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jeudi 5 octobre 2023

Octobre... réorganisation et coûts irrécupérables.

 Après un mois de septembre fortement marqué par les tuiles... car le boulot que j'avais trouvé s'est fini pendant la période d'essai: le magasin a été racheté et va fermer, donc, licenciement d'abord des employés en période d'essai, et probablement des autres ensuite.
Pannes et frais divers ( chauffe-eau, téléphone, porte du garage, batterie de la voiture, et maintenant une fuite dans la salle de bain..), entretiens d'embauche où on me fait miroiter plusieurs mois de contrat pour me licencier au bout de 3 semaines et 5 jours ou.. ne jamais me rappeler.

Je vous avoue que trop c'est trop, et le compte en banque fait vraiment la gueule. Je risque d'être contrainte de retourner plus vite que prévu à mon ennuyeux travail de gratte-papier. Psychologiquement, c'est éprouvant de se dire " ça fait 5 ans que je cherche à changer ma vie, que je me démène pour ça, et que j'en suis au même point qu'il y a 5 ans, mais avec beaucoup moins de sous"

Ce qui veut dire que je ne pourrai pas mener de front tout ce que je fais.. et vu le peu d'intérêt de ce master, où je  fais tout, sauf du russe, je n'ai clairement plus envie de le mener à bien.
Il me reste plusieurs matières inintéressantes et le mémoire, or même le sujet que j'avais choisi ne parvient plus à me motiver, surtout face aux difficultés financières. J'en suis au point où tout me motive SAUF ce qui est en lien avec l'université. Ils m'ont usée jusqu'à la corde avec les pinailleries administratives et j'ai vraiment l'impression de tourner dans une roue de hamster qui ne me mènera qu'à l'épuisement mental. Donc je préfère agir avant d'en arriver au burn-out.

Donc je suis sérieusement en train de penser à ne pas le terminer. Je n'y suis entrée QUE pour pouvoir partir en échange à Saint Pétersbourg, ce qui a été le fiasco que l'on sait. Pour le reste...je n'ai pas franchement d'intérêt pour le master lui même, il me fait perdre du temps plutôt qu'autre chose, et donc n'est clairement plus une priorité. Des frais de santé non remboursables risquent de se rajouter dans les mois qui viennent. J'ai commencé une formation en traduction que je n'arrive pas à avancer à cause de la surcharge mentale causée par ce master qui ne correspond plus à ce que j'en attendais (et mes camarades de promo sont dans le même cas, surtout ceux qui ont comme moi repris des études avec des attentes précises)

Ce n'est pas la langue le problème, mais bien le fait que justement je n'en fasse quasiment plus qui me pèse terriblement.

Donc il y a projet, ce mois ci de voir:
- si je peux trouver un poste territorial plus intéressant que celui que j'avais.
- Sinon, de revenir à mon ancien job, à temps partiel, afin de pouvoir à la fois gagner quelques sous et faire plus sereinement ce qui est lié à la traduction.
- Revenir aux langues, eut-être sous forme de stages, à distance avec l'université de Saint-Pétersbourg ( ça c'était génial), avant de pouvoir envisager  d'y retourner vraiment.
- Diversifier, vu la difficulté qu'il y a en ce moment à utiliser le russe, en remettant un peu plus d'allemand et / ou d'anglais dans mon quotidien.
- Et garder les activités ( qui coûtent aussi des sous!) que sont la danse, la musique.. et plus généralement il y a quelques disques que j'aimerais acheter depuis parfois des années.. en devant économiser. Ca aussi c'est relativement pénible, je ne vaux pas non plus acheter des choses hors de prix, mais c'est le genre de petit plaisir que je dois repousser.
- Rembourser mes dettes ( auprès de ma mère, mais bon, j'espérais le faire avec le job qui m'a lâchée)

Et selon le cas d'envoyer bouler le master.

