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jeudi 5 octobre 2023

Octobre... réorganisation et coûts irrécupérables.

 Après un mois de septembre fortement marqué par les tuiles... car le boulot que j'avais trouvé s'est fini pendant la période d'essai: le magasin a été racheté et va fermer, donc, licenciement d'abord des employés en période d'essai, et probablement des autres ensuite.
Pannes et frais divers ( chauffe-eau, téléphone, porte du garage, batterie de la voiture, et maintenant une fuite dans la salle de bain..), entretiens d'embauche où on me fait miroiter plusieurs mois de contrat pour me licencier au bout de 3 semaines et 5 jours ou.. ne jamais me rappeler.

Je vous avoue que trop c'est trop, et le compte en banque fait vraiment la gueule. Je risque d'être contrainte de retourner plus vite que prévu à mon ennuyeux travail de gratte-papier. Psychologiquement, c'est éprouvant de se dire " ça fait 5 ans que je cherche à changer ma vie, que je me démène pour ça, et que j'en suis au même point qu'il y a 5 ans, mais avec beaucoup moins de sous"

Ce qui veut dire que je ne pourrai pas mener de front tout ce que je fais.. et vu le peu d'intérêt de ce master, où je  fais tout, sauf du russe, je n'ai clairement plus envie de le mener à bien.
Il me reste plusieurs matières inintéressantes et le mémoire, or même le sujet que j'avais choisi ne parvient plus à me motiver, surtout face aux difficultés financières. J'en suis au point où tout me motive SAUF ce qui est en lien avec l'université. Ils m'ont usée jusqu'à la corde avec les pinailleries administratives et j'ai vraiment l'impression de tourner dans une roue de hamster qui ne me mènera qu'à l'épuisement mental. Donc je préfère agir avant d'en arriver au burn-out.

Donc je suis sérieusement en train de penser à ne pas le terminer. Je n'y suis entrée QUE pour pouvoir partir en échange à Saint Pétersbourg, ce qui a été le fiasco que l'on sait. Pour le reste...je n'ai pas franchement d'intérêt pour le master lui même, il me fait perdre du temps plutôt qu'autre chose, et donc n'est clairement plus une priorité. Des frais de santé non remboursables risquent de se rajouter dans les mois qui viennent. J'ai commencé une formation en traduction que je n'arrive pas à avancer à cause de la surcharge mentale causée par ce master qui ne correspond plus à ce que j'en attendais (et mes camarades de promo sont dans le même cas, surtout ceux qui ont comme moi repris des études avec des attentes précises)

Ce n'est pas la langue le problème, mais bien le fait que justement je n'en fasse quasiment plus qui me pèse terriblement.

Donc il y a projet, ce mois ci de voir:
- si je peux trouver un poste territorial plus intéressant que celui que j'avais.
- Sinon, de revenir à mon ancien job, à temps partiel, afin de pouvoir à la fois gagner quelques sous et faire plus sereinement ce qui est lié à la traduction.
- Revenir aux langues, eut-être sous forme de stages, à distance avec l'université de Saint-Pétersbourg ( ça c'était génial), avant de pouvoir envisager  d'y retourner vraiment.
- Diversifier, vu la difficulté qu'il y a en ce moment à utiliser le russe, en remettant un peu plus d'allemand et / ou d'anglais dans mon quotidien.
- Et garder les activités ( qui coûtent aussi des sous!) que sont la danse, la musique.. et plus généralement il y a quelques disques que j'aimerais acheter depuis parfois des années.. en devant économiser. Ca aussi c'est relativement pénible, je ne vaux pas non plus acheter des choses hors de prix, mais c'est le genre de petit plaisir que je dois repousser.
- Rembourser mes dettes ( auprès de ma mère, mais bon, j'espérais le faire avec le job qui m'a lâchée)

Et selon le cas d'envoyer bouler le master.

alors oui, j'ai eu des " tu ne vas pas arrêter maintenant, tu y a passé 5 ans, c'est la dernière année, il ne te reste plus que quelques matières à faire, et tu y as investi beaucoup d'argent". Oui, les plus longues, les plus relou, les plus compliquées.
Alors oui, j'ai beaucoup parlé de sous jusque là. Mais il n'y a pas que ça: est-ce que ça vaut vraiment le coup de passer encore un an à me forcer à faire quelque chose qui ne m'intéresse plus, sans avoir l'assurance que le papier obtenu au bout ne m'apporte réellement quelque chose ( puisque cette 2° année de master mène à préparer l'entrée en doctorat, que je n'ai aucune envie de faire de toute façon). Ou repartir faire quelque chose qui ne m'intéresse pas non plus, mais qui au moins me permet de retrouver un poil d'indépendance financière, à défaut de tout de suite pouvoir faire vraiment ce que je peux.
Je vous renvoie à cette vidéo qui me paraît très importante à connaitre lorsqu'il s'agit de prendre ce genre de décision.
Les coûts irrécupérables, ici il parle d'argent, mais pour moi, ça fonctionne aussi avec le temps et l'investissement personnel, qui sont encore plus précieux que la monnaie. Si j'en suis ce raisonnement, rationnel, mon intérêt est de ne pas insister avec quelque chose qui ne correspond pas , ou plus à mes attentes, et à chercher d'autres solutions.


Il n'y a pas de honte à l'avouer. Ce n'est pas un constat d'échec personnel.
Juste celui que le système universitaire français qui essaye de faire des économies de bout de chandelle en mélangeant plusieurs filières pour faire des économies, produit un résultat de bric et de broc qui n'est satisfaisant ni pour les étudiants des différentes filières, ni pour les professeurs, et est complètement déconnecté de la réalité.
Ceux qui apprennent les langues, c'est en général pour être profs de langue, faire de la traduction, travailler dans le tourisme, ou le commerce.... rarement avec l'objectif de devenir prof chercheur dans un domaine ultra spécialisé et .. reproduire ce schéma, de donner des cours ultra spécialisés qui ne seront pas utiles sauf à ceux qui veulent devenir profs chercheurs et ainsi de suite.

Ca évolue en vase clos, totalement hors de la réalité. Et j'en suis persuadée, cette vision élitiste et intellectualiste des études va droit dans le mur, car elle ne s'adresse finalement qu'à un minuscule pourcentage de gens. Je m'éclate à parler les langues, à connaître les gens qui les parles et leur culture,  pas à étudier en détail un point de grammaire ultra méga précis.
Tellement en vase clos en fait que malgré les difficultés concernant la Russie depuis 2 ans, une des matières, consistant à faire des interviews de francophones qui travailler en Russie et de russophones qui travaillent en pays francophone ( dans le même domaine, et si possible, il faut que chaque personne ait bossé dans ce domaine, dans les deux pays, pour confronter leurs points de vue). Cette matière n'a absolument pas été adaptée à la situation et ne varie pas depuis plus de 10 ans, malgré la quasi impossibilité de trouver maintenant des francophones qui vivent et travaillent en Russie.
Dans le milieu qui m'intéresse: traduction/ édition, la réponse est toujours " les éditeurs qui faisaient notamment des traductions depuis les langues étrangères sont partis, on ne sait pas où ils sont, peut être en Turquie ou ailleurs".

Ce qui prouve bien que ce programme n'a aucune réactivité, n'est pas en phase avec le monde tel qu'il est. C'est vraiment un des principaux problèmes. Le monde change... mais quelque chose qui justement devrait en prendre note ne le fait absolument pas et continue de vivre dans sa tour d'ivoire.
Et en attendant mon problème à moi est ultra concret et en phase avec la réalité: comment trouver des gens à interroger? Que leur demander de pertinent quand leur vie est passée en deux semaines de normale à complètement chaotique?
Et comment moi, payer mon loyer et financer les réparations de l'appartement sans gréver trop le budget de ma mère, ou vivre à ses crochets, dans un monde qui est lui aussi au bord du chaos?


EDIT du 14/10: j'ai pris ma décision, et j'ai annoncé à ma responsable de mémoire que vu la situation, ma priorité était du côté du travail, et que je n'allais pas pouvoir faire tout en même temps, donc, c'est officiel, j'arrête, du moins momentanément, au niveau de l'université. Il y a dans ma ville un master de traduction et interprétariat, mais apparemment, il se fait sur la base de l'anglais.
J'ai un bon niveau conversationnel, mais je n'ai jamais appris l'anglais de manière "scolaire", donc je me renseignerait de ce côté pour voir si je peux terminer les crédits manquants dans cette orientation.

vendredi 30 septembre 2022

La reprise... compliquée.

