parce que j'ai pu lui trouver une solution pratique tirée d'un son du russe.. mais pas du R russe!)
Après des mois de coups de stress et d'hésitation, je vois se profiler une solution à mes tâtonnements professionnels - mieux vaut tard que jamais - mais aussi, une très belle amitié potentielle.
Car évidemment, pour garder une trace de cette rencontre marquante, j'ai voulu faire une photo avec mon inspirateur, mon alter-ego de presque deux mètres: lui au pied d'un escalier moi deux marches plus haut avec mon mètre " 80 moins 22" comme dit une copine. Mais j'ai quand même l'air d'une maquette ou d'un échantillon à côté 😁. Et il a même demandé à ce que je lui maile la photo, pour une fois que ce n'est pas moi qui insiste!
Donc oui, la première impression était la bonne et la connivence effectivement réciproque. Et maintenant, je ne peux qu'aller de l'avant puisque j'ai de nouveaux alliés dans cette aventure. Je ne ramène pas de babioles de mes voyages, je ramène des souvenirs marquants... et des amis. Ca vaut tout l'or du monde!
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| du coup, pour fêter ça, le drapeau ukrainien, qui représente symboliquement le ciel bleu au dessus d'un champ de blé |
dimanche 12 août 2018
Néerlandais semaines 13 et 14
si je ne me trompe pas, car j'ai perdu le fil au gré de mes absences et déplacements.
Mais il y a du nouveau: l'inscription à la fac de Bruxelles, c'est fait, et je reviens de 2 petits jours là haut pour trouver un appartement.
Et ça c'est fait aussi! Donc, même si au niveau purement linguistique, ça piétine un peu, faute de temps, le projet qui m'a poussée à m'y mettre est concrétisé à quasiment 80%
fac: ok, logement: ok, garde meuble: ok, cartons: en cours.. il n'y aura qu'à aller là haut la semaine avant la rentrée, avec le matériel que j'emmène.
Et croyez-moi, le tri des livres est un crève coeur. Vu que je n'aurais pas beaucoup de place, je vais devoir emmener même pas 5% de mes livres, sachant qu'il y en a qui me suivent partout
( principalement des recueils de poésie, il est inconcevable pour moi de partir sans Charles Baudelaire et Desnos, auxquels est venu s'ajouter Essenine. Mon trio gagnant)
Sans compter ce dont je vais avoir besoin: dico d'anglais, grammaire anglaise, et quelques trucs liés aux FLE, puisque je compte essayer de bosser un peu avec ça en télétravail.
L'instrument et son matos partent avec moi puisqu'il y a un orchestre à l'université. Le matériel informatique aussi. Il y a de l'envoi de bagage en préacheminement dans l'air.
Plus mes vêtements, linge de toilette, chaussures. Mais là aussi, je n'emporte pas tout.
Certes je pourrais changer la sélection de lectures au gré de mes vacances, mais le tri nécessaire est drastique.
Mais voilà,j'ai donc pu tester in vivo mon néerlandais lu et écouté ( affiches et annonces à la gare et constater que je m'en sors un peu). Pas encore eu l'occasion de le parler , vu que la ville est officiellement bilingue, mais de fait, bien plus francophone que néerlandophone.
Là, je suis en plein cartons pour une bonne semaine, donc les langues vont un peu être mises en secondaire.et aussi, après la canicule et l'énergie physique et nerveuse que m'ont demandé les recherches, je vais quand même faire les quelques grasses mat' et pauses que réclame ma santé.
Reste encore l'incertitude: est-ce que je ne vais pas être trop larguée, à 41 ans, au milieu de gens qui ont l'âge d'être mes enfants...
Bon quand je pense à mon sérieux à 18-20 ans et à ce que je suis maintenant, je sais déjà que les soirées étudiantes et ce genre de chose.. ben j'ai déjà fait il y a 20 ans, ce n'est plus (ça n'a jamais été) mon kif, donc bon, s'ils ne veulent pas copiner avec quelqu'un qui à l'âge de leurs parents, ça n'est pas bien grave, hein.. je ferai connaissance avec d'autres personnes au fil des jours.
On verra bien ce que l'avenir me réserve: un an en Belgique.. et après, tout dépendra de mon adaptation, et surtout de mon budget disponible. Je ne suis pas sure à l'heure actuelle d'aller au bout des trois ans de bachelier (équivalent de notre licence), mais déjà, l'année sera à coup sur instructive, et ça me fera l'expérience de vie à l'étranger qui me manquait.