alors oui, j'ai eu des " tu ne vas pas arrêter maintenant, tu y a passé 5 ans, c'est la dernière année, il ne te reste plus que quelques matières à faire, et tu y as investi beaucoup d'argent". Oui, les plus longues, les plus relou, les plus compliquées.
Alors oui, j'ai beaucoup parlé de sous jusque là. Mais il n'y a pas que ça: est-ce que ça vaut vraiment le coup de passer encore un an à me forcer à faire quelque chose qui ne m'intéresse plus, sans avoir l'assurance que le papier obtenu au bout ne m'apporte réellement quelque chose ( puisque cette 2° année de master mène à préparer l'entrée en doctorat, que je n'ai aucune envie de faire de toute façon). Ou repartir faire quelque chose qui ne m'intéresse pas non plus, mais qui au moins me permet de retrouver un poil d'indépendance financière, à défaut de tout de suite pouvoir faire vraiment ce que je peux.
Je vous renvoie à cette vidéo qui me paraît très importante à connaitre lorsqu'il s'agit de prendre ce genre de décision.
Les coûts irrécupérables, ici il parle d'argent, mais pour moi, ça fonctionne aussi avec le temps et l'investissement personnel, qui sont encore plus précieux que la monnaie. Si j'en suis ce raisonnement, rationnel, mon intérêt est de ne pas insister avec quelque chose qui ne correspond pas , ou plus à mes attentes, et à chercher d'autres solutions.


Il n'y a pas de honte à l'avouer. Ce n'est pas un constat d'échec personnel.
Juste celui que le système universitaire français qui essaye de faire des économies de bout de chandelle en mélangeant plusieurs filières pour faire des économies, produit un résultat de bric et de broc qui n'est satisfaisant ni pour les étudiants des différentes filières, ni pour les professeurs, et est complètement déconnecté de la réalité.
Ceux qui apprennent les langues, c'est en général pour être profs de langue, faire de la traduction, travailler dans le tourisme, ou le commerce.... rarement avec l'objectif de devenir prof chercheur dans un domaine ultra spécialisé et .. reproduire ce schéma, de donner des cours ultra spécialisés qui ne seront pas utiles sauf à ceux qui veulent devenir profs chercheurs et ainsi de suite.

Ca évolue en vase clos, totalement hors de la réalité. Et j'en suis persuadée, cette vision élitiste et intellectualiste des études va droit dans le mur, car elle ne s'adresse finalement qu'à un minuscule pourcentage de gens. Je m'éclate à parler les langues, à connaître les gens qui les parles et leur culture,  pas à étudier en détail un point de grammaire ultra méga précis.
Tellement en vase clos en fait que malgré les difficultés concernant la Russie depuis 2 ans, une des matières, consistant à faire des interviews de francophones qui travailler en Russie et de russophones qui travaillent en pays francophone ( dans le même domaine, et si possible, il faut que chaque personne ait bossé dans ce domaine, dans les deux pays, pour confronter leurs points de vue). Cette matière n'a absolument pas été adaptée à la situation et ne varie pas depuis plus de 10 ans, malgré la quasi impossibilité de trouver maintenant des francophones qui vivent et travaillent en Russie.
Dans le milieu qui m'intéresse: traduction/ édition, la réponse est toujours " les éditeurs qui faisaient notamment des traductions depuis les langues étrangères sont partis, on ne sait pas où ils sont, peut être en Turquie ou ailleurs".

Ce qui prouve bien que ce programme n'a aucune réactivité, n'est pas en phase avec le monde tel qu'il est. C'est vraiment un des principaux problèmes. Le monde change... mais quelque chose qui justement devrait en prendre note ne le fait absolument pas et continue de vivre dans sa tour d'ivoire.
Et en attendant mon problème à moi est ultra concret et en phase avec la réalité: comment trouver des gens à interroger? Que leur demander de pertinent quand leur vie est passée en deux semaines de normale à complètement chaotique?
Et comment moi, payer mon loyer et financer les réparations de l'appartement sans gréver trop le budget de ma mère, ou vivre à ses crochets, dans un monde qui est lui aussi au bord du chaos?


EDIT du 14/10: j'ai pris ma décision, et j'ai annoncé à ma responsable de mémoire que vu la situation, ma priorité était du côté du travail, et que je n'allais pas pouvoir faire tout en même temps, donc, c'est officiel, j'arrête, du moins momentanément, au niveau de l'université. Il y a dans ma ville un master de traduction et interprétariat, mais apparemment, il se fait sur la base de l'anglais.
J'ai un bon niveau conversationnel, mais je n'ai jamais appris l'anglais de manière "scolaire", donc je me renseignerait de ce côté pour voir si je peux terminer les crédits manquants dans cette orientation.

vendredi 15 septembre 2023

La reprise

 Et la confession: oui, cet été en matière de langues, ça a été à très petite vitesse.
La canicule, comme toujours, me ratatine Et ça n'en finit toujours pas mi-septembre, on a encore les ventilateurs la nuit.
Et depuis mi août, les tuiles s'enchaînent, du genre qui coûtent des sous et prennent du temps: téléphone à changer, chauffe - eau à changer, chaudière à changer, portail de garage qui ne ferme plus. Certes pour tout ce qui est lié, c'est au propriétaire de payer, mais c'est à moi d'être là au moment des travaux...

