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mercredi 1 juin 2022

Bilan de 1 an de géorgien

Enfin, un an et une semaine, en gros.

Pour toutes les causes précédemment racontées, il n'y a pas eu de bilan depuis un certain temps, ce qui ne veut pas dire que j'ai laissé tomber.
Simplement, les choses ont été plus compliquées, et souvent j'ai du me contenter de 5 à 10 minutes de révision le soir.
Les cours à l'univeristé de saint Pétersbourg sont intensifs et ne finiront à la fin du mois de juin.
Aprend, en juillet eu août, je vais un peu freiner sur le russe. C'est à dire que n'ayant plus 16 ou 17h00 de cours par semaine avec le travail personnel, je vais pouvoir réorganiser mon emploi du temps.
et ça commencera pas UNE semaine complète de vacances. Mes cours étant en ligne, c'est usant pour le dos et les yeux de rester sur l'ordinateur plusieurs heures par jour.

Mais donc bilan de cette année de géorgien?

du bonheur pour les yeux et les papilles.

- je suis passée de 5 mots en tout et pour tout à  1950 mots et phrases appris, mémorisés, sus si j'en crois les fiches trouvées sur anki ( certes, ça fait 2 fois moins, Anki compte 2 fiches dans les deux sens de traduction ( français vers géorgien et géorgien vers français). Et certaines phrases sont des mises en contexte des mots appris à part.. Donc en pratique, ça fait quand même beaucoup moins.

- j'ai divisé cette liste en 4: celle qui sert de source ( russe - anglais), je transfère ce qui m'intéresse peu à peu dans une liste " à apprendre et réviser " en traduisant l'anglais en français ( parce que si je laisse des choses comme  " pain", si je vois ça, je ne vais plus penser que c'est supposé être de l'anglais et me planter lors de ma révision)
- une fois le terme ou la phrase acquis avec une période de révision de plus de 6 mois, je déplace la carte dans " révision plus de 6 mois".. ça fait de la place dans la permière liste. Et comme il y en a moins, je revois simplement le dimanche. Il y en a plus de 900 maintenant dans cette catégorie.
- et une troisième liste " révision plus d'un an". et quand on en est à la révision annuelle, en principe, c'est que le mot  "roule". Et là, pas mal, j'en ai plus de 275 maintenant.

 Et les deux "faces" ne sont pas forcément dans la même liste ( donc les + 275 ne corrspondent pas exactement aux mêmes fiches. certains me sont plus faciles à retrouver en version ou bizarrement, en thème. Certains bien que pas évident a priori me rentre de suite en mémoire, surtout s'ils ne ressemblent pas. D'autres sont proches en son - pour moi - et donc bien épineux. )

En gros j'ai fait le système de la goldlist, qui ne m'avait pas convaincue, mais adapté à la révision espacée.

- Apprendre l'alphabet m'a pris un bon mois, mais je n'hésite maintenant plus sur les lettres qui se ressmblent beaucoup.

- Même la prononciation est moins hésitante, bien que j'aie parfois tendance à prononcer à la russe les mots qui sont communs aux deux langues ( surtout après une journée passée à parler en russe)

- Je ne peux pour le moment que faire des phrases simples au présent, un tout petit peu au passé ou au futur, mais pas plus, pour le moment. J'ai misé plus sur le vocabulaire que sur la complexité syntaxique ou la grammaire. Je vais plancher là dessus cet été, mais avec en moyenne 20h00 d erusse ou plus par semaine, c'est assez compliqué de trouver l'energie de faire de la grammaire géorgienne.

- A part quelques mots cet été, je n'ai pas encore eu l'occasion de parler réellement. Non par trouille, mais par manque de temps pour chercher des interlocuteurs et discuter de manière suivie. Je n'aime aps commencer quaelque chose si je ne sais pas combien de temps je vais avoir, ni commencer à discuter avec quelqu'un et laisser tomber par manque d'organisation.

