Après un mois de septembre fortement marqué par les tuiles... car le boulot que j'avais trouvé s'est fini pendant la période d'essai: le magasin a été racheté et va fermer, donc, licenciement d'abord des employés en période d'essai, et probablement des autres ensuite. Pannes et frais divers ( chauffe-eau, téléphone, porte du garage, batterie de la voiture, et maintenant une fuite dans la salle de bain..), entretiens d'embauche où on me fait miroiter plusieurs mois de contrat pour me licencier au bout de 3 semaines et 5 jours ou.. ne jamais me rappeler.
Je vous avoue que trop c'est trop, et le compte en banque fait vraiment la gueule. Je risque d'être contrainte de retourner plus vite que prévu à mon ennuyeux travail de gratte-papier. Psychologiquement, c'est éprouvant de se dire " ça fait 5 ans que je cherche à changer ma vie, que je me démène pour ça, et que j'en suis au même point qu'il y a 5 ans, mais avec beaucoup moins de sous"
Ce qui veut dire que je ne pourrai pas mener de front tout ce que je fais.. et vu le peu d'intérêt de ce master, où je fais tout, sauf du russe, je n'ai clairement plus envie de le mener à bien. Il me reste plusieurs matières inintéressantes et le mémoire, or même le sujet que j'avais choisi ne parvient plus à me motiver, surtout face aux difficultés financières. J'en suis au point où tout me motive SAUF ce qui est en lien avec l'université. Ils m'ont usée jusqu'à la corde avec les pinailleries administratives et j'ai vraiment l'impression de tourner dans une roue de hamster qui ne me mènera qu'à l'épuisement mental. Donc je préfère agir avant d'en arriver au burn-out.
Donc je suis sérieusement en train de penser à ne pas le terminer. Je n'y suis entrée QUE pour pouvoir partir en échange à Saint Pétersbourg, ce qui a été le fiasco que l'on sait. Pour le reste...je n'ai pas franchement d'intérêt pour le master lui même, il me fait perdre du temps plutôt qu'autre chose, et donc n'est clairement plus une priorité. Des frais de santé non remboursables risquent de se rajouter dans les mois qui viennent. J'ai commencé une formation en traduction que je n'arrive pas à avancer à cause de la surcharge mentale causée par ce master qui ne correspond plus à ce que j'en attendais (et mes camarades de promo sont dans le même cas, surtout ceux qui ont comme moi repris des études avec des attentes précises)
Ce n'est pas la langue le problème, mais bien le fait que justement je n'en fasse quasiment plus qui me pèse terriblement.
Donc il y a projet, ce mois ci de voir: - si je peux trouver un poste territorial plus intéressant que celui que j'avais. - Sinon, de revenir à mon ancien job, à temps partiel, afin de pouvoir à la fois gagner quelques sous et faire plus sereinement ce qui est lié à la traduction. - Revenir aux langues, eut-être sous forme de stages, à distance avec l'université de Saint-Pétersbourg ( ça c'était génial), avant de pouvoir envisager d'y retourner vraiment. - Diversifier, vu la difficulté qu'il y a en ce moment à utiliser le russe, en remettant un peu plus d'allemand et / ou d'anglais dans mon quotidien. - Et garder les activités ( qui coûtent aussi des sous!) que sont la danse, la musique.. et plus généralement il y a quelques disques que j'aimerais acheter depuis parfois des années.. en devant économiser. Ca aussi c'est relativement pénible, je ne vaux pas non plus acheter des choses hors de prix, mais c'est le genre de petit plaisir que je dois repousser. - Rembourser mes dettes ( auprès de ma mère, mais bon, j'espérais le faire avec le job qui m'a lâchée)
Et selon le cas d'envoyer bouler le master.
alors oui, j'ai eu des " tu ne vas pas arrêter maintenant, tu y a passé 5 ans, c'est la dernière année, il ne te reste plus que quelques matières à faire, et tu y as investi beaucoup d'argent". Oui, les plus longues, les plus relou, les plus compliquées. Alors oui, j'ai beaucoup parlé de sous jusque là. Mais il n'y a pas que ça: est-ce que ça vaut vraiment le coup de passer encore un an à me forcer à faire quelque chose qui ne m'intéresse plus, sans avoir l'assurance que le papier obtenu au bout ne m'apporte réellement quelque chose ( puisque cette 2° année de master mène à préparer l'entrée en doctorat, que je n'ai aucune envie de faire de toute façon). Ou repartir faire quelque chose qui ne m'intéresse pas non plus, mais qui au moins me permet de retrouver un poil d'indépendance financière, à défaut de tout de suite pouvoir faire vraiment ce que je peux. Je vous renvoie à cette vidéo qui me paraît très importante à connaitre lorsqu'il s'agit de prendre ce genre de décision. Les coûts irrécupérables, ici il parle d'argent, mais pour moi, ça fonctionne aussi avec le temps et l'investissement personnel, qui sont encore plus précieux que la monnaie. Si j'en suis ce raisonnement, rationnel, mon intérêt est de ne pas insister avec quelque chose qui ne correspond pas , ou plus à mes attentes, et à chercher d'autres solutions.