Mais aussi, après 5 ans de reprises d'études et les difficulté administratives, la nécessité de devoir faire mon année de M2 sur 2 ans, le fait de ne plus en voir la fin.. la motivation est un peu en berne. Surtout avec la sensation que ce que je fais n'a finalement pas beaucoup de sens dans le monde actuel: moi, la traduction depuis le russe m'intéresse, la langue et la culture des pays russophones m'intéressent, mais à cause de la politique et du boycott de tout ce qui est russe ( moins fort qu'en 2022 il est vrai), les éditeurs sont de plus en plus frileux à l'idée de faire traduire des ouvrages qui risquent de ne pas se vendre.

Finalement cet été, ça a presque été stage d'anglais ( via la musique) et stage de musique.
Si, pour le russe, j'avance quand même un peu avec mes traductions et mon déblayage de sources pour le mémoire.

Et ça ne va pas s'arranger: j'ai passé l'été à prospecter pour du travail, et enfin, mi août, j'en ai décroché un. 25h / semaine, rien de bien funky, c'est juste un job en supérette, mais qui a l'avantage d'avoir des horaires fixes, très tôt le mardi et mercredi (mais ça me laisse les après midis libres), et le reste réparti entre le samedi après midi et le dimanche matin.

Autant dire que moi qui espérais pouvoir partir en vacances en septembre, c'est foutu. Pas de vacances avant l'été prochain, voire, celui d'après, si je dois reprendre mon travail à la mairie au 1° juillet 2024.

Ceci dit, il y a quelques projets à moyen terme, je l'avais dit: une copine veut aller à Hawaii, moi à la Nouvelle-Orléans et en Alaska, donc il faut
1- des sous
2- des vacances
3 - maintenir un niveau d'anglais satisfaisant.

Ca c'est plutôt à l'horizon 2025 ou 2026 quand même. Ce qui vu que je prévois de travailler à temps partiel ne sera pas de trop pour mettre du budget de côté.

Je n'ai jamais été franchement attirée par les états Unis à l'exception d'UNE chose.
Ca.
Que je meurs d'envie de faire.
https://www.tourlane.fr/amerique-du-nord/etats-unis/route-du-blues-autotour/

Mais pas en voiture. Et en sachant que mon pote de Saint-Louis déménage à Des Moines et qu'il faut quand même que j'aille faire un tour à Minneapolis (Funk) et à Detroit ( Soul). Donc ça, mais avec quelques zig-zags en plus, sur au moins 3 mois et en calant un maximum de festivals.
Pourquoi j'ai pas un tonton à héritage, moi!

Mais bon, voilà, les priorités de la rentrée sont le travail, pour payer ma part de loyer d'abord, et ensuite financer mes vices: musique, chant, danse...) et ce qui est lié à mes études.
En essayant de mettre quelques sous de côté pour soigner ma maladie, la bougeotte chronique, il n' y a que les voyages pour améliorer cet état :D

Et pour le reste, je garde un peu d'allemand, tant bien que mal, les 3 matins où je ne travaille pas et, tant pis, je mets le géorgien en pause plus longtemps que prévu, probablement jusqu'à la fin de l'année scolaire. Pareil pour la reprise de l'espagnol.
Ca me plaît beaucoup, mais, on ne peut hélas pas tout faire en même temps: le travail, les études, le formation de traduction, 3 langues, de la musique, de la danse, du chant, et la vie quotidienne. Je ne suis hélas pas une petite dormeuse, ce qui me permettrait d'être en forme avec 4 ou 5 heures de sommeil par nuit, et d'avoir du temps pour le reste. Je ne veux pas non plus devoir avoir un planning tiré au cordeau, arrangé comme un plan quinquennal soviétique.