Après..on verra bien :)
Le stage de langue en Russie reste dans un coin de ma tête, l'offre de boulot en Allemagne dont m'a parlé une copine aussi...
Mais il y a du nouveau: l'inscription à la fac de Bruxelles, c'est fait, et je reviens de 2 petits jours là haut pour trouver un appartement.
Et ça c'est fait aussi! Donc, même si au niveau purement linguistique, ça piétine un peu, faute de temps, le projet qui m'a poussée à m'y mettre est concrétisé à quasiment 80%
fac: ok, logement: ok, garde meuble: ok, cartons: en cours.. il n'y aura qu'à aller là haut la semaine avant la rentrée, avec le matériel que j'emmène.
Et croyez-moi, le tri des livres est un crève coeur. Vu que je n'aurais pas beaucoup de place, je vais devoir emmener même pas 5% de mes livres, sachant qu'il y en a qui me suivent partout
( principalement des recueils de poésie, il est inconcevable pour moi de partir sans Charles Baudelaire et Desnos, auxquels est venu s'ajouter Essenine. Mon trio gagnant)
Sans compter ce dont je vais avoir besoin: dico d'anglais, grammaire anglaise, et quelques trucs liés aux FLE, puisque je compte essayer de bosser un peu avec ça en télétravail.
L'instrument et son matos partent avec moi puisqu'il y a un orchestre à l'université. Le matériel informatique aussi. Il y a de l'envoi de bagage en préacheminement dans l'air.
Plus mes vêtements, linge de toilette, chaussures. Mais là aussi, je n'emporte pas tout.
Certes je pourrais changer la sélection de lectures au gré de mes vacances, mais le tri nécessaire est drastique.
Mais voilà,j'ai donc pu tester in vivo mon néerlandais lu et écouté ( affiches et annonces à la gare et constater que je m'en sors un peu). Pas encore eu l'occasion de le parler , vu que la ville est officiellement bilingue, mais de fait, bien plus francophone que néerlandophone.
Là, je suis en plein cartons pour une bonne semaine, donc les langues vont un peu être mises en secondaire.et aussi, après la canicule et l'énergie physique et nerveuse que m'ont demandé les recherches, je vais quand même faire les quelques grasses mat' et pauses que réclame ma santé.
Reste encore l'incertitude: est-ce que je ne vais pas être trop larguée, à 41 ans, au milieu de gens qui ont l'âge d'être mes enfants...
Bon quand je pense à mon sérieux à 18-20 ans et à ce que je suis maintenant, je sais déjà que les soirées étudiantes et ce genre de chose.. ben j'ai déjà fait il y a 20 ans, ce n'est plus (ça n'a jamais été) mon kif, donc bon, s'ils ne veulent pas copiner avec quelqu'un qui à l'âge de leurs parents, ça n'est pas bien grave, hein.. je ferai connaissance avec d'autres personnes au fil des jours.
On verra bien ce que l'avenir me réserve: un an en Belgique.. et après, tout dépendra de mon adaptation, et surtout de mon budget disponible. Je ne suis pas sure à l'heure actuelle d'aller au bout des trois ans de bachelier (équivalent de notre licence), mais déjà, l'année sera à coup sur instructive, et ça me fera l'expérience de vie à l'étranger qui me manquait.
Après..on verra bien :)
Le stage de langue en Russie reste dans un coin de ma tête, l'offre de boulot en Allemagne dont m'a parlé une copine aussi...
mercredi 25 juillet 2018
Néerlandais - semaines 10, 11, 12
Avec un peu de décalage puisque nous sommes mercredi au lieu de lundi.
Donc le1août ça fera 3mois pleins à essayer d'apprendre les bases du néerlandais.
D'une part je rame parce que diverses choses se sont mises en travers ( stage de musique, panne internet et nécessité de changer non seulement la box, mais aussi d'opérateur internet, tracasseries administratives, etc...). ceci dit j'ai réussi à maintenir le cap, on va dire " à peu près" tous les jours, et je commence à y voir plus clair pour la syntaxe des phrases complexes ( CD5 Michel Thomas). J'avais du mal à piger l'organisation de tout ça, en particulier dans les structures type" omdat ik het will doen" ( parce que je veux faire ça). Omdat entraine un verbe à la fin, mais quand il y en a deux? Mon " will " sebaladait toujours au mauvais endroit.. Omdat ik will het doen, (non), omdat ik het doen will ( non).. et c'est en tapant, là que je comprend mon problème: syntaxe allemande. donc une fois cerné ça, ça va rentrer carrément mieux.