- La situation en Russie étant ce qu'elle est, je me dis que c'était un choix judicieux, vu que je ne pourrai pas retourner en Russie avant probablement longtemps. Ceci dit, je connais des gens qui ont fait un stage de russe à Tbilissi, donc, j'envisage bien cette possibilité, et avoir des bases de géorgien sera forcément un plus.

-Le pays me tente de plus en plus, d'autant que j'ai squatté le restau géorgien à côté de l'université en Russie, et que  ça a été un coup de coeur absolu. Les khatchapuri, les khinkali, le tarkhun, les nigviani baklajani, le sel de Svanétie, tout ça, c'est un carton plein.

- Coup de coeur aussi pour la musique et le film dont je vous ai parlé ( et son jeune acteur- danseur principal incroyablement prometteur, que j'ai très envie de voir faire une belle carrière sur scène ou sur écran)

- J'ai trouvé pas mal de ressources qui vont continuer à me servir.

Donc le bilan global?

Comme j'ai tenu les comptes, je vois que j'ai alloué environ 204 heures à cet apprentissage àquelques minutes près. Donc allez, un peu plus de 200h00 à l'année. Beaucoup plus de juin à octobre 2021, puisque je n'avais pas encore de cours, ou pas beaucoup, beaucoup moins pendant mon immersion ( 7 h 25 en mars 2022, mois de mon retour, où je n'ai pas pu pratiquer pendant presque une semaine, et à minima encore pendant une autre, pour cause de grosse, grosse grosse fatigue.)
Dans le même temps, j'ai passé au plus bas ( cours et exercices, pas toujours parfaitement comptés, sans compter le temps passé en immersion et à envoyer des messages, y répondre, faire des messages audio, une viédo, etc..) 478 heures à pratiquer le russe ..

Mais de fait, pendant les 3 mois d'immersion, j'ai rencontré des gens et discuté avec eux, visité des endroits, cherché des informations pour les vaccins, puis des démarches administratives, visité des expos, j'ai vu deux pièces au théâtre, deux opéras, j'ai cherché les renseignements, acheté les billets, suis allée en train à Moscou, vu des expos, fait mes courses, etc.. tout ça en russe. Je pense qu'on peut sans problème estimer que j'ai à peu près doubler ce temps 😅

La différence étant qu'il y a un apprentissage dans un cadre intensif, avec à la clef un  diplôme et un projet de travail à terme quand l'autre n'est que curiosité et plaisir personne, donc.. il doit être cantonné au rôle secondaire.

Je ne vais pas chômer en russe cet été ( nécessité de trier les documents pour le mémoire et de commencer à faire un plan, copains russophones qui apprennent le français à aider, lectures et films en retard, passage de certificat B2 à préparer, possiblement à la rentrée.), mais je vais quand même plancher moins que 18h00 par semaine.
Et j'ai besoin d'une pause avec la langue, comme l'an dernier, pour ne pas en perdre le goût.

Donc des vacances s'annoncent, je vais tenter d'aller pratiquer un peu l'allemand en Autriche en juillet - août pour me changer les idées, de vraiment accorder un peu plus de temps à l'espagnol que j'ai tenté de reprendre réécemment, sans pouvoir y accorder suffisamment de temps, d'augmenter un peu ma pratique sportive et musicale, aussi en perte de vitesse ces jours ci...

Et donc, aussi, enfin, de me pencher un peu plus sur la grammaire du géorgien, et la culture du pays. J'attends de voir comment ça s'annonce au niveau des passes sanitaires pour y prévoir un voyage.

samedi 3 juillet 2021

Les bonnes nouvelles de Géorgie, numéro 2

Oui parce qu'il y en a d'autres.

Et ça concerne la grammaire. Très exactement les déclinaisons. Yep le truc qui fait peur.

En fait: régularité et peu de complexité. Elles sont plus simples que celles de l'allemand, du grec ancien, du latin ou du russe.

Et pour les dingues ou ceux qui ont appris le finnois, je les entends d'ici: " hoo mais c'est TROP simple, c'est décevant".