Je vais déjà tenter de mener à bon port la conclusion du master, et après, qui vivra verra. Ce ne sont pas les projets qui manquent, mais le temps pour les mener à bien.

lundi 27 juin 2022

Les plans de l'été

 Parce que bon, Les cours sont finis, mais ce n'est pas pour autant que je ne fais plus rien. En fait, je suis même comme Jules:

Tu quoque, Iulii!

Bon, je vais quand même m'en accorder une petite semaine bien méritée.

Mais après?

- Le russe:
je fais ma première année de master sur deux ans, ça veut dire que j'ai encore des matières à présenter l'an prochain, à commencer par le mémoire à faire. Le sujet  général est troiuvé, j'ai des documents à fouiller. Il va falloir faire avec, je n'ai pas pu aller en chercher à Saint Pétersbourg. J'ai une idée derrière la tête, qui si elle aboutit, peut devenir un truc assez énorme.

Concrètement : contacter un spécialiste du domaine qui me concerne qui a un emploi du temps de ministre, et croiser tous les doigts que j'ai pour qu'il m'accorde un entretien, même par internet. Sur un coup de bol, le monsieur peut être intrigué et intéressé par les questions d'une vieille étudiante. De ce que j'ai appris, et vu sa personnalité... ça pourrait peut-être marcher. Mais donc, avant de contacter quelqu'un, il va falloir déjà fouiller les documents que j'ai, afin d'affiner le sujet, et de ne pas poser de questions idiotes ou d'enfoncer des portes ouvertes => été en partie consacré à trier ces documents.

Autre chose importante à faire: le tri des cours de cette année. Avec 17h00 par semaine, je n'ai pas vraiment eu le temps de mettre au propre, donc j'ai des brouillons partout à réécrire, à classer, à scanner. Histoire de ranger aussi le foutoir qui s'est mis dans ma tête.

et troisième chose importante: lire les cours de l'année de l'université de Toulouse (bon, pas tout pendant l'été, plutôt sur toute l'année, car lorsque je pourrai passer en seconde année de master, tout ce que je n'ai pas fait pour le moment sera supposé être acquis, donc autant ne pas traîner pour raccrocher les wagons.

Et enfin: j'ai en attente des lectures en vo, en VF, des vidéos de films et spectacles à voir, des interviews à écouter, des amis avec qui pratiquer...Donc oui, en s'organisant bien, je dois pouvoir arriver à  consacrer tous les jours une heure/ deux heure de russe, sans que ce soit trop oppressif.

- Autre langue en cadre universitaire: en théorie, j'étais inscrite en allemand niveau C1, mais je n'ai pas pu lui consacrer du temps. L'inscription était factice, ça n'avait pas d'importance. Mais il y a un hic pour les deux années de Master: l'allemand C1 n'est pas disponible en enseignement à distance. Et les options disponibles sont en fait minimaliste. Donc je suis en train de plancher sur un autre solution: soit reprendre l'espagnol ( niveau à estimer, probablement A2) qui existe en enseignement à distance, soit tenter autre chose. Dans le cadre du master de Slavistique, le polonais niveau A1 serait thématique, mais ça ne me tente pas.
Je regrette particulièrement une chose: en tant qu'étudiante de Toulouse, je dois prendre des options à Toulouse. Je ne peux pas par exemple, choisir une option à distance dans une autre université si je n'y suis pas inscrite et la faire valider en équivalence à Toulouse. concrètement: Ce mois de mai/ juin, l'Inalco propose des cours d'initiation via zoom à des langues turciques 20/25 heures... Et parmi elles il y a le tatar. Et ça ça m'aurait carrément branchée pour deux raisons: j'ai un ami tatar, donc trouver des interlocuteurs n'aurait pas été compliqué, et lui aurait été ravi de m'aider. Et deuxième: c'est une langue minoritaire de Russie, non slave, mais la seconde en nombre de locuteurs, sur la fédération russe ( 4,5 millions de locuteurs). Et là, ça aurait été un atout conséquent.
Le cours  intensif en ligne de l'Inalco, est faisable du moment qu'on paye, sans être étudiant, mais problème: il ne valide apparemment pas de crédit pour les externes. Et d'autre part, 25h00 sur 3 du 10 juin au 1° juillet n'est pas possible cette année: les cours de saint Pétersbourg et le stage de tatar ont lieu en même temps. Cependant, je surveillerai ces offres pour l'an prochain, ça me donnera le temps de réserver un budget, peut être.