 Officiellement, j'ai repris depuis mi-septembre, en ce qui concerne l'université mais...
il va y avoir de petites adaptations.
En théorie, je n'ai que 7 matières au premier semestre, et moins encore au second, cependant chaque matière demande beaucoup, vraiment beaucoup de travail personnel. D'autant que contrairement aux autres années, le Master 2 n'existe pas en enseignement à distance, je dois donc chercher des bonnes âmes pour me mailer leurs notes de cours, m'arranger avec les profs.
Certaines des matières prennent comme base le mémoire de Master 1.. que je n'ai pas fait, puisque j'étais en échange et que les notes obtenues à saint Pétersbourg l'ont validé sans que je n'en écrive une ligne. Comment faire une présentation de quelque chose dont on n'a pas du tout fait ne serait-ce que le plan? Un des cours est aussi au programme de M1 de LEA, et se base sur des notions  de sociologie du travail qu'eux ont abordées au fil de la licence. Ce n'est pas mon cas, donc hein, que? quoi? C'est qui Hofstede?
Je ne sais pas non plus faire un joooooli power-point avec des tableaux et des cliparts. Et de fait je HAIS les powerpoint avec illustrations, ça dissout l'attention, je ne peux absolument pas suivre quand il y a des cliparts. Donc, tant pis pour la note de présentation, que je le fasse en juin ou l'an prochain, la présentation sera la moins colorée, et la plus spartiate possible.

Donc d'un commun accord avec mes profs, je reporte le mémoire et les matières qui en dépendent à l'an prochain. Pour les autres, je vais tenter d'en mener à bien un maximum, soit à temps, soit au rattrapage de juin. L'ensemble de ces matières me paraît insurmontable, je vais donc découper et cibler les priorités, en essayant de valider cette année au moins la moitié ou un peu plus. Plutôt que de tout attaquer de front.

Car...je commence un nouveau job à temps partiel la semaine prochaine. Et oui, il y a la nécessité de renflouer un peu les caisses après le demi échec de l'an dernier. Si l'année à été validée, malgré tout elle laisse un goût amer d'avoir vu 10 moins d'échange devenir 3, dont 1 et demi passé à ne rien pouvoir faire.

La situation actuelle fait aussi que je ne suis pas au beau fixe en ce qui concerne l'humeur: je me fais du souci pour mes amis russes qui risquent d'être mobilisés de force. Ils savent qu'en cas de nécessité, s'ils arrivent à demander un statut de réfugiés en France, ils peuvent s'adresser à moi, je ne les laisserai pas tomber.
Un d'entre eux a pu déménager à Chypre cet été avec toute sa famille, une autre est partie à Jérusalem pour au moins 4 ans, avec son fils cadet, son fils aîné est en Arménie.. mais son mari ne peut pas quitter le pays. Il est considéré comme mobilisable et donc impossible de faire renouveller son passeport.
Mon "petit frère" est officiellement inapte au service, mais craint d'être malgré tout mobilisé prochainement... je me fais un sang d'encre pour lui. il sait qu'il peut du jour au lendemain me dire " j'arrive dans quelques jours", mais honnêtement je préfèrerais qu'il vienne en tant que touriste plutôt que réfugié.
Mais voilà, je passe pas mal de temps par messager avec eux, autant pour leur remonter le moral que pour me remonter le mien en m'assurant que tout aille bien.

Autant les confinements n'ont pas eu d'effets sur moi, autant l'année passée a bien entamé ma réserve d'énergie et d'enthousiasme. Honnêtement la neurasthénie me guette, donc autant faire en sorte de la diminuer pour éviter l'épuisement mental et le craquag. Je préfère dès le départ planifier mon année sur 2 ans, ayant eu la confirmation que oui, c'est possible, et tout faire au mieux, sans y laisser ma santé. Un travail un peu physique me fera du bien de ce côté là pour essayer de moins penser.De toute façon, même en me levant la peau, je ne pourrais valider que 6 matières sur 7, la dernière serait reportée de toute façon. Donc autant lever le pied, assurer metton 4 ou 5 de ces matières, mais bien plutôt que d'avoir 6 " peut mieux faire"

nerveusement, s'entend.

Pour ce qui est des langues, le russe continue bien évidemment, malgré la fatigue mentale, d'autant que le soutien aux copains se fait en russe par messager ou appel audio. Mais oui, je vais freiner un peu, autant que possible.

J'ai pris l'habitude avant les vacances de réviser un peu l'allemand 20/30 minutes chaque matin. selon l'emploi du temps de travail ce sera organisé autrement mais je vais tenter de le conserver. Le géorgien le soir avance au rythme escargot, ce qui est totalement normal tant que je n'ai pas pu vraiment planifier mon emploi du temps. J'ai aussi fait une petite remise à niveau en espagnol cet été, ce sera plus compliqué à faire au quotidien, mais pourquoi pas par périodes , façon "mini stage". Mais oui, l'adjonction d'un travail dans mon emploi du temps va forcément entrainer une réorganisation.

Le sport continue, c'est vital. La musique a aussi été un peu mise de côté ces jours ci, mais là aussi, c'est vital d'y revenir doucement.

lundi 1 août 2022

Vacances studieuses...

 Et bonnes vacances à ceux qui les commencent.

J'y suis encore pour ma part, je ne rentre que dans quelques jours.
De chouettes vacances bien mériétée, mais pas moins linguistiques pour autant, puisque j'ai décidé pour fêter mes 45 ans de partir 2 semaines, divisées entre Vienne et Bratislava, ce qui veut donc dire que je suis partir parler allemand au pays des Wienerschnitzle, de l'Apfelstrudel, de la Linzer- de la Sachertorte, des Mozartkugeln, et du café pour terminer le repas.

Bon j'aurais pu être plus classe et dire: le pays de Maria Theresa, Mozart, Haydn, Schubert, la famille Strauss, Zweig, Klimt, Freud... ( non il y en a un que je ne citerait pas, on va éviter de mentionner l'un des pires dictateurs de l'histoire comme référence)

une des femmes d'état les plus puissantes de l'histoire. 40 ans de règne, une liste de titres longue comme une année sans vacances

Mais bon comme au moment où j'écrits tout ça je ne suis même pas encore partie, je ne sais pas exactement ce qui m'attend, ce que je vais voir exactement, etc...

Mais alors que s'est il passé depuis la fin de mes cours..
Hé bien, des choses intéressantes.

J'ai fini mon année je l'ai dit le 24 juin, mais je ne pouvais pas m'inscrire avant le 11 juillet, car je n'avais pas reçu l'équivalent de mes notes russes, et j'atais supposée redoubler, donc devoir m'insrire vite dans la fenêtre du 11 au 15 juillet...

Et là, une série de bonnes surprises:
-les notes " excellent" en Russie, ont été transformées en 16/20 en France -  la note la plus basse correspondant à un excellent russe. J'ai donc validé mon année avec une moyenne de 16 .
- je pensais devoir repiquer ma première année de master car les matières psoposées à Saint Pétersbourg ne correspondaient pas à tout ce que je devais faire en France ( en particulier, je n'ai pas fait me mémoire de master 1 et je n'ai pas suivi un seul cours d'options, donc je pensais devoir le faire cette année. Mais.. non, tout, a été validé, car le nombre d'heures faits à Saint Pétersbourg dépassait celui que j'aurais fait en france toutes matières confondues ( et il y a deux options par défaut que je suis bien contente de ne pas avoir eu à faire)à. Je passe donc directement en seconde et dernière année de Master.
-Pas de chance, tout existait à distance jusqu'au Master 1, mais faute de budget, le M2 n'existe aps au SED. ceci dit une des propfs m'a assuré que chaque année , il y a des étudiants à distance en M2 et que ça ne pose pas de problème, on va nous mettre les cours disponibles en ligne.
- Pour l'option,je ne sais pas encore, il y avait le choix en 7 options, dont certaines absolument pas faisables ( sport niveau 9, d'autres choses qui avaient comem prérequis d'avoir suivit les précedents niveaux) Des trucs qui n'ont rien à voir avec moins orientation ( poétique du cinéma, avec étude des films de Kiarostami, ou " cinéma et paysage" sur..le traitement des paysages dans le western et la peinture américaine, uneoption philo " politique du corps" dont je n'ai même pas compris le descriptif, sauf que c'est très revendicatif..). J'ai donc choisi parce que c'est franchement la seule qui m'intéresse un peu " initiation à la méthodologie archéologique et archivistique". J'ai contacté le professeur qui s'en occupe pour savoir s'il pourrait me communiquer ses cours par le web vu ma situation...

- Comme je pensais devoir repiquer les options de M1, mais que l'allemand niveau C1 n'existait pas en enseignement à distance, je me préparais à reprendre l'espagnol. J'ai donc fait un test de niveau en ligne et là aussi, bonne surprise puisqu'en ayant repris l'espagnol 10 jours avant le test, alors que je n'avais plus eu l'occasion de le pratiquer vraiment depuis plusieurs année, j'ai réussi une jolie estimation B1 ( compréhension écrite et audio, grammaire, vocabulaire actif et passif... evidemment la production orale ne peut pas y être estimée) donc puisque je n'ai plus d'échance notée pour ces langues, je vais tâcher de réintégrer plus régulièrement l'allemand et l'espagnol cet été et au fil de l'année.

- Le géorgien est revenu depuis fin juin d emanière un peu plus active aussi dans mon quotidien.

Pour le russe, outre le fait que je communique régulièrement au minimum par messager avec mes contacts, il y a eu aussi un peu d'inattendu très intéressant.
j'ai fait connaissance d'une russe prof de français pour ses compatriotes ( avec un magnifique niveau C2 de français), grâce à une de ses vidéos sur youtube que j'ai commenté. Elle a voulu m'interwiever pour sa chaîne le courant est bien passé et nous avons donc fait 2 vidéos sur l'apprentissage des langues en général, et comment je fais pour entretenir plusieurs langues en même temps. Nous avons les mêmes points de vue et ça a été une expérience très enrichissante, qui risque fort de se prolonger avec quelques autres sujets.