Il n'y a pas de honte à l'avouer. Ce n'est pas un constat d'échec personnel. Juste celui que le système universitaire français qui essaye de faire des économies de bout de chandelle en mélangeant plusieurs filières pour faire des économies, produit un résultat de bric et de broc qui n'est satisfaisant ni pour les étudiants des différentes filières, ni pour les professeurs, et est complètement déconnecté de la réalité. Ceux qui apprennent les langues, c'est en général pour être profs de langue, faire de la traduction, travailler dans le tourisme, ou le commerce.... rarement avec l'objectif de devenir prof chercheur dans un domaine ultra spécialisé et .. reproduire ce schéma, de donner des cours ultra spécialisés qui ne seront pas utiles sauf à ceux qui veulent devenir profs chercheurs et ainsi de suite.
Ca évolue en vase clos, totalement hors de la réalité. Et j'en suis persuadée, cette vision élitiste et intellectualiste des études va droit dans le mur, car elle ne s'adresse finalement qu'à un minuscule pourcentage de gens. Je m'éclate à parler les langues, à connaître les gens qui les parles et leur culture, pas à étudier en détail un point de grammaire ultra méga précis. Tellement en vase clos en fait que malgré les difficultés concernant la Russie depuis 2 ans, une des matières, consistant à faire des interviews de francophones qui travailler en Russie et de russophones qui travaillent en pays francophone ( dans le même domaine, et si possible, il faut que chaque personne ait bossé dans ce domaine, dans les deux pays, pour confronter leurs points de vue). Cette matière n'a absolument pas été adaptée à la situation et ne varie pas depuis plus de 10 ans, malgré la quasi impossibilité de trouver maintenant des francophones qui vivent et travaillent en Russie. Dans le milieu qui m'intéresse: traduction/ édition, la réponse est toujours " les éditeurs qui faisaient notamment des traductions depuis les langues étrangères sont partis, on ne sait pas où ils sont, peut être en Turquie ou ailleurs".
Ce qui prouve bien que ce programme n'a aucune réactivité, n'est pas en phase avec le monde tel qu'il est. C'est vraiment un des principaux problèmes. Le monde change... mais quelque chose qui justement devrait en prendre note ne le fait absolument pas et continue de vivre dans sa tour d'ivoire. Et en attendant mon problème à moi est ultra concret et en phase avec la réalité: comment trouver des gens à interroger? Que leur demander de pertinent quand leur vie est passée en deux semaines de normale à complètement chaotique? Et comment moi, payer mon loyer et financer les réparations de l'appartement sans gréver trop le budget de ma mère, ou vivre à ses crochets, dans un monde qui est lui aussi au bord du chaos?
EDIT du 14/10: j'ai pris ma décision, et j'ai annoncé à ma responsable de mémoire que vu la situation, ma priorité était du côté du travail, et que je n'allais pas pouvoir faire tout en même temps, donc, c'est officiel, j'arrête, du moins momentanément, au niveau de l'université. Il y a dans ma ville un master de traduction et interprétariat, mais apparemment, il se fait sur la base de l'anglais. J'ai un bon niveau conversationnel, mais je n'ai jamais appris l'anglais de manière "scolaire", donc je me renseignerait de ce côté pour voir si je peux terminer les crédits manquants dans cette orientation.
Et oui, en fait c'est même le principe de cette méthode de mémorisation que je teste:
La liste dorée.
Alias Goldlist pour la communauté polyglotte, mais dans mon cas ce serait plutôt " золотой список" et ça me pose un problème d'immersion de donner un nom anglais à ma liste franco-russe.
Donc la liste dorée/ liste d'or. En fait, elle va commencer comme une liste de bronze, qui deviendra une liste d'argent avant, éventuellement, si nécessaire de devenir une liste d'or.
Et comme je ne peux pas m'empêcher ce genre de comparaison, en tant que
très grande fan de Saint Seiya, ben voilà, la liste de vocabulaire,
c'est Seiya, qui commence chevalier de bronze avant de pouvoir briguer
le statut de chevalier d'or du Sagittaire. ( bon, pas tout à fait, il
n'est pas passé par l'étape " chevalier d'argent")
Choisissez votre héros en fonction de leurs langues : d'un point de vue linguistique je devrais choisir Hyôga, le russe de l'équipe (le lac des cygnes en version givrée) mais d'un point de vue baston, je choisis quand même Ikki, le phénix ( bon en cherchant bien, l'oiseau de feu, Stravinsky, ça va, c'est raccord)
Ahem, je m'égare.
Revenons donc à nos moutons (ou bélier?).
évidemment dans mon cas, c'est donc obligatoirement l'armure du bélier qu'il me faut conquérir. En plus avec la cape de super héros, ça m'ira bien. Je vais par contre éviter la teinture violette. Au fait le personnage vient de l'Himalaya et parle donc probablement tibétain ( en théorie). Enfin, si par convention, tout le monde ne parlait pas couramment japonais dans les mangas ou anime.