- Les déclinaisons dépendent de la voyelle finale (5 voyelles possibles) mais ... se ressemblent beaucoup entre elles.

- Il y a 7 cas. 7, ce n'est pas la mer à boire. Beaucoup moins que dans d'autres langues où il y a un cas pour absolument n'importe quelle situation possible et imaginable ( endroit où l'on est, où l'on va, dont on vient, par lequel on a transité, qu'on a contourné ou que sais-je)

- Nominatif, ergatif, datif, génitif, instrumental, adverbial, vocatif, dans cet ordre.
=> les habitués vont donc remarquer ce qui brille par son absence: Où est l'accusatif? ben.. il n'y en a pas, COD ou COI, on s'en fiche, tout ça c'est du datif (la plupart du temps)

- Nominatif : comme d'habitude c'est le cas du sujet le plus courant, des mots dans le dictionnaire, celui qui ne piège pas. Il se termine toujours par une voyelle A, I, O, E ou U. Et si c'est un mot qui en théorie se termine en consonne, on lui colle un i final et c'est réglé. En gros il y a une chose importante: le mot finit par A ou I, on le met dans un paquet mental. Il se termine par une autre voyelle: un autre paquet.
Il peut servir de complément d'objet pour certains verbes... à voir plus tard

- Datif = cas régime, peu importe que ce soit du COI ou du COD, du COD ou que sais-je, hop tout ça au datif, qui n'a pas non plus beaucoup de terminaisons différentes. Il peut aussi servir parfois de sujet ( WTF? selon les verbes. En gros selon les verbes, les formes sujet et objet sont inversées)

- Génitif: cas du complément du nom et du partitif, c'est très habituel. Mais en gros, il n'y a pas de piège (oui, les génitifs pluriels en russe, c'est à vous que je pense). Donc du moment qu'on mémorise un truc comme " ambassade de Géorgie" ou " frontière de l'Arménie", la forme et l'emploi sont plutôt tranquilles.

- Instrumental, les russophones ne seront pas dépaysés: tout ce qui se fait au moyen de quelque chose ( couper avec un couteau, écrire avec un stylo ou marcher avec ses pieds...= tout ça c'est de l'instrumental. Mais là où il est plutôt cool, c'est qu'il n'a pas un paquet d'autres utilisations ( l'instrumental russe est pénible pour ça: avec des prépositions de localisation par exemple, ou "travailler en tant que + métier," hop, le métier se met à l'instrumental)

- Adverbial: et hop, travailler en tant que quelque chose => adverbial ( comme docteur, comme mécanicien). Qui sert principalement à transformer un mot en adverbe. Que j'aime quand tout est logique et bien rangé comme ça!

- Vocatif: ne sert qu'à une chose: apostropher quelqu'un ou quelque chose (si vraiment vous avez envie de faire de la posée et d'écrire Ô Soleil, ô Montagnes. Ben voilà, ce ô, c'est la marque du vocatif grec), autant dire qu'il est très théorique lorsqu'il ne s'agit pas d'un être vivant. Il se termine par "o" ou " v". Ha, oui, il est presque hors d'usage, hormis une poignée de mots, dont seuls 2 sont vraiment courants ( monsieur et madame). En clair, le reste est soit familier, soit sert à s'adresser à un curé ou une bonne soeur, à prier ou à s'exclamer " mon dieu!"

- Reste l'ergatif qui est la particularité que je ne connais pas encore, donc difficile de préciser pour l'instant à quoi ça sert ( apparemment une autre forme de sujet encore selon les verbes). Mais la construction a l'air régulière.

- Les pluriels sont très réguliers, puisqu'il s'agit de rajouter " ebi", marque du pluriel. C'est là qu'entre en jeu la séparation: nominatif en A ou I, nominatif en autre voyelle. Les deux ayant une petite différence, vraiment pas compliquée à mémoriser. Il y a quelques pluriels irréguliers, mais... réguliers dans leur irrégularité.
Et comme le pluriel est en " ebI" il se décline simplement comme un mot en I. En gros les 5 voyelles du sigulier n'en font plusqu'une seule  = une seule déclinaison au pluriel.