Mais aujourd'hui vient d'arriver une graaaaande nouvelle, qui va bien me donner un coup de pied aux fesses: après un mois ( depuis le 26 juin, hé oui j'ai commencé mon dossier le jour où l'inscription en ligne à ouvert!) je galérais avec ma paperasse pour l'inscription à Bruxelles.Toujours un nouveau truc à fournir.
Et comme je suis employée de service public, la mairie ne fait pas spontanément de contrats de travail, mais des arrêté. On est d'accord avec mon référent RH, c'est mieux, encore plus officiel, avec les textes de loi et tout.. mais NON! La fac voulait absolument UN papier retraçant tous mes contrats ( j'avais fourni tous les arrêtés depuis janvier 2010 jusqu'au 30 juin dernier), j'ai donc du insister insister et y retourner 3 fois pour avoir on va dire, une attestation d'emploi avec la description de mes états de service. Et après, il faut encore le temps que les responsables signent.. si on à la chance qu'il y en ait un dans le coin.
Entre la mairie de ma ville qui n'est pas rapide, et l'administration belge qui semble concourir niveau lourdeur avec l'ex-Allemagne de l'est, le tout a pris un mois de retard, et dans ce temps-là, les meilleurs logements étudiants en rapport qualité -prix sont déjà partis.
Mais mon dossier vient d'être accepté, j'ai payé les frais d'inscription,j'ai le numéro d'étudiant, précieux sésame pour demander un logement. Je m'y colle dès demain, le temps de revoir les offres ce soir, au cas où le logement que j'ai repéré ne serait déjà plus disponible. Parce qu'il va falloir un dépôt de garantie , plus une caution parentale ( à 41 ans.. une chance que ma mère soit toujours de ce monde, sinon j'étais mal barrée. Bon elle a même été la première au courant dans les 15 minutes qui ont suivi l'arrivée du mail)
Mais voilà vous avez devant vous ( enfin, derrière l'écran) une étudiante de41 ans en première année de bachelier (l'équivalent de notre licence) en histoire de l'art et archéologie , orientation musicologie. Yep!
J'avais fini parme demander s'il allait falloir que je fasse une démonstration de marche sur les mains et sur charbons ardents, un sacrifice de poulets ou que je signe de mon sang un contrat avec Satan.
Mais du coup, tant que les choses était incertaines, ça ne me motivait pas vraiment à en faire plus. Là, ça y est ça prend une réalité, on m'attend pour le premier cours le 14 septembre prochain à Bruxelles. y a plus qu'à
Je ne vais pas non plus me mettre soudain à en faire des caisses, vu que j'ai surtout envie de voir ce que va donner l'apprentissage en immersion et que j'aurais une plus grande facilité à trouver là bas des partenaires de langue et du matos bilingue pour l'écrit Donc je vais continuer à mettre l'accent sur l'écoute et la compréhension orale et tout se passera bien!
De toute façon,quand je vais chercher un travail pour les vacances scolaires, ce n'est pas sur diplôme qu'on vérifiera mon niveau en flamand, mais bien en me faisant passer un entretien d'embauche..
" INSCRIPTION EN FAC": Réussite déverrouillée!
" LOGEMENT ETUDIANT": quête commencée
Donc le1août ça fera 3mois pleins à essayer d'apprendre les bases du néerlandais.
D'une part je rame parce que diverses choses se sont mises en travers ( stage de musique, panne internet et nécessité de changer non seulement la box, mais aussi d'opérateur internet, tracasseries administratives, etc...). ceci dit j'ai réussi à maintenir le cap, on va dire " à peu près" tous les jours, et je commence à y voir plus clair pour la syntaxe des phrases complexes ( CD5 Michel Thomas). J'avais du mal à piger l'organisation de tout ça, en particulier dans les structures type" omdat ik het will doen" ( parce que je veux faire ça). Omdat entraine un verbe à la fin, mais quand il y en a deux? Mon " will " sebaladait toujours au mauvais endroit.. Omdat ik will het doen, (non), omdat ik het doen will ( non).. et c'est en tapant, là que je comprend mon problème: syntaxe allemande. donc une fois cerné ça, ça va rentrer carrément mieux.