J'ai donc commencé bille en tête avec des activités à faire le plus souvent possible ( tant pis si je ne fais pas tout, tous les jours, de toute façon, faire autre chose que de l'allemand et un peu de russe pendant des vacances en pays germanophone n'aurait pas de sens): donc allemand, espagnol, russe  géorgien pour les langues, sport, marche et pratique de la musique pour ce qui est actif, rattrapper mon retard de films et spectacles et d'écoutes musicales pour les reste. Donc oui, les journées n'ont que 24h00, mais l'idée est de faire un maximum des choses que je n'ai pas le temps de faire pendant le reste de l'année.

Dès mon retour de vacances, il va falloir que je m'attele à une double, ou plutôt triple tâche: trier et ranger mes cours de l'an dernier à saint Pétersbourg, survoler ceux du Master 1, et me plonger plus profondément dans les documents pour mon mémoire de M2 si tant est que je puisse garder le même sujet et prof référent , puisqu'il n'a pas été fait.

Les cours à Toulouse reprennent le 19/09, donc j'aurais un bon mois à consacrer plus précisément à tout ça, et j'aurais un peu moins d'heures - et surtout, je pourrai les répartir à ma guise - et un peu plus de vacances que l'an dernier. donc malgré tout si je me débrouille bien, j'aurais plus de temps à consacrer aux autres activités même pendant l'année scolaire. L'an dernier j'ai commencé le 6 septembre, j'ai eu 10 jours de vacances entre le 30 décembre et le 9 janvier et c'était tout! Le calendrier scolaire français est quand même plus cool, même si les vacances sont souvent blindées de devoirs, dossiers et révisions, mais les examens sont prévus très tôt (18 avril au 16 mai)


lundi 27 juin 2022

Les plans de l'été

 Parce que bon, Les cours sont finis, mais ce n'est pas pour autant que je ne fais plus rien. En fait, je suis même comme Jules:

Tu quoque, Iulii!

Bon, je vais quand même m'en accorder une petite semaine bien méritée.

Mais après?

- Le russe:
je fais ma première année de master sur deux ans, ça veut dire que j'ai encore des matières à présenter l'an prochain, à commencer par le mémoire à faire. Le sujet  général est troiuvé, j'ai des documents à fouiller. Il va falloir faire avec, je n'ai pas pu aller en chercher à Saint Pétersbourg. J'ai une idée derrière la tête, qui si elle aboutit, peut devenir un truc assez énorme.

Concrètement : contacter un spécialiste du domaine qui me concerne qui a un emploi du temps de ministre, et croiser tous les doigts que j'ai pour qu'il m'accorde un entretien, même par internet. Sur un coup de bol, le monsieur peut être intrigué et intéressé par les questions d'une vieille étudiante. De ce que j'ai appris, et vu sa personnalité... ça pourrait peut-être marcher. Mais donc, avant de contacter quelqu'un, il va falloir déjà fouiller les documents que j'ai, afin d'affiner le sujet, et de ne pas poser de questions idiotes ou d'enfoncer des portes ouvertes => été en partie consacré à trier ces documents.

Autre chose importante à faire: le tri des cours de cette année. Avec 17h00 par semaine, je n'ai pas vraiment eu le temps de mettre au propre, donc j'ai des brouillons partout à réécrire, à classer, à scanner. Histoire de ranger aussi le foutoir qui s'est mis dans ma tête.

et troisième chose importante: lire les cours de l'année de l'université de Toulouse (bon, pas tout pendant l'été, plutôt sur toute l'année, car lorsque je pourrai passer en seconde année de master, tout ce que je n'ai pas fait pour le moment sera supposé être acquis, donc autant ne pas traîner pour raccrocher les wagons.

Et enfin: j'ai en attente des lectures en vo, en VF, des vidéos de films et spectacles à voir, des interviews à écouter, des amis avec qui pratiquer...Donc oui, en s'organisant bien, je dois pouvoir arriver à  consacrer tous les jours une heure/ deux heure de russe, sans que ce soit trop oppressif.

- Autre langue en cadre universitaire: en théorie, j'étais inscrite en allemand niveau C1, mais je n'ai pas pu lui consacrer du temps. L'inscription était factice, ça n'avait pas d'importance. Mais il y a un hic pour les deux années de Master: l'allemand C1 n'est pas disponible en enseignement à distance. Et les options disponibles sont en fait minimaliste. Donc je suis en train de plancher sur un autre solution: soit reprendre l'espagnol ( niveau à estimer, probablement A2) qui existe en enseignement à distance, soit tenter autre chose. Dans le cadre du master de Slavistique, le polonais niveau A1 serait thématique, mais ça ne me tente pas.
Je regrette particulièrement une chose: en tant qu'étudiante de Toulouse, je dois prendre des options à Toulouse. Je ne peux pas par exemple, choisir une option à distance dans une autre université si je n'y suis pas inscrite et la faire valider en équivalence à Toulouse. concrètement: Ce mois de mai/ juin, l'Inalco propose des cours d'initiation via zoom à des langues turciques 20/25 heures... Et parmi elles il y a le tatar. Et ça ça m'aurait carrément branchée pour deux raisons: j'ai un ami tatar, donc trouver des interlocuteurs n'aurait pas été compliqué, et lui aurait été ravi de m'aider. Et deuxième: c'est une langue minoritaire de Russie, non slave, mais la seconde en nombre de locuteurs, sur la fédération russe ( 4,5 millions de locuteurs). Et là, ça aurait été un atout conséquent.
Le cours  intensif en ligne de l'Inalco, est faisable du moment qu'on paye, sans être étudiant, mais problème: il ne valide apparemment pas de crédit pour les externes. Et d'autre part, 25h00 sur 3 du 10 juin au 1° juillet n'est pas possible cette année: les cours de saint Pétersbourg et le stage de tatar ont lieu en même temps. Cependant, je surveillerai ces offres pour l'an prochain, ça me donnera le temps de réserver un budget, peut être.

Dans le doute, je vais aussi continuer ce que j'avais commencé, sans pouvoir vraiment m'y tenir: brosser et dépoussiérer un peu l'espagnol cet été.

-Le géorgien: j'en ai parlé à part, donc je continue, toujours sans pression, sans nécessité de résultat, juste pour moi, en petite foulée.

-Les envies autres: il y a toujours le projet de reprendre un peu le latin ou le grec ancien ( pas les deux en même temps quand même ). Là encore ce sont des choses qui me sont malheureusement inaccessibles comme option car.. on ne peut les prendre qu'en première année de licence, et les garder ensuite cherchez l'erreur. Mesoptions de première et seconde année ayant été validées en équivalence, impossible de choisir l'un des deux en 3° année comme option. C'est débilissime.

- Le Français:  hé oui. En fait, le FLE, précisément. J'ai une maîtrise mention FLE, mais.. ça correspond à un demi master maintenant. Donc je vais aussi me renseigner pour savoir s'il y a possibilité de compléter ça à distance à un moment où un autre ( il me semble que la Sorbonne le propose, à vérifier). En été, je vais prospecter, pour savoir ce qu'il en est, si j'ai besoin d'un diplôme spécifique pour postuler en école de langue en Russie (et surtout pas en France!).

De plus j'ai une mission: le copain dont je parlais précédemment, celui qui m'a offert un livre et quelques heures de son temps juste avant mon départ ( il ne se rend pas compte du service qu'il m'a rendu ce jour là💓, mais entretemps j'ai eu la possibilité de lui en rendre un gros à distance, donc, égalité) est bien motivé pour apprendre le français.
Mais vraiment commencer ces jours ci. Il attendait simplement la fin de ses examens avant de s'y mettre à tête un peu plus reposée.
Depuis quelques semaines, je prépare des choses pour, lui, pour que sa rencontre avec ma langue se fasse de la manière la plus directe et simple possible ( qu'il ne prenne pas peur par exemple en voyant nos tableaux de conjuguaison) et qu'il ait envie de continuer.
En fait il devait dès août venir ici en vacances. Les choses politiques étant ce qu'elles sont, c'est la galère pour faire une demande de visa, donc, il reporte à l'an prochain, va économiser un peu plus pour venir plus longtemps, et aura plus de temps pour faire les démarches. Et donc entre temps: apprendre un peu la langue, pour que son voyage soit encore plus génial. Donc oui, je suis super déçue, je me faisais une joie de le revoir, mais ce n'est rien par rapport à sa déception à lui évidemment.Et là, il vient dans la foulée de changer de travail, donc, le temps de s'acclimater pour lui, de me reposer une petite semaine pour moi, et on s'y colle.