Dans le doute, je vais aussi continuer ce que j'avais commencé, sans pouvoir vraiment m'y tenir: brosser et dépoussiérer un peu l'espagnol cet été.

-Le géorgien: j'en ai parlé à part, donc je continue, toujours sans pression, sans nécessité de résultat, juste pour moi, en petite foulée.

-Les envies autres: il y a toujours le projet de reprendre un peu le latin ou le grec ancien ( pas les deux en même temps quand même ). Là encore ce sont des choses qui me sont malheureusement inaccessibles comme option car.. on ne peut les prendre qu'en première année de licence, et les garder ensuite cherchez l'erreur. Mesoptions de première et seconde année ayant été validées en équivalence, impossible de choisir l'un des deux en 3° année comme option. C'est débilissime.

- Le Français:  hé oui. En fait, le FLE, précisément. J'ai une maîtrise mention FLE, mais.. ça correspond à un demi master maintenant. Donc je vais aussi me renseigner pour savoir s'il y a possibilité de compléter ça à distance à un moment où un autre ( il me semble que la Sorbonne le propose, à vérifier). En été, je vais prospecter, pour savoir ce qu'il en est, si j'ai besoin d'un diplôme spécifique pour postuler en école de langue en Russie (et surtout pas en France!).

De plus j'ai une mission: le copain dont je parlais précédemment, celui qui m'a offert un livre et quelques heures de son temps juste avant mon départ ( il ne se rend pas compte du service qu'il m'a rendu ce jour là💓, mais entretemps j'ai eu la possibilité de lui en rendre un gros à distance, donc, égalité) est bien motivé pour apprendre le français.
Mais vraiment commencer ces jours ci. Il attendait simplement la fin de ses examens avant de s'y mettre à tête un peu plus reposée.
Depuis quelques semaines, je prépare des choses pour, lui, pour que sa rencontre avec ma langue se fasse de la manière la plus directe et simple possible ( qu'il ne prenne pas peur par exemple en voyant nos tableaux de conjuguaison) et qu'il ait envie de continuer.
En fait il devait dès août venir ici en vacances. Les choses politiques étant ce qu'elles sont, c'est la galère pour faire une demande de visa, donc, il reporte à l'an prochain, va économiser un peu plus pour venir plus longtemps, et aura plus de temps pour faire les démarches. Et donc entre temps: apprendre un peu la langue, pour que son voyage soit encore plus génial. Donc oui, je suis super déçue, je me faisais une joie de le revoir, mais ce n'est rien par rapport à sa déception à lui évidemment.Et là, il vient dans la foulée de changer de travail, donc, le temps de s'acclimater pour lui, de me reposer une petite semaine pour moi, et on s'y colle.

- Le reste: continuer le sport, améliorer mon équilibre, me renseigner sur les termes techniques et les pas de bases de la danse, histoire de moins galérer. Parce que tout apprendre en même temps, c'est chaud. Le piano ça continue ( moins ce mois ci pour cause d'examens), et j'ai repris le basson aussi à petites doses, donc... la tête et les jambes!
Mon petit travail va être en pause ces deux mois. Ma disponibilité est prolongée jusqu'à juillet 2023, mais ça veut donc dire que pour l'instant, les entrées d'argent sont toujours super limitées. Ceci dit, à la rentrée, je n'aurai plus l'emploi du temps strict de Saint Pétersbourg, donc je vais aussi pouvoir chercher quelques heures de plus.
Et il y a toujours la formation  en traduction , qui est en attente de budget.
Donc un été, bien rempli en perspective.

Il y a quand même si c'est possible un petit projet voyage fin juillet ( si c'est possible, parce que mon vaccin russe n'est pas reconnu en europe. J'ai eu 3 injections qui m'ont rendue malade comme un chien, mais la troisième de compte pas et je devrais donc en faire une quatrième pour valider la 3° ici et avoir un passe sanitaire entier. Hors de question d'avoir plus de vaccins que les autres et de me retaper plusieurs jours de fièvre pour cause de pinailleries administratives)

mercredi 2 juin 2021

Pourquoi apprendre une autre langue?

MAIS, OUI, POURQUOI?