La liste dorée, je l'ai découverte très récemment, via mon homonyme Lydia Machova, interprète de profession, polyglotte par passion, qui l'utilise elle-même.
Il s'agit en fait d'une variante de la répétition espacée, mais version papier.
La répétition espacée je l'utilise déjà pour l'allemand et pour le russe, via Mosalingua et Anki, dans une moindre mesure. Anki offre plus de liberté dans la gestion des cartes de vocabulaire, mais Mosalingua a l'avantage de pouvoir travailler avec la voix de synthèse de la tablette, sans avoir à aller chercher la prononciation d'un mot en ligne et à l'intégrer manuellement à la carte, comme c'est le cas sur Anki. Et pour moi qui ait une mémoire auditive, c'est très important d'avoir accès au son.
Mais d'expérience je sais que si je veux apprendre des phrases longues comme j'ai du le faire au second semestre... 120 phrases de thème du type "ces études ont servi de base dans le cadre de la signature des accords de Moscou au sujet de l'interdiction des essais nucléaires dans l'atmosphère", en russe, à mémoriser.
Et bien dans ce cas là, son intégré ou pas, les phrases sont trop longues pour mosalingua, et même en les divisant en plusieurs parties - ce qui n'est pas toujours possible - c'est la galère. La voix de synthèse débite tout ça à la hache. Elle est adaptée pour des phrases courtes, pas de 3 lignes.
De plus l'important ici était plutôt de mémoriser des exemples de tournures idiomatiques ou des phénomènes grammaticaux avec des exemples, tirés d'articles politiques, scientifiques, économiques. Le but n'est évidemment pas de les ressortir en conversation, plutôt de les mettre dans un coin de la cervelle en cas de nécessité " traduction". Pas de pouvoir les ressortir en conversation comme si je j'enregistrais l'explication d'un reportage sur ARTE.
Et là, découverte de cette méthode, à adapter à ses besoins
Le matériel et le mode d'emploi
Il s'agit donc de se munir d'un carnet, d'un stylo, d'une source et...c'est tout.
Comment ça marche? Voilà une petite vidéo (en anglais) illustrée . Et je note de suite que l'auteur et moi sommes sur la même longueur d'ondes geek.
Conseil de Lydia Machova: choisir un carnet qui vous plaît, le décorer, le rendre attrayant pour avoir envie de l'utiliser tous les jours. Bon c'est le cadet de mes soucis, j'aime les choses sobres, à la limite de l'ascétique.
Sobriété!
J'ai pris un GROS carnet que j'avais, acheté en Belgique.
Parce que: pages détachables, je pourrai au fur et à mesure, en retirer des pages et les classer ailleurs quand elles n'auront plus qu'une fonction d'archive.
Parce qu'il est très épais et muni d'intercalaires, je vais donc pouvoir le diviser en trois pour chaque étape, et avoir les listes de bronze, d'argent et d'or dans le même carnet. Je peux même en créer une 4°, qui sera donc logiquement une liste divine ( puisque au dessus de l'armure d'or, le graal c'est l'armure divine), mais j'espère bien ne pas en avoir besoin, ce serait à désespérer de ma mémoire.
Mon carnet est donc banalement fonctionnel, sans fioritures.
Mais il est de format A5. C'est un peu petit mais pour moi suffisant car.. je n'ai pas l'intention d'y entrer 25 mots par jour. Mon niveau de russe est maintenant plus qu'intermédiaire, et ce ne sont plus les mots individuels ou les courtes phrases qui posent problème, mais certains emplois particuliers, tournures précises, subtilités.. qui ont du mal à rentrer. J'ai donc décidé de me limiter à 15 entrées par jour.. mais des phrases plus longues. Pour les phrases très courtes ou les mots individuels, ils continueront à alimenter Mosalingua, quitte à servir ensuite de base pour les listes dorées
Comment ça se goupille tout ça?
Chaque liste va nécessiter une double page en face à face.
Ca parait un peu technique au départ, mais c'est très simple, quand on a compris l'idée.
En haut de la page 1, on inscrit la date, éventuellement la ou les sources, et en dessous la liste de mots/phrases numérotés, en laissant à peu près 1/3 de place vide en dessous ( s'il y a 30 lignes sur la feuille, par exemple, on en laisse 10).
L'idée est donc de revenir à une liste tous les 15 jours et SEULEMENT tous les 15 jours, sans les revoir entretemps, pour la "distiller".
Prenons la Liste 1 a priori, sans l'avoir revue et au bout de 15 jours, on devrait être capable de se souvenir d'environ 30% donc l'idée est 15 jours après, de cacher la liste en langue cible, et de tenter de la réécrire à part, pour voir ce qu'il en reste, en se basant sur la traduction française pour moi
On coche comme acquis ce qui a été retrouvé sans effort et.. on réécrit en face en haut de la page 2 ce qui n'est pas acquis. Dans mon cas 15 phrases, je devrais donc arriver à retrouver sans trop d'effort environ 4 ou 5 phrases, et donc n'en avoir plus qu'une dizaine à écrire.