- Le reste: continuer le sport, améliorer mon équilibre, me renseigner sur les termes techniques et les pas de bases de la danse, histoire de moins galérer. Parce que tout apprendre en même temps, c'est chaud. Le piano ça continue ( moins ce mois ci pour cause d'examens), et j'ai repris le basson aussi à petites doses, donc... la tête et les jambes!
Mon petit travail va être en pause ces deux mois. Ma disponibilité est prolongée jusqu'à juillet 2023, mais ça veut donc dire que pour l'instant, les entrées d'argent sont toujours super limitées. Ceci dit, à la rentrée, je n'aurai plus l'emploi du temps strict de Saint Pétersbourg, donc je vais aussi pouvoir chercher quelques heures de plus.
Et il y a toujours la formation  en traduction , qui est en attente de budget.
Donc un été, bien rempli en perspective.

Il y a quand même si c'est possible un petit projet voyage fin juillet ( si c'est possible, parce que mon vaccin russe n'est pas reconnu en europe. J'ai eu 3 injections qui m'ont rendue malade comme un chien, mais la troisième de compte pas et je devrais donc en faire une quatrième pour valider la 3° ici et avoir un passe sanitaire entier. Hors de question d'avoir plus de vaccins que les autres et de me retaper plusieurs jours de fièvre pour cause de pinailleries administratives)

samedi 16 mai 2020

les examens dernière ligne droite

Beaucoup de modifications ces derniers temps. Pour le mieux.
Non seulement j'ai déménagé cette semaine, je suis donc dans mon nouveau logement (temporaire, car chez ma mère, elle a déménagé, je l'ai suivie, je n'ai pas en ce moment les moyens économiques d'habiter seule). En tout cas l'appartement sera vraisemblablement beaucoup moins chaud, et c'est une bonne nouvelle. S'il fait 30°C à l'intérieur la journée, ce sera toujours mieux que 35°C . Et hors des remparts de la ville, l'air circule mieux, l'été devrait être nettement plus vivable. Et moi, par conséquent, moins amorphe.

Mais contrairement à ce que je pensais, je vais pouvoir tenter tous les examens, car..
J'en avais repoussé 3 en septembre, l'un d'entre eux est annulé.
Et sur ceux que je comptais passer en mai/ juin, 3 autres sont annulés. et un autre ajourné.
Exit la compréhension, la poésie, l'histoire et la dictée, car la consigne a été de ne pas organiser d'examens nécessitant une connexion en continu.certains étudiants ne sont pas équipés.
De même le certificat Pix est reporté sine die, car il doit être passé en centre agréé.Donc à l'université qui ne rouvrira qu'en septembre.

Donc tous les autres se feront sur deux semaines, la plupart dans une fourchette de 2 ou 3 jours entre le téléchargement et le rendu par internet.
Ca commence samedi prochain avec la version, dimanche la conversation - à l'écrit + un oral de 5 minutes à filmer et envoyer. Le 25: rédaction ( 2 jours pour la faire, donc il n'y a lus de problème)
Le 26, grammaire et thème, dans la foulée, dans un temps limité de 1h30 chacun. ( ça parait vache par rapport aux autres)
Puis 1° juin langue des médias, le 3 informatique et le 4 textes littéraires. L'oral est maintenu en ligne, via Zoom, mais je n'ai pas encore l'horaire.

Autant dire que la version à la maison, en 3 jours avec le dico et le bouquin de grammaire (oui, on y est autorisés!) ça ne sera pas du tout pareil qu'avec la pression et en temps limité :)
En fait, en pratique, les 3 que j'ai réellement à travailler en priorité sont la grammaire, le thème ( phrases types à décrypter) et la langue des médias.
Pour l'étude de textes littéraires, je ne l'y suis pas encore trop penchée, j'aurais largement le temps entre le 26 mai et le 4 juin de m'y consacrer, en étant déjà délestée des 5 premiers.
donc je ne suis même pas entrain de me fatiguer à trop réviser.
Vu la situation ça m'arrange. j'ai des cartons partout, je me suis juste ménagé un coin bureau.

Et après?
Hé bien le 5, c'est l'anniversaire de ma mère, donc on va fêter dignement son anniversaire, et la fin de ces examens pas comme les autres.

Ensuite, j'ai quelques projets:

- finir de ranger mes cartons.
- préparer le certificat Voltaire pour " quand je pourrai le passer"
- relancer Sergei pour l'association de cinéma ( je dois contacter la présidente, je le ferai demain)
- voir dès que je pourrai prendre des renseignements à la mairie Aksel ( correspondant Bashkir), qui m'a demandé des infos pour déplacer dans ma ville l'antenne française de son association, qui est actuellement dans le Tarn.
- chercher d'autres élèves et donner quelques cours payants, car mon étudiant belge passe aussi ses examens la semaine prochaine et n'aura plus besoin de moi.
- voir où j'en suis pour 2 ou3 autres projets de sous-titrages
- écouter des interviews d'un monsieur, dans un domaine qui n'est absolument pas le mien, mais que j'ai découvert pendant le confinement. Pourquoi UN en particulier?
Parce qu'il parle un russe très clair, en articulant bien et sans parler trop vite :) Mais si ça m'amène de fil en aiguille à comprendre ses collègues, ce sera d'autant mieux.
J'y reviendrais, ce sera surtout pour moi l'occasion d'apprendre du vocabulaire spécialisé. Je vais essayer de déterminer comme ça quelques domaines à explorer.
- découvrir Kerbal Space Programm un jeu vidéo qui me tente carrément depuis longtemps.
- Relire quelques BDS, revendre celles que je ne veux ni me peux garder faute de place.
- prendre de l'avance sur le programme universitaire de l'an prochain.
- j'ai mon clavier, donc je vais pouvoir chanter! Ouaip!
- hypothétiquement, voir mon pote Micha, si on peut à nouveau bouger entre la France et l'Allemagne. Sinon ce sera pour l'Automne. Ou ce sera lui qui viendra, et sans son ex-femme, puisqu'on a aussi un divorce à fêter.

Donc tout ça fait un bon été bien rempli, je m'autoconfine donc jusqu'à la rentrée sans souci , je ne vais pas m'ennuyer;)

vendredi 1 mai 2020

game over or continue?

Ce qui est bien sûr une question rhétorique!

Je viens de me rendre compte que mon marathon linguistique a commencé pile il y a deux ans, et .. loin de s'essouffler, ce qui a commencé comme un simple défi est devenu complètement central dans ma vie.

Non seulement la réorientation professionnelle et bien amorcée, mais:

LE BOULOT:

- j'ai prolongé d'un an ma disponibilité au travail. Si ça n'avait pas été pour cause d'études de toutes façons, au vu de la situation sanitaire, je l'aurais quand même fait. Ma santé passe avant l'économie du pays, et de loin. Donc je ne reprends pas au premier juillet. Selon le cas, je peux toujours demander à réintégrer mon poste de manière anticipée,MAIS!

- MAIS pour cause de virus, les élections n'ont pas eu lieu, et donc je ne sais pas de quelle orientation sera la prochaine municipalité. Ca a une importance! J'espère négocier ma mutation au service du jumelage, et si la nouvelle mairie est FN ou un truc du même tonneau, le jumelage sera évidemment la cinquième roue de la charrette municipale. D'ailleurs, et pourquoi cacher mes convictions politiques, si ma mairie devient FN, hé bien soit je prolonge ma disponibilité de 6 ans, soit je démissionne simplement. Je refuse absolument d'être payée pour aller à l'encontre de mes convictions.

- J'avais un plan intéressant, un emploi dans un magasin juste à côté de chez moi, une boutique à touristes où mes compétences en langues auraient été utiles, à temps partiel d'avril à fin juin et à temps complet de juillet à septembre. Le plan parfait pour regagner quelques sous, sans trop de contraintes par rapport aux études.
Il s'agissait pour le propriétaire de former quelqu'un d'autonome pour tenir une seconde boutique, donc le genre de travail qui aurait facilement recommencer l'an prochain, voire devenir un vrai travail si le boss avait été satisfait.
oui, mais le virus est arrivé, le magasin a fermé, nul ne sait quand le premier magasin va réouvrir, ni si le second ouvrira un jour...

- J'ai quand même trouvé quelques heures d'enseignement, ou plutôt de tutorat, auprès d'un camarade belge qui galère pour la préparation de son examen de grammaire français, et comme je m'en sors bien, sa mère m'a recrutée comme professeur particulier à distance.
Evidemment, ça rogne beaucoup ( 5-6 heures par semaine) sur mon temps de révisions pour mon propre examen, mais, ça m'ouvre des horizons, car il est content et trouve que j'explique bien: je vais proposer mes services chez mettons, par exemple, Acadomia cet été, et en tant que tuteur de français pour russophones en ligne. Car j'ai aussi multiplié les tandems, et je coache personnellement un débutant en français.. gratuitement. Ce n'est pas un problème, car mis bout à bout, entre le cours que je prends, moi, en ligne et les tandems, j'arrive facilement à 4 à 6 heures de pratique de l'oral par semaine.Ma prof m'a dit "je comprends mieux pourquoi tu progresses aussi vite ":) Et ça, ça vaut encore plus que les notes

Ce serait pas mal comme job d'appoint.donc au final la perte de temps que j'ai en ce moment n'en est pas une puisque je développe la pratique de l'oral.. qui va me servir très vite pour les examens.donc à fignoler quand le plus gros sera passé.