Ce qui est une excellente question, pouquoi je fais ça? Pourquoi décider d'apprendre une nouvelle langue, alors qu'on en connait déjà un peu plusieurs? Et que j' avais dit " je ne pense pas en commencer une autre"?

De fait, c'est celle qu'on devrait se poser avant de commencer toute activité un tant soit peu exigeante en temps, concentration, énergie etc... Et du coup cette exprimentation me donne l'occasion d'un sujet plus général sur les raisons de l'apprentissage d'une langue, et surtout MES raisons.

MES RAISONS

- la curiosité, déjà c'est un bon début. Mon apprentissage du russe a débuté pour une raison encore plus vague au lycée: un concours de circonstance.
Il me fallait choisir une option qui n'existait que dans le lycée où je voulais aller, pour déjouer la carte scolaire.
Contexte: ma ville est divisée en extra-muros ( très grand) et intra-muros (tout petit). Habitant en extra-musos, je devais aller dans un des 2 lycées de l'extra-muros sauf si je choissisais une options qui n'existait dans aucune des deux. Mais ils n'étaient pas accessibles facilement, j'aurais du prendre un bus jusqu'en centre ville et prendre une correspondance pour retourner à une autre endroit de l'extérieur. Autant rester en centre ville! J'ai donc choisi une option dispnible uniquement en centre-ville pour m'épargner deux trajets en bus le matin et deux le soir, et de devoir me lever avant 6h00 du matin. J'avais le choix entre russe ou chinois, ça s'est joué sur le fait que je connaissais un peu plus la Russie, en matière de culture générale.
Véridique,: j'ai opté pour le russe LV3, pour gagner du temps dans les transports et ne pas me lever trop tôt. Mais je n'ai jamais regretté mon choix.


- L'envie de tester une langue non indo-européenne sans pression ni enjeu: Comme je l'ai dit mes précédentes tentatives avec des langues non indo-européennes étaient soit imposées par les circonstances, l'obligation universitaire et un choix limité ( quand on doit choisir deux options sur trois et qu'une est impossible pour raison d'horaires), soit liés à une circonstance particulière (des voyages bien délimités dans le temps). Là, je n'ai pas de délai m'obligeant à mettre les bouchées doubles.
Donc une fois passée l'envie d'aller dans le pays, après plusieurs voyages, j'ai constaté que comme le Japon commence à être bien connu, et que lors de mes derniers voyages, un peu plus de japonais parlaient anglais que 10 ans auparavant, on peut satisfaire son envie d'extrême-orient sans avoir l'absolue nécessité d'apprendre la langue. Le pays m'a plu, mais ne m'a pas séduite. J'ai vraiment du mal notamment avec la hiérachisation à l'extrême des rapports sociaux, et il faut bien le dire, le culte de la consommation à outrance, qui est pourtant à l'opposé des valeurs prônées par le bouddhisme. Le cas est curieux: j'ai aimé mes voyages et le pays, ses qualités... mais je n'ai pas envie d'aller plus loin. Un peu comme un pote: on l'aime bien, mais sans avoir forcément envie de sortir avec lui, si je peux tenter cette comparaison. En tout cas, le déclic ne s'est pas vraiment fait au niveau de la langue. J'ai la sensation que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Pour le moment en tout cas.

- l'envie de tester des techniques et théories en partant de zéro: Ces tentatives datent un peu, même pour le japonais. Depuis, j'ai découvert vraiment la possibilité d'étudier en respectant ma mémoire, de manière consciente et non plus empirique. Ce n'est évidemment pas possible en cadre universitaire, où les exigences sont imposées par l'extérieur, où le vocabulaire pas toujours passionnant est imposé à un rythme infernal et sans avoir le temps d'être assimilé. Oui, j'ai du apprendre pour mon premier semestre le vocabulaire de la construction d'une isba ou les essences d'arbre en russe. Et du vocabulaire de sociologie et politique au second semestre.
Corrolaire: on finit par perdre de vue pourquoi on apprend, surtout pour ceux qui n'ont pas de projet défini. La routine, le train train, l'annui => certains laissent tout tomber pendant les vacances => c'est encore plus dur de reprendre à la rentrée => décrochage.