Et pareillement, on laisse le bas de la page 2 libre. C'est là où sera inscrite la distillation suivante.
Et 15 jours plus tard: même principe, réécriture dans la partie basse de la page 2. 30% de 10, ça devrait donc me faire 7 phrases non mémorisées à réécrire.
Et vous devinez ce qui se passe 15 jours plus tard?
Retour à la page 1, dont le bas avait été laissé libre (de fait, on fait le tour de la double page dans le sens des aiguilles d'une montre), pour y inscrire les phrases encore non acquises après la 3 tentative. Toujours dans mon exemple 30% de 7 phrases, ça fait 4 ou 5. Disons 5 pour la facilité
Que faire de ce reliquat?
-soit décider de virer de la liste ce qui n'est pas si important après réflexion, pourquoi pas -soit inscrire ces 5 phrases dans la liste d'argent 15 jours plus tard pour la 4°distillation.
Et rebelote,la liste d'argent n°1sera donc composée des reliquats des 4 ou 5 premières listes de bronze, selon ce qu'il en reste
Qui vont donc, à leur tour, tourner pendant 2 mois sur les 4 zones des pages dédiées.
Avant d'aller s'il le fauten liste d'or.Ce que je préfèrerais éviter, car quand même, au bout de 8 réécritures, ça devrait être entré cette affaire-là!
Voilà un exemple:
Oui, je sais j'ai une écriture en pattes de mouches, mais rien à y faire, je vous jure que je me suis appliquée.
aujourd'hui, j'ai choisi des phrases tirées de mon cours de version qui contiennent des choses que je veux retenir ( un attentat contre quelqu'un, une forme atténuée de l'impératif, une exception contre-intuitive lorsqu'on a appris les règles, un synonyme d'un mot déjà connu...). On devine que j'ai déjà écrit juste en dessous au crayon gris, la date de 3°révision pour ne pas me casser la tête à savoir quand je dois y revenir.
Donc pour l'instant exit les longues listes de phrases économiques ou politiques de 3 lignes ( "le gouvernement chinois a pris la décision de détourner le cours de ce fleuve afin d'assurer l'approvisionnement en eau de la région sud-ouest, qui connait une forte croissance économique", j'ai dû apprendre ça pour l'examen 😭) même si je risque prochainement d'alimenter mes listes avec QUELQUES phrases du cours de thème, moins absurdes que d'autres, ou plutôt moins spécifiques à une situation précise.
Pourquoi attendre 15 jours?
En fait, la simple répétition espacée type Anki ou Mosalingua vise à faire passer les données de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme progressivement, à force de les revoir souvent les premiers jours et de moins en moins fréquemment.
Mais je sais d'expérience que ça ne marche pas pour les longues phrases qui n'ont même pas le temps de rentrer dans la mémoire à court terme. L'idée de la liste dorée est de faire entrer les données directement en mémoire à long terme. En gros, inscrire tout ça directement sur le disque dur, et non seulement en mémoire tampon.
Donc on va tester ça, en association avec la répétition espacée, pour voir si ça ne serait pas une solution, pour ces phrases et ces mots qui malgré des dizaines de répétitions espacées, refusent obstinément de rester ancrées (parce que j'ai 4 synonymes pour " permettre" ou " s'inquiéter" et que lorsque le logiciel me demande " permettre" ou s'inquiéter", soit c'est la loterie pour savoir lequel choisir, soit j'en retrouve 3.. et il voulait le 4°.)
Là, je choisis mes phrases en contexte, un contexte choisi par moi donc plus intéressant. Et notamment parce que je note la source que j'ai vue en amont, que je sais de quel article il s'agit, au sujet de quoi et de qui, et que justement quelqu'un dans le fil de discussion a rebondi sur cette phrase pour dire que à tel moment il y a une imprécision... il y a plus de chance que ça s'ancre quelque part.
Apparemment ça doit fonctionner, bien que je n'en sois pas encore aux premières distillations, j'ai périodiquement des mots et phrases qui"plopent"aléatoirement dans ma tête.
L'inconvénient, par contre vous le voyez de suite,c'est un travail de LONGUE HALEINE qui dit "mémoire à long terme " dit "coût cognitif" et nécessité de faire les choses lentement et bien. Ce n'est clairement pas la méthode qu'il faut pour un débutant qui veut ou doit apprendre rapidement beaucoup de vocabulaire simple, mais pour quelqu'un comme moi, qui aime aussi travailler en profondeur et sans me presser, ça peut valoir le coup.
Parce que ça veut aussi dire beaucoup d'organisation et de travail en amont pour rechercher les sources, avoir toujours un carnet pour noter vite fait des choses et les recopier ensuite, prévoir tous les jours un créneau pour inscrire les nouvelles listes et au bout de 15 jours un créneau pour revoir les premières. Et au bout de 30, il y 2 listes à filtrer, etc..
Ce qui veut dire soit
- y passer le double de temps au quotidien
- baisser le nombre de nouvelles phrases quotidiennes si le temps n'est pas extensible.