LES ETUDES:

-Virus  oblige, l'université de Toulouse qui a bien conscience que le déconfinement le 11 mai est une vaste blague, sera fermée jusqu'en septembre.

-Par conséquent, les examens vont se faire à distance, j'ai eu les dates hier: du 25 mai au10 juin pour les examens, et du 14 septembre au 26 septembre pour le rattrapage.

- Or donc, j'ai environ 6 heures de travail d'appoint et 4 à 6 heures de pratique du russe hors université par semaine. Même en ne sortant pas et en ne faisant quasiment plus de sport, je ne pourrai pas TOUT boucler pour la première session. La quantité de nouveau vocabulaire à mémoriser est démentielle,et je veux faire de mon mieux.Vraiment, je veux les meilleures notes, ça peut ensuite jouer en ma faveur.

- En plus je déménage , si tout va bien le 13mai. Le déménagement qui était prévu évidemment été reporté parce que confinement 4 jours auparavant. Donc dès qu'on m'a dit" on reprend le 11,  on peut vois proposer le 13"j'ai dit oui, car je sens venir gros comme un camion le second confinement fin mai, pour la seconde vague de malades. Notre gouvernement va trop vite dans son désir de sauver l'économie, au détriment de la sécurité

- Donc avec un peu de chance, je passerai une partie de mes examens assise entre des cartons à ma nouvelle adresse (qui a en plus toutes les chances d'être provisoire, je squatte chez ma mère, elle déménage, je la suis, mais j'ai peut-être un plan pour à nouveau habiter seule avant la fin de l'année, en tout cas, si ça se goupille bien, ça pourrait m'éviter de rester encore 3 ans chez ma mère, car allez déménager quand vous n'avez pas de rentrée d'argent fixe mensuelle, même avec des jobs d'appoint)

- Mais pour toutes ces raisons, et quelques autres, j'ai décidé de ne présenter qu'une partie des examens en mai / juin, le reste sera reporté en septembre (merci de nous éviter les repiquages en juillet/août par 40degrés). J'ai 13 épreuves + le certificat PIX à passer. Les sessions de certificat PIX sont reportées jusqu'à nouvel ordre,or, si je la fais cette année, en tant qu'étudiante de seconde année, c'est gratuit. Si je la passe hors seconde année, c'est payant. Et elle ne se font qu'en centre agrée. Donc je serais de toute façon obligée d'aller en septembre à Toulouse pour le certificat PIX et la réinscription.
autant que je prenne les choses un peu plus tranquillement et que je passe une partie des examens en septembre. Une fois débarrassée de plus de la moitié d'entre eux, j'aurais largement  assez avec 2 mois d'été à consacrer à ces matières restantes.

- Voilà donc l'idée, sur les 13+1 épreuves, je compte en passer 8 que j'ai l'a peu-près certitude de réussir, en main/juin: l 'informatique, la version, la dictée, les oraux de compréhension et conversation, la langue des médias ( pour ensuite classer tout ce  $*ù=)^:! de vocabulaire politique dans un coin de mon cerveau et l'y laisser se décanter), la grammaire, et l'histoire. Ca fait 8.

Je garde pour septembre: le certificat PIX, le thème ( 120 phrases hyper tordues à mémoriser, et le thème n'est pas mon fort), étude de textes littéraires (pour avoir plus de temps à leur consacrer, regarder des films, bref approfondir), poésie ( pas que ce soit dur, mais apprendre 6 poèmes par coeur, et la biographie des écrivains, en plus du vocabulaire de tous les autres cours, parfois très spécifique, et des règles de grammaire, je n'ai pas assez de mémoire tampon), et rédaction. Pour cette dernière, je l'ai consciemment laissée de côté à partir du moment où j'ai su qu'il y avait 99% de chance que les examens soient à distance.

Il s'agit d'une épreuve de rédaction en russe, et je vois mal comment la remplacer par un oral. Ou s'il s'agit de rédiger en temps limité au clavier en cyrillique, j'en ai un bricolé à la maison,mais il n'était absolument pas requis dans les fournitures, puisque normalement, l'on passe les examens sur table avec une feuille et un stylo. Certains étudiants ne doivent pas en avoir. Mais je n'ai aucune envie de rédiger au clavier, car je fais beaucoup de fautes de frappe qui ne sont pas des fautes d'orthographe. Le thème est un peu dans le même cas. La dictée peut être aussi,mais il s'agit a priori d'un texte à trous, ce sera moins pénible de taper un mot ou quelques mots qu'un texte entier.
Poésie, il est censé y avoir une épreuve orale et une épreuve écrite. donc même problème. Etudes de textes littéraires sera un oral en mai, et pour septembre, si les examens sont en présentiels ce qui n'est pas encore sûr, probablement un écrit: je préfère faire une analyse de texte à l'écrit si c'est possible.

Pour les autres ce sera moins compliqué, l'histoire est normalement une dissertation, mais en français, c'est moins piégeux, à moins que le prof n'opte pour des questions courtes à emplir et renvoyer en temps limité.La grammaire devrait être du même genre. La version, c'est à taper en français, et.. la langue des médias normalement, il y a une épreuve d'écoute.donc faisable aussi à distance peut être à l'oral.

Dans tous les cas, ça me donnera plus de temps pour assurer ce que j'ai un peu moins bossé, ou que je n'ai pas trop envie de faire à distance.Et là je pars donc avec l'idée de préparer juste 8 examens, dont seulement  7 de russe. Et qui dit moins d'examens dit : plus de temps et de soin accordé à chacun et donc meilleurs résultats. Stratégie de conquête!

PROJETS PERSONNELS

- J'ai créé en février un café des langues dans ma ville. Pas de chance notre premier rendez-vous était prévu fin mars, j'ai fait une prérencontre avant, pour faire connaissance. Nous étions 11 au café ce jour là,  et j'ai trouvé un certain nombre de gens intéressés, d'autres devaient nous rejoindre en mars, mais.. c'est au point mort. On va essayer de mettre ça en place à la rentrée de septembre, vraiment, en espérant échapper aux épidémies.

- Lors de cette prérencontre, j'ai fait connaissance de Slavik, russophone qui travaille en partie dans ma ville, et en partie à Paris, et nous avons mis en place un tandem très actif. C'est avec lui que je discute beaucoup en ce moment, et je fabrique les documents que je lui envoie en fonction de nos discussions. Il progresse vite en français et est très motivé, donc je mets aussi en place avec lui des choses qui me serviront cet été pour le tutorat.

- Le correspondant Bashkir est très occupé en ce moment, car il travaille dans le domaine de la santé, chez lui, et évidemment est plus que pris. Mais nous mettons en place des projets associatifs qui devraient se concrétiser dans le courant de l'année. Il m' envoyé le lien d'un film en bashkir, sous-titré en russe, pour lequel je vais essayer de faire une traduction en français, au moins juste pour moi, MAIS, selon le cas je peux en parler avec ...

- Je dois discuter demain avec Sergei, , avec qui j'ai fait du sous-titrage l'an dernier, pour savoir où en sont les projets de son association de cinéma. Et voir quelle forme prendra notre collaboration cette année. Donc je verra si son association est intéressée par des films d'autres régions de Russie, qui peuvent être en d'autres langues.
MAJ: a priori le festival est maintenu en novembre, et la présidente a demandé si je suis encore intéressée. Plutôt deux fois qu'une, oui!
Sergei a un nouveau travail très prenant et très stressant, où on ne lui passera pas la moindre erreur, donc il a peu de temps libre, il espère que nous pourrons à nouveau collaborer cet été et je le souhaite aussi vraiment.Pour les films d'autres régions, il trouve que c'est intéressant, donc il va nous remettre en contact avec la présidente, pour que j'en discute directement avec elle.


LES AUTRES LANGUES

Evidemment, puisque j'ai mes dates d'examen et qu'ils ont lieu dans moins d'un mois, ça va passer avant le reste. Je mets donc en pause les défis " ukrainien, esperanto, latin".. jusqu'au 10 juin.
Je verrai en fonction du planning de cet été ce que je peux faire à ce niveau.

Donc en effet, c'est plus que "continue", tous ces projets qui semblent disparates, s'intègrent bien dans un ensemble, et c'est d'autant plus motivant. J'ai trouvé mon ikigai et il est linguistique :)

samedi 7 mars 2020

aide dissertation d'histoire

Là encore, il y avait l'idée " si j'y arrive, j'aide les autres".

Et j'ai eu un 16.


Ceci dit la dissertation d'histoire est un sujet beaucoup plus intuitif qu'en littérature, puisqu'on ne peut pas inventer des faits historiques. soit on connait son cours et on ne se trompe pas dans les dates, soit on ne le connait pas et on est malparti.

en littérature, j'avais concentré mes révisions sur ce qui était le plus probable, et c'est exactement ce qui est tombé comme sujet.
en histoire, pareil. Après lecture du cours, j'avais estimé que 2 sujets étaient probables: soit Vladimir 1° et son époque, soit le joug mongol.
Nous ne sommes pas des spécialistes en histoire , mais étudiants en langues,donc bien que j'ai trouvé passionnantes les parties sur l'archéologie, les scythes, les slaves... il y avait trop peu de dates marquantes pour que nous puissions en retirer quelque chose.
La Russie de Kiev était une longue suite de rois aux noms très proches, et au final peu marquants individuellement.