- Le besoin de nouveauté SANS REPERE
:Après deux semestres intenses de russe et un peu d'allemand j'ai besoin de changement et de nouveauté, pour rester dans la dynamique d'apprentissage.
En traduction: faire un peu de nouveauté, pour me donner un coup de pied mental au cul. Et là, je ne peux pas compter sur une compétence passive et me la couler douce, il va falloir bosser et mettre en place des stratégies. Chercher parmi les maigres sources disponibles en ligne , car rien n'existe dans ma ville. Les trier pour voir lesquelles sont le plus utiles dans un premier temps, dans un second temps, et me fabriquer les miennes à base de tout ça.
Voir si commencer une langue pour laquelle je ne connais à la base que 5 ou 6 mots en mettant dès le début en oeuvre les stratégies que j'ai apprises ces dernières années et en utilisant les outils numériques, en utisant la répétition espacée dès la première semaine change vraiment la donne.
Et piocher dans toutes mes autres activités des ressources inattendues.
A priori oui: la nécessité de devoir faire appel à la créativité et d'intégrer la nécessité d'un apprentissage actif, sans l'aide d'un prof, devrait rendre les choses plus concrète et même influencer positivement les autres langues.

Je m'explique:

En allemand, en russe et en anglais, j'arrive au pallier du niveau B2: il est redoutable. On voit le chemin parcouru, et surtout le chemin qu'il reste à parcourir. Mais en même temps, on connait déjà suffisamment de choses pour converser. Même si on continue d'apprendre régulièrement il y a moins de "retour sur investissement". Je découvre encore de nouveaux mots, mais tellement spécifiques que je ne risque pas de les réemployer facilement, donc ils ne restent pas en mémoire. On en est au point d'Alice, dans de l'autre côté du miroir, qui court... pour ne pas reculer, et fait du surplace. Démotivant, non? Devoir mettre une énergie colossale pour ne plus voir de progrès à l'échelle de la journée, de la semaine ou du mois, mais plutôt de l'année.

Exemple, celui qui commence une langue en ne connaissant qu'un mot, et en a appris 100 à la fin de la semaine, a multiplié ses connaissances par 100. Ca fait une énorme différence.
Celui qui en connait déjà 1000 et en a appris 100 à la fin de la semaine aura déjà moins l'impression de progresser. Ca fait une certaine différence.
Celui qui en connait 10 000 et en a appris 100 au bout d'un mois ou plus.. aura l'impression d'une goutte d'eau dans la mer, de ne plus avancer. La différence est minimale.

C'est aussi une question d'utilité: au début, on progresse vite car on apprend du vocabulaire quotidien, des tournures de base. On ne pourra pas dire grand chose mais ce sera des choses quotidiennes: réserver une lcation, commander au restaurant, demander son chemin, parler de banalités...
Plus on avance, plus le vocabulaire se spécialise ( coucou, le vocabulaire de la construction en bois et les essences d'arbres). Ce sont des choses intéressantes, mais peu utiles au quotidien, donc.. qu'on va mettre un bout de temps à apprendre, et qu'on va oublier très vite.

Donc oui, plus on avance.. moins on avance vite. D'où l'intérêt d'apprendre régulièrement de nouvelles choses pour entretenir la motivation. Et les solutions peuvent parfois arriver quand on s'y attend le moins, d'une manière qu'on n'aurait simplement pas imaginée.

Je vais prendre quelques autres exemples, dans ce que je connais le plus et pratique depuis plus de 20 ans, la musique.

J'avais déjà un bon niveau en basson, mais je n'y ai plus touché depuis 2 ans pour diverses raisons, d'abord l'impossibilité de recommencer l'orchestre pour question de changement de niveau universitaire au bout d'un mois, et l'impossibilité tout court depuis mars 2020, pile au moment où j'espérais reprendre. Les orchestres amateurs n'ont pas recommencé. La musique me manquait et jouer seule du basson est ennuyeux, je n'ai pas trouvé la motivation.
J'avais un clavier chez moi dont je ne me servais que pour déchiffrer le chant. J'ai trouvé une méthode qui m'a convenu, et depuis un an j'apprends le piano en autodidacte, alors que je n'avais pas réussi à mettre mes deux mains ensembles sur un clavier avec les méthodes habituelles. Ca progresse et plus vite que je n'espérais, alors que le basson stagnait depuis des années. en travaillant à ma manière hors cadre classique. Je ne perds pas l'habitude de lire des partitions, je les lis différemment, verticalement pour les accords, et non horizontalement. Je parie ma tête que lorsque je pourrais enfin reprendre le basson, le temps de reprendre l'habitude des mains, j'aurais en fait.. progressé, car j'aurais débloqué des choses qui ne pouvaient pas se débloquer en faisant toujours la même chose en boucle ( dans mon cas, la lecture verticale des accords, qu'on  ne pratique pas avec un instrument monodique). Je sens déjà que ma conscience des accords à changé, quand je chante, par exemple.