Mais aujourd'hui vient d'arriver une graaaaande nouvelle, qui va bien me donner un coup de pied aux fesses: après un mois ( depuis le 26 juin, hé oui j'ai commencé mon dossier le jour où l'inscription en ligne à ouvert!) je galérais avec ma paperasse pour l'inscription à Bruxelles.Toujours un nouveau truc à fournir.
Et comme je suis employée de service public, la mairie ne fait pas spontanément de contrats de travail, mais des arrêté. On est d'accord avec mon référent RH, c'est mieux, encore plus officiel, avec les textes de loi et tout.. mais NON! La fac voulait absolument UN papier retraçant tous mes contrats ( j'avais fourni tous les arrêtés depuis janvier 2010 jusqu'au 30 juin dernier), j'ai donc du insister insister et y retourner 3 fois pour avoir on va dire, une attestation d'emploi avec la description de mes états de service. Et après, il faut encore le temps que les responsables signent.. si on à la chance qu'il y en ait un dans le coin.
Entre la mairie de ma ville qui n'est pas rapide, et l'administration belge qui semble concourir niveau lourdeur avec l'ex-Allemagne de l'est, le tout a pris un mois de retard, et dans ce temps-là, les meilleurs logements étudiants en rapport qualité -prix sont déjà partis.
Mais mon dossier vient d'être accepté, j'ai payé les frais d'inscription,j'ai le numéro d'étudiant, précieux sésame pour demander un logement. Je m'y colle dès demain, le temps de revoir les offres ce soir, au cas où le logement que j'ai repéré ne serait déjà plus disponible. Parce qu'il va falloir un dépôt de garantie , plus une caution parentale ( à 41 ans.. une chance que ma mère soit toujours de ce monde, sinon j'étais mal barrée. Bon elle a même été la première au courant dans les 15 minutes qui ont suivi l'arrivée du mail)
Mais voilà vous avez devant vous ( enfin, derrière l'écran) une étudiante de41 ans en première année de bachelier (l'équivalent de notre licence) en histoire de l'art et archéologie , orientation musicologie. Yep!
J'avais fini parme demander s'il allait falloir que je fasse une démonstration de marche sur les mains et sur charbons ardents, un sacrifice de poulets ou que je signe de mon sang un contrat avec Satan.
Mais du coup, tant que les choses était incertaines, ça ne me motivait pas vraiment à en faire plus. Là, ça y est ça prend une réalité, on m'attend pour le premier cours le 14 septembre prochain à Bruxelles. y a plus qu'à
Je ne vais pas non plus me mettre soudain à en faire des caisses, vu que j'ai surtout envie de voir ce que va donner l'apprentissage en immersion et que j'aurais une plus grande facilité à trouver là bas des partenaires de langue et du matos bilingue pour l'écrit Donc je vais continuer à mettre l'accent sur l'écoute et la compréhension orale et tout se passera bien!
De toute façon,quand je vais chercher un travail pour les vacances scolaires, ce n'est pas sur diplôme qu'on vérifiera mon niveau en flamand, mais bien en me faisant passer un entretien d'embauche..
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| Ik ben blij! |
" LOGEMENT ETUDIANT": quête commencée
vendredi 20 juillet 2018
Sur le front russe - 20 juillet
Un petit compte rendu hors suivi mensuel car..
J'ai réussi à valider la première mission que je m'étais fixé:
" chanter le premier morceau des Chants et Danses de la mort de Moussorgsky avec un accent pas chelou"
Hé oui. Insérer ici danse de la victoire, version cosaque.
Je reviens de stage de chant, et c'était le deal avec ma prof: elle ne parle pas russe, mais le pianiste a des notions, donc on reporte ce morceau là au moment du stage.
J'ai donc bossé le morceau de mon côté depuis quelques mois, et mis ça en place avec le pianiste jeudi dernier (ouf, il l'avait déjà joué l'an dernier donc n'a eu aucun problème avec la très piégeuse tonalité de Fa dièse mineur).. pour que la prof puisse l'entendre et me faire bosser dessus pendant le week-end.
Et j'ai réussi à le finaliser, malgré quelques " bugs "musicaux, qui se seraient facilement aplanis avec un peu plus de temps. Et à le chanter dimanche pour un petit concert informel.