Et je suis donc tombée pile:

sujet: " les causes et conséquences de la conversion de Vladimir1 au christianisme."
durée: 2 h00

une fois les données de bases trouvées, ( la date: 988, le lieu: Kiev les sources :chronique de Nestor..), le plan est simple:

1- causes:
politique: rivalité avec Byzance et se convertir au christianisme permettait une alliance avec un pays puissant économiquement et militairement
économique:faire du commerce avec les alliés de Byzance, avec laquelle il y avait déjà des échanges commerciaux.
culturel( et politique):le christianisme oriental est un courant de pensée qui ne s'opposait pas à la puissance temporelle du pouvoir en place, donc, une association intéressante, qui permet au pouvoir de s'appuyer sur la religion ,qui le valide en échange d'avantages.

2-conséquences:
politiques: la paix avec Byzance, la collaboration entre l'église et l'état ( ce qui était le but recherché)
religion: disparition progressive des cultes polythéiste,mais qui s'est faite sans contrainte ni violence, le peuple a vu son avantage à la conversion, ceux qui refusaient se sont isolés et ont fini par disparaître.
commerciaux:enrichissement mutuel des alliés et commerce facilité.
artistique:art de l'icône, développement de l'architecture symbolique calquée sur Sainte Sophie, bannissement de l'église des danses et instruments profanes réservés au folklore.
langue:apparition de l'alphabet Cyrillique permettant la diffusion des textes sacrés en Bulgarie, l'alphabet était disponible " clef en main" et a été adopté, d'autant que la liturgie était déjà traduite en langue vernaculaire ( autorisée par l'église d'orient, interdite par l'église romaine). Ce qui permet de renforcer la cohésion peuple-pouvoir- religion.
apparition de littérature locale: Vies de saints, chroniques, et bylines.

et voilà,c'est aussi simple que ça.

Pour le second semestre, je suis prête à parier sur "en quoi le règne d'Ivan le terrible a eu des effets positifs" ou quelque chose sur "le temps des Troubles", mais le cours insiste beaucoup sur les conséquences administratives positives d'Ivan le Terrible. ;)

retour sur les examens (et aide dissertation)

Et voilà, j'ai eu enfin mes notes!
J'avoue que j'étais dans un moment de creux depuis la fin des examens ( donc un bon mois).

Parce que j'ai bûché comme une dingue pour ces examens et que j'étais donc très très fatiguée après. Mais surtout le creux s'est prolongé par le système de l'enseignement: déjà les grèves ont fait que certains examens (qui ne me concernaient pas) ont été décalés, et donc la rentrée s'est faite avec 3 jours de retard, ce qui a décalé tout le reste, y compris la mise en ligne des cours pour l'enseignement à distance.

Mais aussi parce qu'à part l'informatique que j'étais sûre d'avoir réussi, j'étais totalement dans l'ignorance des résultats de cette première session jusqu'à samedi dernier.
Et j'ai beaucoup de mal à me concentrer sur le programme du second semestre, tant que je ne sais pas si j'ai validé le premier.
Au final, j'ai tout réussi,donc la motivation revient.Puisque je n'ai rien à repasser, je me laissais le choix de passer les examens en mai si je pouvais, ou tout en juin si je devais y retourner pour les rattrapages.

Mais pour le moment une nouvelle chose se passe dans ma vie: je déménage fin mars.donc je suis dans les cartons .Je ne vais pas loin, je reste dans la même ville encore quelques années, c'est plus simple pour le train, tant que je dois passer des examens à Toulouse. Plus simple mais pas moins cher, puis qu'il faut se loger donc  je ne pourrais probablement pas passer les deux sessions. J'aviserai si j'arrive à avancer assez mes révisions pour mai.Mais la session est très tôt, entre le 2 et le 15mai, donc peu de chance avec le déménagement que j'arrive à tout boucler aussi vite. Il y a de grandes chances que je passe tout le second semestre au rattrapage de mi-juin. Ou si j'arrive à débloquer un jour ou 2 en mai, j'aimerais éventuellement caser l'informatique, le test pix et l'histoire, pour en être débarrassée de ça. Ca me coûterai juste un aller retour et une nuit, c'est envisageable à ce stade.Tout dépendra de la répartition des examens, quand j'aurai les dates exactes.

Je pensais donc m'en être pas trop mal sortie, avec juste un gros doute sur la dissertation de littérature, qui était le gros point d'interrogation.

J'ai eu beaucoup de mal à préparer cet examen  parce que je ne trouvais pas de ressources complémentaires en ligne.en tout cas en français ou anglais lisible Je m'étais donc dit que si j'avais une note au dessus de la moyenne, je partagerai mon plan de dissertation.

Au final, j'ai eu un 17/20 à cette matière, composée de la dissertation en français et d'un oral en russe sur un texte ou une biographie ( 6 textes et 6 biographies, donc 12) on croise les doigts et on pioche  au hasard,5minutes de préparation et hop expliquer en russe de qui est le texte, qui sont les personnages, ce qui se passe, ce qu'ils font,etc..
Pour le texte j'ai eu un coup de chance incroyable, j'ai pioché exactement LE texte que j'espérais,extrait du livre qui m'a plu et où il y avait à dire ( des personnages qui discutent en buvant le thé et débattent d'un autre qui est nihiliste,tous ont une compréhension différente du mot et du concept...donc oui, des choses à dire!)
Je ne sais donc pas dans ce résultat quelle est la proportion de l'oral et de la dissertation, je n'ai pas le détail, il y a peu de chance que ce soit 15 et 19.

Donc disons que j'ai eu 16 ou 17 à la dissertation, je vous donne donc le sujet ET mon plan ( étudiants de L2 russe à Toulouse, c'est pour vous!)

Sujet: l'Homme de Trop dans la littérature russe du XIX° S est-il un personnage tragique?
durée: 3 heures.
Les mots clés : homme de trop, personnage et tragique, mais aussi, littérature russe du XIX°siècle.

Certains ont choisi de traiter en priorité le "tragique", ça m'a paru trop évident, en tout cas, trop impersonnel (clairement:le prof va lire 60 copies qui vont lui prouver par A + B que oui, il est tragique, qu'est-ce que je peux trouver pour faire la différence et sans sortir de l'intitulé: bingo" dans la littérature russe du XIX°", est-ce-que c'est une phénomène purement russe ou non et pourquoi. Je vais donc faire une grosse partie là dessus, en plus du tragique)
Lisez toujours bien TOUS les termes de l'intitulé qui souvent ne fait qu'une ligne, ils sont tous importants et ça peut vous aider à faire la différence avec un angle d'approche moins attendu.

Donc il ne faut pas traîner et trouver dès le début:

1 - les exemples d'Homme de Trop dans les oeuvres proposées et dans d'autres (c'est toujours mieux d'en ajouter qui ne sont pas au programme, si possible inattendues et en argumentant pour expliquer que vous ne le sortez pas de votre chapeau  ) et les auteurs.
2 - la définition de l'Homme de trop, ce qu'il est et ce qu'il n'est pas.
3 - décider si pour vous oui ou non, il EST un personnage tragique, ça va déterminer tout le devoir.
J'ai opté pour des exemple extraits d'oeuvres ouvertement humoristique, donc mon point de vue était " oui mais pas seulement, et je vais prouver pourquoi il ne l'est pas seulement".
D'autres ont donc opté pour une lecture absolument tragique. C'est possible MAIS c'est un ressenti personnel qu'il faudra argumenter.
Ma lecture est MA lecture, une des plusieurs possibles, conditionnée par mes lectures de l'année, mon historique de lecture, ma connaissance des mouvements littéraires antérieurs, postérieurs et transversaux en Europe.
Je n'aurais pas fait le même devoir à 20 ans qu'à 42, parce que j'ai 22 ans de plus de culture générale. Quand je vous dis qu'étudier à l'âge adulte est plus facile, c'est aussi pour ces raisons, une question de"bouteille"

les exemples que j'ai retenus: 
dans les lectures imposées de l'année =>Tchatskii, dans la pièce " le malheur d'avoir de l'esprit" (Griboïedov); Evguenii  et Vladimir, dans Eugène Onéguine (Pouchkine)
Mentionnés dans le cours=> Illia dans  Oblomov. (Oblomov) Dmitri, dans Roudine,(Tourgueniev)
une autre lecture imposée dont je me suis servie: Père et Fils de Tourgueniev: parce que chaque personnage y représente un courant littéraire et artistique, en plus de courant politique: Nikolai pour le romantisme, Pavel pour l'ancien régime et l'homme de trop à la charnière de époques, Arkadii, lafin du romantisme et l'arrivée du réalisme, et Bazarov" l'homme nouveau" du courant réaliste. (Tourgueniev)
Pris dans mes lectures précédentes:Dmitri dans les eaux Printanères (Tourgueniev) et le joueur (Dostoïevski, mentionné vite fait)
Références non russes :La littérature d'aventures et le roman picaresque, Le misanthrope de Molière ( vous allez voir pourquoi): Walter Scott, Schiller et Goethe, et René, de Chateaubriand: de la littérature de 3 pays non russophones. +une mini référence, presque sortie de nulle part à Jean-Pierre Vernant  (là aussi, je vais expliquer).