- et les autres cas au pluriel? ben: nominatif pluriel + terminaisons des cas, les mêmes qu'au singulier.
Alors évidemment, il y a surement des subtilités: tel cas avec telle postposition (et pas préposition), tel archaïsme avec un pluriel irrégulier
Mais enfin, a priori, il n'y a pas d'énorme piège, les déclinaisons sont plutôt régulières par rapport à celles que j'ai cotoyées ( allemand: ses masculins faibles et ses pluriels parfois compliqués; russe et ses génitifs pluriels dignes d'un TP de chimie; latin et ses 5 déclinaisons qui n'ont pas grand chose à voir entre elles; grec ancien de mémoire assez épineux...)

- UN truc un peu relou, certains mots ont une particularité nommée " syncope", qui est un peu imprévisible, bien que régulière. Si elle se produit, c'est toujours au génitif/ instrumental/ adverbial et tous les pluriels. Mais il faut le savoir, même si de l'aveu du manuel  beginner's georgian:  " si vous ne la faites pas, ce n'est pas grave, tout le monde vous comprendra quand même"

Et tout ça ce sont des bonnes nouvelles parce que je ne savais pas trop dans quoi j'allais tomber à ce niveau. Donc structurellement: c'est assez simple et régulier, ce sont certains emplois qui sont inhabituels. Ok, on va y aller progressivement.

ASTUCE PERSONNELLE: maintenant j'apprends les déclinaisons différemment. Le bon vieux tableau rébarbatif à apprendre verticalement, qui décline un mot dans toutes les situations, rosa rosa, rosam, c'est fini. Je les apprends horizontalement, un cas après l'autre, et avec des phrases ou des locutions en explenple, c'est beaucoup plus efficace.
Et pas forcément dans l'ordre: j'ai sauté directement du nominatif au génitif, pour déjà mémoriser les structures telles que " ambassade de France", "tasse de café" " Mon nom ( le nom à moi) est..."
Puis à l'adverbial ( parler en français, en anglais, en géorgien, bien, mal, etc.., travailler comme fonctionnaire, prof, etc..)

Et il y aura d'autres bonnes nouvelles, je l'avais déjà dit mais:
- pas de féminin = pas d'accord de pronoms ou d'adjectif en genre.
- les adjectifs ménagent aussi d'autres bonnes surprises, du genre invariabilité en cas pour 4 voyelles sur 4 :)
- Adjectif au cas adverbial = adverbe. Difficile de faire plus intuitif.
- Les pronoms personnels aussi ont l'air assez faciles, avec très peu de variations, et pas de vocatifs pour la 1° et 3° personne (on ne s'appelle pas soi-même, et si on appelle un tiers, il devient " tu" ou "vous", c'est hyper logique!)

Je sais que les verbes me réservent les mauvaises surprises, donc autant se réjouir de ce qui est tranquille. Je vais garder les déclinaisons épineuses pour après, et commencer par le nominatif ( sujet habituel), le génitif, l'adverbial, l'instrumental (et le vocatif qui ne sert pas beaucoup) et essayer de comprendre les emplois de tout ça.
Même pas peur!

vendredi 11 juin 2021

Par quoi commencer, comment commencer?

Parce que c'est le premier problème qui se présente: je veux apprendre les bases d'une langue, il n'y a pas de cours près de chez moi, je ne connais qu'une poignée de mots dans la langue... je fais quoi?

En l'occurence: la langue est très différente et utilise un alphabet absolument unique, il va donc falloir commencer par l'apprendre.

Hé oui, pas de secret, on copie jusqu'à ce que ça entre (enfin, pas que, il y a aussi des moyens plus numériques)

Deux solutions:
- soit je prends les lettres dans l'ordre,  A, b, etc... et je ne peux pas vraiment construire ou copier de mots avant plusieurs jours.
- soit je les prends dans le désordre. Je ne pourrais pas chercher dans un dictionnaire, mais je peux constituer une (petite) banque de mots à copier en 2 jours pour me faire la main.