Donc certes en petit comité, mais quand même, je l'ai chanté devant un mini public.
Verdict: non seulement la prof a découvert un morceau qu'elle a trouvé magnifique, mais qui contre toute attente, allait bien à ma voix ( il est écrit pour baryton ou mezzo-soprano, donc voix de hauteur moyenne, et je suis plutôt soprano, à l'aise dans les graves)
Mais double cerise sur le gâteau, une autre stagiaire a voulu récupérer la copie de ma partition ( en version phonétique anglaise bizarre car elle ne parle pas russe et ne lit pas le cyrillique), qui sait, ça va peut être lui donner l'envie de l'apprendre. Mais le pianiste qui avait arrêté depuis pas mal d'années a aussi envie de se remettre au russe, j'ai donc vite sauté sur l'occasion pour lui passer la méthode Michel Thomas, histoire de lui filer une solution clé en main.
De toutes façons, pas le choix: l'an prochain, je compte bien arriver avec, sinon le cycle entier ( 4 mélodies) du moins avec la suivante. Car non, je ne m'en lasse pas. Et je VEUX chanter la suite.
J'aurais bien voulu faire entendre ici le résultat, mais je n'ai pas été enregistrée.
Donc pour les curieux, voilà une version enregistrée en 1998, par l'orchestre de Montréal et chantée par l'excellent Dmitri Khvorostosvsky, qui m'a involontairement servi de coach pour la prononciation, tant qu'à faire, j'ai sélectionné un russophone AOC.
Evidemment en tant qu'amatrice je chante beaucoup moins bien qu'un professionnel,et surtout beaucoup moins grave ( en tant que soprano) que le regretté Dmitri - en tout cas regretté de moi, il est mort l'an dernier, et j'ai encore du mal à assimiler la chose - qui m'a donné envie de mettre ces mélodies à mon répertoire à la seconde où je les ai entendues. Donc, c'était aussi mon petit hommage personnel que de travailler ça *
Il s'agit de 4 mélodies mettant en scène la Mort, qui apparaît à ses " victimes" sous une forme . rassurante pour elle. Une vieille grand-mère qui vient chanter une ultime berceuse à l'enfant malade, un chevalier qui vient " délivrer" une jeune femme qui se sent enfermée comme une reine dans sa tour, une fée qui vient montrer un champ fleuri et printanier au paysan qui va mourir de froid dans la neige et un général sur un champ de bataille qui vient invoquer les fantômes des soldats morts au combat.
Oui j'ai fait dans les trucs peu joyeux pour une fois ( mais véridique, la personne qui a pris la copie de ma partition a de son côté chanté un lied de Mahler extrait des Kindertoten Lieder. Et j'avais aussi en réserve Erlkonig de Schubert.. à nous deux, on aurait pu tuer 3 gamins musicalement!)
Песни и пляски смерти
La berceuse: le premier des 2extraits chantés ici.
Un enfant malade et mourant est veillé par sa mère. Arrive la Mort sous les traits d'une gentille grand-mère qui vient prendre la relève de la femme épuisée. Les deux femmes se disputent, car la mère ne veut pas laisser la mort endormir l'enfant ( passages angoissés) et la Mort reste tranquille et pleine d'aplomb expliquant que la femme est trop fatiguée et énervée et qu'elle n'a pas su calmer le petit . Et les Баюшки, баю, баю.qu'elle répète sont des paroles habituelles de berceuses ( un peu dans l'idée de "fais dodo Colas mon ptit frère").
Le mot le plus important ici est à mon sens сердобольная, l'adjectif qui décrit la mort " au coeur compatissant". Pour injuste et inflexible qu'elle paraisse, elle n'est pas cruelle, c'est la mort-soulagement qui emporte le malade tranquillement dans son sommeil.
Стонет ребёнок... Свеча, догорая,
Тускло мерцает кругом.
Целую ночь колыбельку качая,
Мать не забылася сном.
Раным-ранёхонько в дверь осторожно
Смерть сердобольная стук!
Вздрогнула мать, оглянулась тревожно...
,,Полно пугаться, мой друг!
Бледное утро уж смотрит в окошко...
Плача, тоскуя, любля?,
Ты утомилась, вздремни-ка немножко,
Я посижу за тебя.
Угомонить ты дитя не сумела.
Слаще тебя я спою.`` -
,,Тише! ребёнок мой мечется, бьётся,
Душу терзая мою!``
,,Ну, да со мною он скоро уймётся.