Donc définition de l'homme de trop, synthétisée d'après le cours:c'est un type littéraire apparu en Russie dans le sannées1820/ 1830. C'est un personnage souvent de noble origine, qui est destiné par sa naissance à de hautes fonctions.. sauf que la bourgeoisie est en train de prendre le pas, en Russie comme ailleurs et notre personnage ne trouve plus de place dans la société. Il a été éduqué à diriger, était supposé suivre une voie toute tracée et se retrouve certes riche, mais socialement dépassé, inutile.Et c'est l'exacte problématique de René: jeune noble désoeuvré privé par l'évolution sociale, de sa place " naturelle" de dominant., il tourne en rond dans ses pensées noires.
Et comme pour René, l'ennui mène au désoeuvrement (Onéguine) , à la sensation d'inutilité ( Tchatskii), à la paresse assumée ( Oblomov), aux comportements autodestructeurs ( Roudine, le joueur). Comme le héros romantique, il est exalté et meurt souvent jeune dans des circonstances absurdes ( Vladimir Lenski, dans Oneguine).

Et donc, voilà pour ce qu'il est, pour le versant tragique.
MAIS: dans les exemples cités, Oneguine, Le malheur d'avoir de l'esprit et Oblomov, le personnage n'est pas seulement tragique:l'oeuvre est drôle, et les 3 ont en commun de faire un portrait volontairement humoristique du personnage. en clair, l'auteur dans ces 3 cas ne glorifie ni ne prend vraiment en pitié son héros:Tchatskii est un colérique qui s'emporte pour un rien, et se plaint à vide( il proteste contre l'hypocrisie de sa société auprès justement des hypocrites qui la composent) et est une sorte de version russe du misanthrope,en plus " langue de vipère". Evguénii est un misanthrope..qui passe sa vie en société, s'ennuie partout où il va, mais continue à courir les bals et les soirées. Oblomov n'aime que glandouiller, pour fuir la réalité et les problèmes et se trouve parfaitement satisfait de sa vie d'oisif. Dans les 3 oeuvres, le ton de l'auteur est très sarcastique et complètement différent du sérieux absolu avec lequel Chateaubriand traite René, du sérieux absolu du romantisme allemand ( on ne rit pas aux dépens des personnages de Schiller)
Donc héros tragique mais pas seulement parce qu'il tient autant du héros romantique que des romans d'aventure à la Walter Scott ou des personnages picaresques type Don Quichotte qui sont volontiers humoristique ( la lecture idéalisée de Don Quichotte est contemporaine...du Romantisme. Pour Crvantès lui-même, son héros est comique,et truculent)

Son évolution: Comme le mouvement romantique en Europe a vite tourné en rond et cédé la place au Réalisme, puis au naturalisme, l'évolution a aussi vite en Russie remplacé le héros exalté en révolte vaine par  d'autres modèles: le petit homme:petit fonctionnaire, souvent pauvre, coincé dans les rouages d'une bureaucratie absurde (Akaki Akakievitch dans le Manteau de Gogol.. précurseur des personnages de Kafka); et l'Homme Nouveau: Bazarov dans Père et fils, qui rejette le romantisme, ne s'intéresse qu'à la Réalité du monde, aux choses tangibles, et tente souvent de transcender son rejet de la société par la politique, ce qui le pose en ennemi de Pavel, qu'il trouve daté ( évidemment puisque Bazarov, l'homme nouveau est le portrait en creux de l'homme de trop Pavel). L'homme de trop subit, l'homme nouveau tente d'agir, avec ou sans succès, mais tente d'agir. Même s'il n'aboutit parfois lui aussi qu'à une mort absurde. ailleurs en Europe aussi, Réné à cédé littérairement sa place à Rastignac le bourgeois arriviste.

Après avoir trouvé tous ces arguments pour dire que " tragique, oui un peu, mais pas seulement parce que les influences et la volonté sarcastique des auteurs font que...." j'ai opté pour un plan qui mette en avant la diachronie (les influences qui ont donné l'homme de trop) et la synchronie (ce n'est pas un phénomène purement russe, voilà ce qui se passait en Europe au même moment, et comme on était au moment de l'essor des traductions, sans compter l'anglomanie en France et la francomanie en Russie, les gens , en particulier lettré, lisaient souvent de l'allemand, du français de l'anglais en vo. Les littératures européennes ont beaucoup circulé au XIX°siècle, et les influences avecelles.

Plan

1- L'homme de trop
  • définition
  • caractéristiques
  • exemples 
2- Tragique ou pas?

  • parallèle avec la littérature d' Europe en diachronie ( avant/ après) et en synchronie ( Allemagne/France/Angleterre)
  • le cadre volontairement comique des oeuvres retenues
  • le type littéraire et sa limite: son évolution comme petit homme ou comme homme nouveau


3 -Les limites de la lecture contemporaine
  • L'intention de l'auteur au moment de la réadaction, et la nécessité de ne pas lui faire dire plus que ce qu'il avait réellement en tête par une lecture trop moderne. Référence à J.P Vernant sur la lecture psychanalytique des mythes grecs, qui est un non-sens: on ne peut pas juger une oeuvre qui a 3000 ans en utilisant un outil qui a moins d'un siècle: il n'y en a pas besoin ( et les mythes en particuliers ne cachaient pas leurs références -en particulier sexuelles , le dada de la psychanalyse freudienne- pour éviter de " choquer"des auditeurs qui ne l'étaient pas, n'ayant pas été formatés par la morale chrétienne), la lecture contemporaine de don Quichotte est aussi un contre sens, et Molière, via le misanthrope, voulait en premier lieu faire rire en moquant des contemporains
  • L'inadéquation du personnage à son cadre social est un instantané:le type littéraire chasse l'autre, un mouvement chasse l'autre. Il est inadapté à SA société à l'instant T, la société est en mouvement, il refuse l'évolution et le changement et doit donc nécessairement disparaître assez vite, c'est là, à la limite , sa dimension tragique.
Introduction et conclusion: tragique, un peu mais pas à 100% . Et en tout cas, pas un phénomène isolé dans la littérature russe

J'espère que ces informations vous serviront , au cas où vous auriez à préparer un devoir sur l'Homme de trop ou ses avatars.

jeudi 30 janvier 2020

Toujours vivante!

Même si ça a été compliqué.



Presque un mois de retard au début du semestre pour cause de pinaillerie administrative, et j'ai passé quasiment tous les mois d'octobre, novembre et décembre vissée à ma chaise pour finir à temps le programme du semestre. Et décembre et début janvier à réviser. Oui, mon 1° janvier s'est passé à plancher sur la grammaire russe.

Les examens ont eu lieu pour moi entre le 6 et le 15 janvier.  C'est à dire 4 répartis sur le 6 et le 8 janvier et 6 sur les deux jours du 14 et 15. Ca c'est pour les camarades de Belgique qui trouvent les examens "1 par jour sur 3 semaine avec une semaine de révision avant" trop intensifs :D

Ce qui m'a contrainte à deux allez-retour à Toulouse, et donc à trouver des solutions de secours pour trains annulés, mais c'est fait. Tout est passé.

J'ai eu une chance insolente pour l'un des oraux à tomber pile sur le texte ( extrait de "pères et fils" de Tourgueniev) qui m'inspirait le plus, en tout cas, où il y avait le plus de choses à dire. Et pour la dissertation d'histoire aussi, pile LE sujet que j'avais estimé le plus probable (" les raisons et conséquences de la conversion de Vladimir I° au christianisme").

L'examen d'informatique était plus simple que ce que je pensais, et globalement, tout s'est bien passé.

A part peut être l'écrit de littérature. Une dissertation de 3 heures sur le thème " L'Homme de Trop de la littérature russe du XIX° siècle est-il un personnage tragique" . J'ai gratté, gratté, gratté pour arriver à la conclusion que " un peu mais pas seulement".

Je ne suis pas mécontente de moi, mais comme je me suis éloignée du sujet pour le cadrer en diachronie (le personnage type est héritier des personnages picaresques, des personnages du roman gothique et d'aventure) et en synchronie ( ce n'est pas un phénomène purement russe, il est contemporain des mouvements romantiques en France et en Allemagne), parle de ses limites ( il tourne vite en rond et cède la place à  "l'Homme nouveau",tout aussi standardisé), pour arriver à une conclusion qui est "plutôt non que oui, car l'objectif de tel auteur et tel auteur et tel auteur encore est clairement humoristique et il faut le garder en mémoire" en insistant sur le danger d'analyser a posteriori . En clair la perception contemporaine d'un phénomène littéraire n'était pas encore celle actuelle ( et voir en Don Quichotte un héros Romantique, c'est une lecture du XX°siècle d'un livre du XVII° siècle, via le prisme d'un courant du XIX°: risqué et potentiellement plein de contre-sens)

Donc très hasardeux:soit la prof saluera l'effort d'argumenter un point de vue tout en collant un maximum de références et de plus en littérature comparée et ça peut payer. Soit elle va estimer que mon explication est hors-sujet et ma conclusion opposée à ce qu'elle estime et j'aurais une bulle.