Prendre du recul.
Essayer des choses nouvelles.
Se nourrir de toutes les informations qu'on peut trouver.
Même si ça paraît hors sujet à première vue et donc inexploitable.

J'envisage à présent mes activités de plus en plus globalement: le sport améliore la posture, qui améliore le jeu au piano qui améliore la lecture de partition, qui améliore la mémoire etc... Le chant améliore les langues, les langues améliorent le chant.
J'ai réussi à trouver une piste pour un problème dans le chant en voyant une publicité pour des  tutos.. sur les pirouettes.Vraiment: ce que dit ce monsieur a fait écho à des choses que j'entendais depuis des années. Mais la démonstration vers 30 secondes qu'il fait avec son élastique m'a fait dire "attends, mais...ça me rappelle un truc, pour aller vers le haut, il faut se diriger vers le bas, et ne pas bondir dans la position. Pour une note aigue, il faut la penser grave et ne pas se précipiter sur la note sans la préparer. Et si je pensais à ça en chantant, si je faisais "comme si" je me préparais à faire une pirouette?". Bingo! amélioration en quelque semaines.

Ces exemples, pour dire, et me rappeller que parfois la solution qu'on cherche depuis des années vient de quelque chose de très éloigné et totalement inattendu. 30 secondes d'un gars en petite tenue qui montre comment bien tourner sur un pied m'ont donné une solution à un problème tout autre, mais pour laquel le souci n'était pas musical, d'oreille ou de phrasé, mais de posture que malgré toutes les explications des profs, je n'arrivais pas à ressentir physiquement.

Donc sans passer sans cesse du coq à l'âne, intégrer de la nouveauté, varier les plaisirs (je n'apprendrais pas à tourner comme un pro.. mais c'est plutôt agréable de regarder faire le p'tit gars au physique d'athlète hmmmmm belles jambes et le reste n'est pas mal non plus ;) hé ho j'ai des yeux, c'est fait pour s'en servir) parce que des solutions peuvent arriver d'un simple changement de point de vue.

Et la posture, sinon l'attitude peut être importante pour apprendre une langue. Et pas seulement l'attitude mentale, mais je parle bien de posture physique. Auparavant, sans être stressée en apprenant, je n'avais jamais prêté attention à ma manière de me tenir.
L'école nous enseigne surtout à rester assis sur une chaise. Ou à nous tasser dessus. Ce qui met les gens qui ont besoin de bouger, ou qui ont mal au dos, en situation défavorable.
Le test avec l'italien m'a prouvé que ma mémoire est très auditive, pas du tout visuelle mais un peu kinesthésique: je mémorise mieux quand je bouge. que ce soit écouter un podcast en randonnant ou sur mon vélo d'intérieur, faire des allez-retours dans la pièce en révisant le vocabulaire, insérer des sessions de gymnastique entre les révisions, faire attention à détendre le dos, les épaules et le cou ( surtout quand on étudie en ligne), se caler confortablement en tailleurs ou avec un coussin, ou monologuer en se lavant les cheveux sous la douche pour faire du moment de révision un moment de détente.

Je  tente donc cette fois une langue pour laquelle je connaissais en amont la folle quantité de 6 mots avant de connaître l'alphabet. C'est un laboratoire parfait pour voir ce que je peux faire tranquillement à mon rythme, en utilisant les ressources que je peux trouver.

Je ne documenterai pas tous les 15 jours comme je l'ai fait pour l'italien, mais ponctuellement, quand je trouverai que j'ai quelque chose à dire, ou que j'aurais découvert une nouvelle source. Peut être une fois par mois, peut être plus, peut être moins.

qui vient ici?

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Et un an après?

 Oulà, oui, même un peu plus puisque nous sommes fin juin et que ma dernière MAJ date d'avant la reprise du travail Alors, c'est off...