- accepter de ne plus inscrire de nouvelles listes, le temps de faire tourner un peu les précédentes.
Dans mon cas je pense que je vais opter pour cette troisième solution, car je vais intégrer une formation intensive à distance d'un mois en russe entre mi-juillet et mi août. Réviser les acquis sera toujours possible, mais apprendre de nouvelles choses beaucoup moins. Par contre à l'issue de la formation, j'aurais sûrement plein de matériel à y intégrer.
L'intérêt je pense de cette méthode est sa flexibilité. Déjà, comptez: 15 phrases sur 10 jours, ça fait 150. Sur un mois on arrive à 450. Donc déjà quelque chose d'inespéré (surtout lorsqu'on n'est plus débutant et qu'il devient de plus en plus difficile de trouver du matériel nouveau en grande quantité) si ça s'imprime bien durablement dans le cerveau.
et pour ne pas me prendre la tête avec les dates, je replie la dernière page, et hop un petit post-it avec la date, le contenu et les 3 dates prévues de révision ( évidemment si un jour je suis malade ou complètement débordée, ça décalera, le tout étant de ne pas les relire avant.Mais si c'est 15 jours ou 3 semaines après, ce n'est pas trop un problème en fait)
Précautions d'emploi
Evidemment, à part d'avoir vraiment beaucoup de temps, puisqu'il s'agit d'un travail en arrière-plan, même en ayant peu l'impression d'en faire, le cerveau mobilise son disque dur.
Donc si on apprend plusieurs langues en même temps, ce qui n'est pas recommandé tant la méthode va être exigeante en temps, et doit se combiner à de la recherche et de la pratique à d'autres niveaux, on arriverait vite à quelque chose d'ingérable.
Mais si vraiment c'est votre idée, les conseils habituels valent toujours:séparer les moments dédiés à chaque langue, faire des pauses et bien sûr avoir un carnet différent pour chaque langue. Ne pas mélanger les langues dans un même carnet, c'est la règle numéro 1.
Alors qu'est-ce que j'y ai mis?
-des phrases et des tournures issues de films, vus dans le cadre d'un autre cours et que je n'avais pas eu le temps d'apprendre pendant l'année. Maintenant c'est l'été et j'ai plus de temps pour travailler en profondeur et sans dates butoir. ( source native)
- des phrases grammaticales issues de mes autres cours, comme c'est le cas aujourd'hui. ( source adaptée)
- de choses intéressantes glanées au fil de mes traductions amateur et de mes lectures. ( source native)
-des phrases et des tournures issues des commentaires sous des vidéos youtube, extraites d'articles en ligne, et des commentaires qui vont avec. ( source native)
Vous voyez que je mets un maximum de sources non adaptées, c'est la clef une fois au niveau intermédiaire. Il n'y a pas d'autre choix que de quitter peu à peu ce qui est fait spécifiquement pour l'apprentissage.
Ca peut même être intégré dans une démarche plus globale.
Par exemple, voilà ce qui s'est passé ce printemps: pendant le confinement le théâtre du Bolchoï a proposé des spectacles en ligne, et, si je connais assez bien l'opéra et un peu le théâtre, il y a un type de spectacles, méga populaire en Russie et qui fait donc partie de la culture, auquel je ne connais vraiment presque rien: la danse classique. La danse moderne ça va à peu près, j'en ai fait, j'ai des souvenirs, mais la danse classique a toujours été le grand flou pour moi. Et, alors que je n'avais jamais trouvé un angle d'approche, je suis rapidement tombée sur UN artiste, danseur et chorégraphe, dont le talent m'a convaincue, qui a attiré mon attention dans le sens " ouh là, lui, c'est pas n'importe qui, je peux éventuellement envisager de regarder un ballet classique s'il y a ce gars-là sur scène, si ça ne fonctionne pas avec lui, ça ne fonctionnera jamais". Et bien, bingo, sans aller jusqu'à dire que je suis fan de danse classique, je commence à apprécier un peu d'un point de vue "performance sportive et artistique". J'ai donc décidé que ce monsieur serait ma porte d'entrée vers son art. Tant qu'à faire, autant piocher un des meilleurs au monde, d'autant plus qu'il parle un russe très clair, très posé, à la manière d'un conférencier, qu'il a donné des centaines et des centaines d'interviews, est réputé pour avoir une culture littéraire gigantesque et une expression parfaite et raffinée, bref: un candidat idéal. Oui, j'ai donc confirmation que " ce gars-là, c'est pas n'importe qui" Sauf qu'avant d'exploiter les interviews, ben, il me fallait avoir une idée de tout ce que je viens de dire et donc, chercher des articles à son sujet, sa carrière, sa biographie,etc.. j'en ai trouvé et.. ouiii, il y a plein de vocabulaire spécialisé, plein de phrases intéressantes. Y compris chez les fans qui commentent.