C'est évidemment cette option que j'ai choisie: déjà testée avec le russe, elle est bien plus pratique et permet dès le début d'apprendre de vrais mots.

(imaginez, en français: vous apprenez le premier jour a, b, c, d. Que faire avec ça?: baba, dada, bac..et c'est tout; intérêt pratique? zéro. Jour deux on rajoute le E et ses variantes accentuées et le f: bec, café, déca, dé, bébé, face... certes ce sont des mots réels, mais bon, c'est tout sauf transcendant)
Et ce en partant des lettres dont la pronociation est similaire à celle de votre langue d'origine (et en russe, on peut commencer par celles qui s'écrivent pareil ou plus ou moins pareil).

Là, pour le coup, il n'y a aucun point d'appui graphique, mais il y a des sons communs, ouf. Autant commencer par ça.

Ce qui est en rouge, ce sont les voyelles qui sont, dans l'ordre: a, è, i, o , u
Jusqu'ici, tout va bien, c'est comme chez nous.
Pour le reste : a, b,g,d,e, v, t, i...
Je ne sais pas encore prononcer la 6° lettre de la 4° ligne mais je l'aime déjà parce qu'elle me fait penser au cornet de glace à deux boules que je mangerai quand j'aurai fini d'apprendre l'alphabet.


Très important: pour tout ce qui suit, j'employerai toujours l'alphabet phonétique international, C'est même pour ça que j'ai fait un sujet dédié juste avant. Et ça va être crucial pour les sons qui n'ont pas d'équivalent en français.

Pourquoi faire quelque chose qui me prends du temps, et m'oblige à chercher en ligne?
- apprendre la seule graphie des lettres et la transcription en alphabet latin permet de lire, mais pas de prononcer.
- les enregistrements en géorgien ne sont pas nombreux sur forvo, hélas.
- les enregistrements ne sont pas faciles à reproduire si l'on ne sait pas quel est le " truc", le détail qui change tout. Il y a deux "t" en géorgien, aucun ne correspond vraiment au t français. C'est pas mal d'avoir le son, son descriptif et de s'entraîner avec ça (et il va me falloir beaucoup d'écoute pour certains sons)

J'ai trouvé un site très bien fait, j'ai donc suivi ce qui y est proposé: 4 lettres le premier jour, qui correspondent aux sons [a] [i] [l] [m] + 4 le second [ɛ][ɔ][n][s] qui se prononcent comme en français. Et déjà on arrive  quelques chose de plus intéressant: des noms de pays, ou villes, qui se prononcent pareil ou presque en français et en géorgien. Les copier en les prononçant permet  d'associer le son avec la forme sans être trop perdu.
3° jour: on ajoute [u], [v/w], [r]: ça va encore. Plus quelques mots simples (pas forcément les plus utiles au départ, mais simples: flamme, rubis, violette.
4° jour: on attaque les sons qui n'existent pas en français.[pʰ] [tʰ] [kʰ]. Ca paraît un peu compliqué, mais il s'agit de sons à prononcer en expirant, comme si on était exaspéré (pfffeuh! teeeeuh!)
(Là aussi, j'ai trouvé de quoi faire, donc promis, il y aura un sujet avec tous ce que je peux trouver sur la prononciation de ces consonnes inhabituelles pour nous pauvres francophones)
Et la on peut déjà rajouter des choses plus thématiques: le nom du pays, des noms de villes, de rivière, la monnaie du pays, des mots de base...