Баюшки, баю, баю.`` -
,,Щёчки бледнеют, слабеет дыханье...
Да замолчи-же, молю!`` -
,,Доброе знаменье, стихнет страданье,
Баюшки, баю, баю.``
,,Прочь ты, проклятая!
Лаской своею сгубишь ты радость мою!``
,,Нет, мирный сон я младенцу навею.
Баюшки, баю, баю.`` -
,,Сжалься, пожди допевать хоть мгновенье,
Страшную песню твою!``
,, Видишь, уснул он под тихое пенье.
Баюшки, баю, баю.``
Bon ben... je n'ai plus qu'à m'atteler à la sérénade alors. Par contre, le 4° morceau est super coton, très exigeant vocalement ça ne sera pas pour de suite..Mais ça sera pour un jour quand même parce que je suis une vraie tête de mule et que je tiens à apprendre le cycle complet. Et qu'à 41 ans, ma voix commence à peine à ressembler à ce que j'espérais et avais en tête depuis des années, plus sombre et ample qu'à l'origine. Je ne suis pas jeune mais j'ai encore de la marge pour progresser.
*Accessoirement, je parlais précédemment à propos de Serguei Essenin du cliché " les filles russes sont jolie, les gars sont moches".
Voilà donc mon 2° contre exemple: le tout à fait charmant Dmitri Khvorostovsky. Faudrait quand même être d'une extrême mauvaise foi pour classer ce monsieur parmi les gens moches.
J'ai surtout comme d'habitude eu un crush monumental sur sa voix, baryton oblige, mais si en plus le gars est plus qu'agréable à regarder, je ne vais certainement pas bouder mon plaisir. Je l'aurais aussi écouté s'il avait été moche, mais c'est un plus appréciable.
Par contre je ne l'aurais pas écouté s'il n'avait eu qu'un physique avantageux et pas de talent :)
J'ai réussi à valider la première mission que je m'étais fixé:
" chanter le premier morceau des Chants et Danses de la mort de Moussorgsky avec un accent pas chelou"
Hé oui. Insérer ici danse de la victoire, version cosaque.
Je reviens de stage de chant, et c'était le deal avec ma prof: elle ne parle pas russe, mais le pianiste a des notions, donc on reporte ce morceau là au moment du stage.
J'ai donc bossé le morceau de mon côté depuis quelques mois, et mis ça en place avec le pianiste jeudi dernier (ouf, il l'avait déjà joué l'an dernier donc n'a eu aucun problème avec la très piégeuse tonalité de Fa dièse mineur).. pour que la prof puisse l'entendre et me faire bosser dessus pendant le week-end.
Et j'ai réussi à le finaliser, malgré quelques " bugs "musicaux, qui se seraient facilement aplanis avec un peu plus de temps. Et à le chanter dimanche pour un petit concert informel.
Donc certes en petit comité, mais quand même, je l'ai chanté devant un mini public.
Verdict: non seulement la prof a découvert un morceau qu'elle a trouvé magnifique, mais qui contre toute attente, allait bien à ma voix ( il est écrit pour baryton ou mezzo-soprano, donc voix de hauteur moyenne, et je suis plutôt soprano, à l'aise dans les graves)
Mais double cerise sur le gâteau, une autre stagiaire a voulu récupérer la copie de ma partition ( en version phonétique anglaise bizarre car elle ne parle pas russe et ne lit pas le cyrillique), qui sait, ça va peut être lui donner l'envie de l'apprendre. Mais le pianiste qui avait arrêté depuis pas mal d'années a aussi envie de se remettre au russe, j'ai donc vite sauté sur l'occasion pour lui passer la méthode Michel Thomas, histoire de lui filer une solution clé en main.
De toutes façons, pas le choix: l'an prochain, je compte bien arriver avec, sinon le cycle entier ( 4 mélodies) du moins avec la suivante. Car non, je ne m'en lasse pas. Et je VEUX chanter la suite.
J'aurais bien voulu faire entendre ici le résultat, mais je n'ai pas été enregistrée.
Donc pour les curieux, voilà une version enregistrée en 1998, par l'orchestre de Montréal et chantée par l'excellent Dmitri Khvorostosvsky, qui m'a involontairement servi de coach pour la prononciation, tant qu'à faire, j'ai sélectionné un russophone AOC.