J'ai donc glané des choses comme " je ne rate pas ses interviews, c'est un conteur intéressant et c'est déjà un régal de l'écouter parler" ou " Un bel homme compétent et cultivé: il a vraiment été gâté par la nature". Bon j'ai séché comme ça deux articles, dont un très long, je vais être au top le jour où il me faudra traduire une biographie d'artiste. Je sais maintenant dire " il a été nommé au poste de directeur de blablabla", " fréquenter la bohème","avoir des centres d'intérêts variés et une vaste culture", " avoir de longues chevilles et une bonne flexion/cambrure des pieds " ( ne rigolez pas, j'ai eu assez d'entorses dans ma vie pour connaître l'importance de savoir dire " chevilles" et" flexion" dans toutes les langues), "souffleur de théâtre", " foire", "frimer" ( "il n'y a pas de souffleur pour la danse, si tu foires, tu tombes la tête la première, il n'y pas là de quoi frimer", ce qui est une remarque frappée au coin du bon sens), " il refuse d'exposer sa vie privée à la vue de tous sur les réseaux sociaux" (et encore une réaction pleine de bon sens, au delà de l'expression " exposer à la vue de tous") Ok, ce n'est peut être pas essentiel, mais comme ça m'intéresse plus que " essais nucléaires dans l'atmosphère"., il y a des chances que l'expérience soit concluante.
Et donc voilà, non seulement je vais en apprendre plus sur un art que je connais peu, "faire connaissance" d'une célébrité locale - alors que je ne connais pas les vedettes françaises - regarder ce qu'il a fait, écouter ce qu'il a à dire et apprendre du vocabulaire. Un été passé en partie à admirer et écouter "un bel homme compétent et cultivé qui a été gâté par la nature", il y a pire comme perspective 😀
J'ai déjà repéré un chanteur et une chanteuse, des acteurs, des réalisateurs, pour quand j'en aurai marre de la danse. Il va y avoir pas mal d'interviews et de biographies dans mes sources.
Donc effectivement pour en revenir à la liste elle-même, ce sont des expressions avancées et des phrases longues, donc je vais faire preuve d'un peu d'auto-tolérance du moment que j'arrive à retrouver le noyau de la phrase, celui qui me l'a faite sélectionner. Par exemple si j'arrive à retrouver " nommer quelqu'un au poste de..",peu importe si le mot qui suit est l'un des nombreux possibles pour exprimer "directeur" ou " c'est un régal de l'écouter", je considèrerai la phrase acquise, même si le reste n'est pas exactement tel que dans la phrase d'origine. En gros si je me souviens non des termes exacts, mais de leur synonymes, on dira que ça va.
Car là, je n'en suis plus à de simples mots au sens restreint. Et, je suis de toute façon obligée de passer à la vitesse supérieure et d'apprendre du vocabulaire de tout type, et même dans des domaines dont je me fiche, alors autant commencer par un truc que j'ai réellement envie de voir.
Et j'ai déjà appris et mémorisé un magnifique mot grâce à ces articles: целеустремлённость. La détermination, le fait d'avoir un but et de s'y tenir, de se donner les moyens d'y parvenir. Pas du simple entêtement ou de la simple ténacité. C'est pour moi ça :)
Et après?
а потом?(et après)
а потом - суп с котом ( et après, - "une soupe de chat". Expression qui signifie en gros " je ne sais pas, on verra")
Et après, hé bien, là ça fait une dizaine de jours que je fais mes listes.. Je me donne 3 mois pour tester la méthode, j'ai commencé le 12, ma première révision sera donc le 26, on verra donc à ce moment là ce que ça donne. EDIT: au 02/07, j'ai à peu près 25% de réussite sur les premières listes, donc pas loin du résultat attendu, tout en sachant que j'ai corsé le niveau de difficulté. Et je viens de passer à 12 phrases par jour au lieu de 15, parce que nouvelle liste+filtrage d'une ancienne tous les jours, ça commence à demander du temps.
Comme je le disais plus haut la méthode est flexible. Là je suis dans une situation parfaite: pas de travail, liberté absolue de m'organiser. Lorsque je vais faire mon stage d'un mois, j'aurais besoin de toute ma mémoire à court terme pour ressortir des choses d'un jour sur l'autre. Je ne pourrai donc pas intégrer ce que je vais apprendre à cette méthode-là tout de suite. Par contre, a posteriori, oui, ce qui me permettra de m'en ressouvenir plus tard.
Je pense au qu'au bout de trois mois j'aurais déjà une bonne vue d'ensemble des possibilités. Par la suite quand les cours reprendront, j'adapterai, quitte à ne plus garder que 6 nouvelles phrases non urgentes par jour.
Je ne peux décemment pas espérer voir en moins de 15 jours de vrais résultats d'une méthode qui demande 2 mois de mise en place pour faire le tour complet de la première liste. Mais l'idée plait beaucoup à la целеустремлённая que je suis.
Et pour filer la métaphore avec le sujet qui m'occupe vous savez combien de temps d'entrainement il faut à une apprentie danseuse pour envisager de commencer à danser sur pointes? Environ 450 heures de pratique. Plusieurs années passées à se muscler.