Le nom du pays est déjà un condensé de ce qui m'attend.
En Français, Géorgie. En allemand: Georgien. En Anglais " Djo---djia".
En Géorgien? [sakʰartʰvɛlɔ]. Oups. Ca n'a rien à voir!😅

Et après: j'ai décidé de ne pas me surmener. La première semaine était intensive dans le but d'avoir déjà de la matière: 11 lettres et pas mal de mots à ranger par thématiques. Il faut encore trouver les accents toniques de ces mots, si possible la prononciation. Je tiens dès le départ à apprendre la pronociation la plus correcte possible.
Les jours suivants ont servi à trier cette matière: trouver un pdf (pas cher mais bien utile) pour tracer les lettres apprises à la main. Très important pour moi, pour mémoriser. Et au stylo à plume siouplait, c'est le seul moyen que je n'aie pas une écriture trop moisie: ça demande plus d'application, c'est presque un exercice de dessin. Mais plus je mets de temps à faire quelque chose, mieux je l'apprends.


Je l'ai dit, c'est un défi sans pression. Sans limite de temps. Je ne veux pas me précipiter et faire de l'à peu-près au départ. Donc oui, c'est long et beaucoup de travail au début. Mais c'est toujours plus simple que de prendre de mauvaises habitudes et d'avoir des difficultés à les perdre ensuite.

Je vois des gens dire " boh, l'alphabet ça va, je l'ai appris en 3 sessions d'une heure" De 30 minutes. Yep, un mec se targue de l'avoir appris en 1h30.
Tant mieux pour eux, mais ils ont appris les lettres d'imprimerie, ont-ils appris les lettres dans le contexte de mot? ont-ils appris à les écrire? ont-ils appris à les prononcer? A les prononcer en contexte de phrases? J'en doute.

Moi au bout de 15 jours et à peu près autant d'heures: 21 lettres vues sur 33, Dont 15 bien sues. Les 6 autres, c'est moins la graphie qui pose problème (encore que certaines se ressemblent encore un peu beaucoup pour mon oeil) que d'arriver à me souvenir dans quel contexte on utilise les lettres aspirées et dans quel contexte on utilise les lettres glottalisées ( rhaaa ces 6 là vont être coriaces. Et il en arrive d'autres qui m'ont l'air bien épineuses).
Mais Leitmotiv: ne pas paniquer, ne pas paniquer. S'il faut un mois, il faudra un mois, il n'y a pas d'urgence.
Ce n'est pas la course, même si j'ai très envie de commencer à déblayer l'accent tonique, la syntaxe et la prosodie.

Donc première étape:

- apprendre l'alphabet (reconnaitre les lettres, apprendre les premiers mots)
- pdf sur l'alphabet . Il n'y a que les lettres, je ne peux que vous conseiller de tracer aussi sur un cahier les mots appris via le site, au moins pour voir comment placer ces lettres à la bonne hauteur les unes par rapport aux autres.*
- forvo pour la prononciation, même s'il y en a peu.
- glossika phonics, j'y reviendrai dans un autre sujet.
- un quizlet pas mal fichu, j'ai eu du mal à trouver quelque chose qui n'utilise pas une voix de synthèse en anglais ou en français sur l'alphabet géorgien. Alors non "g" géorgien ne ne prononce ni "gé" ni "dji".
La personne semble être une prof spécialisée, elle a fait des fiches de révisions sur pas mal de choses, y compris le vocabulaire juridique. Je n'en ai pas besoin, mais ça laisse supposer qu'il y a du plus simple et plus intéressant pour moi.

Et comme pour le reste, je vais faire une liste des ressources en onglet, mise à jour avec ce que je trouve. Peut être une page pour ce que je déniche aussi sur pinterest.

*pourquoi apprendre à écrire à la main quand tout le monde utilise les ordinateurs? je l'ai dit, la mémoire passe surtout par l'audition mais aussi par le mouvement pour moi, donc plus j'écris, plus je mémorise. En tout cas bien mieux que si je me contente de lire. Et autant le faire correctement et ne pas me casser la tête à reproduire des lettres d'imprimerie pas super évidentes à tracer. Donc autant chercher les cursives. Qui parfois simplifient les tracés compliqués, ouf!

qui vient ici?

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et encore un an après :D

 Décidément, je suis peu productive depuis 2 ans. Est-ce que ça veut dire que je ne fais plus rien en lien avec les langues? Pas le moins du...