Il s'agit de 4 mélodies mettant en scène la Mort, qui apparaît à ses " victimes" sous une forme . rassurante pour elle. Une vieille grand-mère qui vient chanter une ultime berceuse à l'enfant malade, un chevalier qui vient " délivrer" une jeune femme qui se sent enfermée comme une reine dans sa tour, une fée qui vient montrer un champ fleuri et printanier au paysan qui va mourir de froid dans la neige et un général sur un champ de bataille qui vient invoquer les fantômes des soldats morts au combat.
Oui j'ai fait dans les trucs peu joyeux pour une fois ( mais véridique, la personne qui a pris la copie de ma partition a de son côté chanté un lied de Mahler extrait des Kindertoten Lieder. Et j'avais aussi en réserve Erlkonig de Schubert.. à nous deux, on aurait pu tuer 3 gamins musicalement!)
Песни и пляски смерти
La berceuse: le premier des 2extraits chantés ici.
Un enfant malade et mourant est veillé par sa mère. Arrive la Mort sous les traits d'une gentille grand-mère qui vient prendre la relève de la femme épuisée. Les deux femmes se disputent, car la mère ne veut pas laisser la mort endormir l'enfant ( passages angoissés) et la Mort reste tranquille et pleine d'aplomb expliquant que la femme est trop fatiguée et énervée et qu'elle n'a pas su calmer le petit . Et les Баюшки, баю, баю.qu'elle répète sont des paroles habituelles de berceuses ( un peu dans l'idée de "fais dodo Colas mon ptit frère").
Le mot le plus important ici est à mon sens сердобольная, l'adjectif qui décrit la mort " au coeur compatissant". Pour injuste et inflexible qu'elle paraisse, elle n'est pas cruelle, c'est la mort-soulagement qui emporte le malade tranquillement dans son sommeil.
Стонет ребёнок... Свеча, догорая,
Тускло мерцает кругом.
Целую ночь колыбельку качая,
Мать не забылася сном.
Раным-ранёхонько в дверь осторожно
Смерть сердобольная стук!
Вздрогнула мать, оглянулась тревожно...
,,Полно пугаться, мой друг!
Бледное утро уж смотрит в окошко...
Плача, тоскуя, любля?,
Ты утомилась, вздремни-ка немножко,
Я посижу за тебя.
Угомонить ты дитя не сумела.
Слаще тебя я спою.`` -
,,Тише! ребёнок мой мечется, бьётся,
Душу терзая мою!``
,,Ну, да со мною он скоро уймётся.
Баюшки, баю, баю.`` -
,,Щёчки бледнеют, слабеет дыханье...
Да замолчи-же, молю!`` -
,,Доброе знаменье, стихнет страданье,
Баюшки, баю, баю.``
,,Прочь ты, проклятая!
Лаской своею сгубишь ты радость мою!``
,,Нет, мирный сон я младенцу навею.
Баюшки, баю, баю.`` -
,,Сжалься, пожди допевать хоть мгновенье,
Страшную песню твою!``
,, Видишь, уснул он под тихое пенье.
Баюшки, баю, баю.``
Bon ben... je n'ai plus qu'à m'atteler à la sérénade alors. Par contre, le 4° morceau est super coton, très exigeant vocalement ça ne sera pas pour de suite..Mais ça sera pour un jour quand même parce que je suis une vraie tête de mule et que je tiens à apprendre le cycle complet. Et qu'à 41 ans, ma voix commence à peine à ressembler à ce que j'espérais et avais en tête depuis des années, plus sombre et ample qu'à l'origine. Je ne suis pas jeune mais j'ai encore de la marge pour progresser.
*Accessoirement, je parlais précédemment à propos de Serguei Essenin du cliché " les filles russes sont jolie, les gars sont moches".
Voilà donc mon 2° contre exemple: le tout à fait charmant Dmitri Khvorostovsky. Faudrait quand même être d'une extrême mauvaise foi pour classer ce monsieur parmi les gens moches.
J'ai surtout comme d'habitude eu un crush monumental sur sa voix, baryton oblige, mais si en plus le gars est plus qu'agréable à regarder, je ne vais certainement pas bouder mon plaisir. Je l'aurais aussi écouté s'il avait été moche, mais c'est un plus appréciable.
Par contre je ne l'aurais pas écouté s'il n'avait eu qu'un physique avantageux et pas de talent :)
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