Je cite un site spécialisé " Si la fréquence des cours est de deux fois par semaine, et qu’aucune
restriction précitée - des limites de santé ou d'âge - n’est applicable, on peut commencer durant la quatrième année
d’entraînement." 4 ans avant d'espérer commencer ce qui pousse la plupart des filles à faire de la danse, les masochistes
.
Ben la mémoire c'est pareil. Il y a des gens qui promettent d'apprendre une langue en 3 mois, c'est l'équivalent d'un cours de danse qui s'arrêterait juste après l'échauffement. Peut-on se dire danseuse alors? Peut-on dire qu'on parle une langue en 3 mois?
Donc, non, pas plus que faire des heures d'assouplissement, copier des lignes n'est une punition pour travail non fait, c'est au contraire un moyen de faire des progrès ( à condition de copier des choses intelligentes et pas 200 fois " j'apprendrais mon vocabulaire tous les jours").
D'autres avis?
Tous sont en anglais, c'est pourquoi j'en parle en français. Et j'y reviendrai dans quelques temps pour évaluer mon résultat.
Donc allez-y faites brûler votre cosmos linguistique, ou faites un grand écart entre deux langues si vous préférez la chorégraphie à la baston en cette journée de fête de la musique.
Voire les deux à la fois, puisque le chevalier du cygne ne peut pas s'empêcher de danser avant d'aller à la castagne. Avec en plus la tenue " gym tonic "des années 80 j'ai beaucoup de mal à le prendre au sérieux, le vilain petit canard 😂
Ca y est, je suis libérée de mes obligations professionnelles. JOIE!
Je ne peux pas trop m'agiter en ce moment, suite à une opération, mais je peux vous dire que c'est ça qui se passe dans ma tête.
Donc comme j'ai décidé de commencer au 1° mai le néerlandais ( en fait, pour une question pratique, ça sera plutôt le 30 avril.. c'est un lundi, c'est pas mal comme ça et le premier mai, j'ai des choses prévues dès le matin), je commence à organiser mon planning de ministre. Et à prendre quelques jours de vacances mentales histoire de bien savourer mon changement de vie.
Enfin presque, parce que ce n'est pas parce que je suis en vacances de boulot que tout le reste disparaît aussi.
Déjà, je ne l'avais pas dit ici je crois, ou sans vraiment préciser, mais, je joue de la musique et je fais partie de 2 orchestres. Et si les choses sont assez tranquilles en janvier ou février, c'est nettement moins le cas en mai et juin. Non seulement j'ai des répétitions et des concerts plus souvent, mais c'est également le moment où les concerts intéressants à aller écouter se multiplient.
Et souvent assez loin de chez moi, donc il y a un temps de déplacement à compter, même si c'est à pied.
J'ai vu pas mal de choses sur le Bullet Journal ces derniers mois, et ça n'est absolument pas mon truc, car je n'ai pas du tout envie de perdre du temps et de dépenser des sous dont je vais ensuite avoir besoin pour calligraphier des pensées ou des listes de ceci ou celà.
Mais il y a 2 choses que j'ai décidé de mettre à profit: les traqueurs d'activité que je teste depuis décembre pour avoir un suivi de tel ou telle activité, que ce soit aller marcher 5kilomètres minimum, manger un repas végétarien, faire le ménage/la lessive, ne pas acheter d'objet en plastique jouer du basson ou chanter, lire, ou réviser telle ou telle matière.
Verdict: testé et approuvé!
Ca me permet de visualiser quand j'ai 2 ou 3 jours sans faire telle ou telle activité et de me dire qu'il serait temps de m'y remettre. Parce qu'on perd vite le fil et on se dit " ha , ça va j'ai fait ça avant hier", alors que non, ça fait une semaine que c'est en plan...
Donc voilà celui que j'utilise, sans chichi, sans fioriture, on imprime, on remplit ce qu'on veut, un code couleur pour les groupes d'activité ( le vert pour la musique, le jaune ou orange pour les activités sportives, le kaki moche pour les corvées ménagères, le bleu pour ceci, le rouge pour celà...), et je colore les jours où j'ai fait ci ou ça, ça prend 5 minutes par jour et il n'y a plus qu'à l'aimanter au frigo à côté des post-it liste de courses et du calendrier du mois.
Voilà le modèle que j'utilise, il yen a beaucoup d'autres en ligne, mais je voulais quelque chose de simple et sans décors colorés qui demandent plus d'encre pour l'impression.
Il n'y a plus qu'à remplir avec ce qu'on veut, au pif: néerlandais et russe, comme par hasard, et a cocher chaque jour où il y a eu une activité en rapport avec ça ( pour moi, peu importe, lecture, réviser un point de grammaire, écouter une chanson, regarder une vidéo...)
Sauf que là, il va falloir un peu plus d'organisation que des choses au mois,ou des activités un peu au hasard, et se dire que du moment qu'on a fait quelque chose à la fin de la journée. et donc après avoir creusé le tréfond de ma mémoire pour retrouver " ça s'appelait comment déjà ce truc qu'on avait à l'arrière du carnet de correspondance au collège, là où on marquait les heures de cours.." (sisi j'avais oublié le nom, mais je me souvenais du carnet de correspondance...) Hop, L'EMPLOI DU TEMPS! J'ai honte d'avoir bugué plusieurs heures là-dessus.
Mais voui, on a à nouveau l'impression d'avoir 12 ans, sauf qu'on est soi-même Maître Du Temps
vous connaissez cet excellent dessin animé des années 80? Laloux et Moebius...
Pas de planning imposé par une administration qui décide que tout le monde est du matin et qu'à 8h00 pétantes, on est frais et dispo pour faire 10 tours de piste au pas de course avant d'enchaîner sur 2 heures de maths et une de français en survèt' puant sans passer par la case douche.
Hop un modèle aussi, impossible de trouver sans fioritures, parce qu'on s'adresse à des gamins et qu'il faut des dessins, j'ai pris le plus sobre possible.
j'ai choisi celui là car il y a aussi les samedis et dimanches et qu'il s'étend de 7 à 23h00
Nan, àmoi de décider ce que je veux faire et quand, pour peu que ce soit régulier.Et déjà dans les trucs réguliers, plus ou moins il y a les repas, hop, en bordeaux, les concerts ( code couleur vert foncé comme pour le traqueur, vert clair pour les concert que j'écoute et où je ne joue pas), le rouge pour les RDV, le bleu pour les sorties plaisir mais avec un horaire précis...et le crayon gris pour ce qui est projeté mais encore mobile à 30 minutes ou 1 h00 près.
Concrètement, voilà:
j'ai pensé à virer la boîte de paracétamol pour la photo, o aurait pu croire que je me prenais vraiment la tête.
Et donc, je l'ai sous-entendu, je le clame maintenant: je ne suis PAS du matin. Je suis en pleine forme le soir, mais pas capable de grand chose le matin. Peu importe les tentatives, je n'ai JAMAIS réussi à être du matin. Ma nature est du soir, voire de la nuit. Je ne vais certainement pas aller à l'encontre de ça alors que j'ai enfin l'opportunité de respecter mon rythme personnel.
Donc je cale d'abord ce qui ne peut pas bouger ( les concerts, les répétitions, le WE spécial organisé par le ciné, la manif'. Puis ce qui doit être " à peu près à heure fixe" ( les repas). L'approximatif au crayons gris ( quand je marque 15h00-16h00 basson, et 16h-17h chant, il est évident pour moi que ça veut dire après midi musique. De fait ça peut être 45 minutes de basson, 45 de chant et 30 de révision solfège ou histoire de la musique)
Ca reste utopique: je sais pertinemment que je ne vais PAS faire 1 heure 30 tous les jours de néerlandais avant le repas, parce qu'il faut aussi compter le temps de préparation dudit repas. MAIS je peux aussi écouter la radio néerlandophone en cuisinant. Quand je note une langue, là encore, c'est très vaste, ça ne veut pas dire 100% grammaire et vocabulaire: écouter la radio, regarder un film, ou même faire l'impasse sur la langue et me pencher sur la culture, la littérature ou l'histoire, ça compte pour moi.
Les journées sont déjà bien remplies, ça va se tasser en juillet- août quand il y aura moins de concerts, mais bien sûr pour le moment, les activités autres sont mobiles. Le concert prime. Donc s'il faut reporter ou avancer , ou réduite l"heure" de révision, je le ferai sans remord. Ou l'annuler un jour parce que c'est le jour "bonus"
(où je fais une pause de telle ou telle activité avant d'en arriver au stade de péter un câble, parce que je ne pourrais plus apprendre un mot ou jouer une note de plus sans tout envoyer dinguer dans la pièce. J'aime mon instrument, mais parfois, il me sort par les yeux. Surtout en été quand il fait trop chaud pour arriver à jouer juste, ou à jouer tout court, même en maillot de bain devant un ventilateur. Donc insister pour se frustrer, c'est une mauvaise idée. Après un examen, je le laissais parfois même en plan pendant des semaines avant d'y revenir de moi-même. Les vacances musicales pour ne pas en arriver au "divorce")
Et vous constatez? Il n'y a rien de fixe avant 11h00: simplement parce que si je rajoutais des choses précises, ça ferait trop d'organisation. Et il me faut des plages libres sans horaires à respecter, pour ne pas péter un câble à rester enfermer chez moi.donc le matin, ça sera la douche, le lavage de cheveux, les courses, la lessive, un brin de ménage, RDV médicaux, démarches administratives, sortir marcher, aller voir mes remplaçantes au travail qui vont avoir mille choses à me demander maintenant qu'elles se trouvent à reprendre un travail que j'ai fait en solo pendant un an, même que je n'ai pas eu assez de temps pour les former correctement.
Ou faire la grasse-mat' un lendemain de soirée ciné tardive.
En plus, on arrive vers l'été soit la période où je ne sors plus de chez moi après 12h00 et avant 19h00, sauf obligation absolue, parce qu'il peut faire plus de 40°C à l'ombre. Donc, bûcher les langues, en maillot de bain, devant le ventilateur, avec un verre plein de glaçons, c'est pas mal comme programme.