Je pense que c'est plus probablement cette deuxième situation qui va se réaliser. Je vois le 4/20 gros comme un camion. C'est toujours le problème d'avoir une opinion qui peut être contraire à celle de l'enseignant. En écoutant les autres étudiants à la sortie, tous sont partis sur une optique " oui oui, c'est un personnage 100% tragique".
Bon ça passe ou ça casse. J'ai perdu l'habitude des dissertations, et surtout l'envie d'aller dans le sens que le prof attend :D
Résultats courant mars. On verra bien!

Je viens de " bénéficier"d'une semaine de presque vacances car à cause des grèves, les cours n'ont officiellement repris que mercredi à l'université, et n'ont été mis en ligne pour l'enseignement à distance qu'hier. Donc reprise aujourd'hui, bille en tête...

Pour le premier semestre, les cours les plus intéressants de mon point de vue, étaient la langue des médias, pour à la fois acquérir du vocabulaire spécialisé  dans le domaine des médias et des informations intéressantes sur le système scolaire russe, l'étude de textes littéraires (pas la littérature d'un point de vue général), l'histoire ( depuis l'antiquité jusqu'à la veille de l'accession au pouvoir d'Ivan le Terrible) et la phonétique.

A priori, le second semestre sera du même genre avec, à la place des kilométriques exercices de grammaire, de la version et du thème. Ce qui me convient totalement.
Et exit le cours de littérature théorique, place à d'autres études de texte et de poésie, avec des poèmes à apprendre et à réciter en plus de la biographie des autre.
Il y a entre autre Daniil Harms, et ça me met de bonne humeur, car c'est justement l'un des auteurs que je souhaitais découvrir.

Le cours d'histoire va concerner la période qui va d'Ivan le Terrible à la veille de l'arrivée de Pierre le Grand, et la langue des médias va tourner autour de l'instruction civique ( organisation administrative du pays, tout ça...), le cours de phonétique devient un cours de compréhension, avec des thèmes comme "la cuisine russe"...
A tout point de vue,je vais préférer ce second semestre!

mercredi 23 octobre 2019

re-mini victoire

Car oui, il y a à peu près 2 semaines, j'ai appris, ENFIN! que mon année en Belgique était validée, et que mes crédits me permettaient donc d'entrer directement en seconde année...
avec 3 semaines de retard. Après avoir acheté les livres pour la 1°année.

Je vais donc essayer de les revendre, n'est-ce pas?

Mais mieux que ça, au final, j'ai tellement de crédits d'avance, que mes options sont aussi validées pour la seconde année.
Concrètement, pas .. de grec ancien à préparer..
Ce qui n'est pas un mal, pour une question de temps. Non que ça ne m'intéresse pas, je pense même garder le livre pour m'y pencher d'ici quelques années. Mais, une seule chose à la fois!

Et... plus de cours d'allemand cette année non plus, j'avais le choix entre garder une orientation double allemand et russe, ou opter pour la littérature russe.
Ce qui était bien plus pertinent dans ma situation..

YOUPI!
(oui je ne pouvais pas rater ça, par rapport à mon incompétence notoire pour être opérationnelle avant 10h30 - mais je bosse bien la nuit! - et à la littérature russe " Guerre et Paix" de Tols-toi, édité chez Plomb)

Je mets donc l'allemand en pause, après avoir marné pendant un an pour retrouver mon niveau B2. Pour l'instant, je mets les bouchées doubles pour combler mon retard, d'autant que l'option " littérature russe"est très dense : 10 livres imposés à lire et c'est un "minimum", une dissertation de 6 à 8 pages à envoyer avant le 7 décembre sur le sujet du fantastique dans "le manteau de Gogol"

Je dois avouer que je ne me suis pas autant félicitée depuis 10 ans d'avoir tenu un blog littéraire et fait des chroniques de mes lectures, y compris donc russes. Ce qui fait que non seulement j'ai déjà lu et chroniqué certaines oeuvres imposées (la fille du capitaine, la salle n° 6, le manteau), ce qui me fera gagner tu temps, mais j'ai plus qu'il n'en faut d'avance sur d'autres lectures.
La thématique de l'année ( ou du semestre) est "la littérature du XIX°siècle"autant dire qu'avoir lu en avance 4 titres de Dostoïevski( dont il est vrai 2 bien antérieurement au concept même de blogs), 2 de Tourgueniev, un peu de Tchékhov, de Lermontov et de Pouchkine..sans compter mes dossiers " poésie enregistrée".. ça va me gagner du temps et me faire des connaissances exploitables par la suite.

Même si mon goût me pousse plutôt vers les poètes du siècle d'Argent que vers ceux de l'Âge d'or. et vers la littérature du XX°siècle.
Car évidemment, qu'on m'impose Dostoievski, et je vais avoir envie de découvrir Daniil Kharms, plutôt! ( un auteur de littérature de l'absurde, doté d'une tronche de tueur à gages vexé.. forcément j'ai envie de connaître)

Mais voilà, l'allemand est en sommeil, le temps que je rattache les wagons, ce qui devrait être fait d'ici la semaine prochaine. ensuite je pourrai envisager enfin de re-toucher à mon basson et de réintégrer un peu d'allemand à petite dose dans ma routine. Pourquoi pas, étaler sur l'année ce qui était supposé être le programme du semestre. Juste pour ne pas trop perdre, car l'an prochain,il me faudra à nouveau avoir une option, et j'envisage déjà la préparation du CLES B2 d'allemand dans ce cadre.
Donc voilà, dans les semaines qui viennent ce blog risque de beaucoup tourner autour de ressources russes et russophones, mais je vais essayer de garder une approche sur les langues en général.

dimanche 22 septembre 2019

la reprise!

En fait je n'ai jamais arrêté ( voir les défis de l'été), mais demain, reprise des cours, par correspondance cette fois, via la fac de Toulouse.


Je suis allée finir mon inscription entre le 12 et le 15 septembre, et pour cause de pinaillerie administrative, je suis inscrite en première année de licence.
,
En effet, j'ai fait courant juillet, une demande de validation des crédits acquis, mais je n'ai pas encore le relevé  de notes final de Belgique que je n'ai pu demander que lundi dernier après les délibérations finales -même si j'avais déjà les notes SUR le site internet de l'ULB. J'ai donc fait une première demande en prenant des captures d'écran où mon nom et ma photo sont bien visibles, et fait une demande en ajoutant le détail de l'enseignement des cours. Fait en juillet donc, mais pas encore de réponse.
J'ai donc demandé lundi dernier l'envoi ici en France  du relevé de notes final, pour pouvoir refaire cette demande avec les papiers officiels: pas de réponse de L'ULB à ce jour.

Le jour où je le recevrai, SI je les reçois un jour, je pourrai refaire cette demande de validation.
MAIS, il me fallait réserver ma place, donc inscription en première année, avec possibilité de modification jusqu'à fin octobre s'il arrive à temps.

Mais là encore, ça va être coton. Pour, une fois de plus, pinaillerie administrative, comme c'est étonnant.
Toutes les matières validées en Belgique valaient 5 crédits. Pour un total annuel de 60, 30 pour les langues, soit 15 en russe et 15 en allemand, et 30 pour les options non optionnelles, français, droit, éco, histoire-philo et linguistique 1 et 2. J'ai tout validé, j'ai donc mes 60crédits.
Sauf qu'en Franc le système est différent, avec des matières à 2, 4, 7 ou 8 crédits.
Donc au final, ça fait bien 60 crédits aussi, mais ça ne tombe pas juste. Les options aussi sont totalement différentes pour celles disponibles en enseignement à distance.


il m'aura servi un certain nombre de fois ce plan:D

Donc un sacré sac de noeuds, et même si certaines matières sont validées, il m'en resterait quand même à passer.

Ceci dit, dans la liste des options proposées, j'ai donc pu choisir allemand non débutant ( langue d'une part et culture d'autre part pour faire 2 options, sachant que je n'avais pas de culture allemande au programme de L'ULBen première année) et.. on me proposait des trucs pas inintéressant, mais assez peu pertinents: droit, éco ( hahaha.....non!), maths,géographie, biologie. Ca peut avoir un sens pour un étudiant qui hésite entre les langues et une autre orientation très différente, mais pas pour moi.
Et parmi tout ça une option de lettres classiques " les langues anciennes et leur influence européenne".
Bingo, c'est ça qu'il me faut,même si je n'ai plus fait de latin ou de grec ancien depuis des années. Ca sera toujours bon à prendre pour quelqu'un comme moi qui adore l'étymologie et utilise les racines indo-européennes pour travailler et apprendre du vocabulaire.

En tout cas, plus pertinent que de commencer une autre langue en début comme coréen, suédois, hébreu. catalan, occitan.. certes, pourquoi pas par curiosité, mais pas avec déjà 2l langues aussi ardues que le russe et l'allemand à mener de front.

Donc, demain, je découvre ça, tout en faisant un ou deux moocs en parallèle, car le peu que j'ai vu - tout n'est pas encore disponible - sur le site d'enseignement à distance, c'est vraiment les bases des bases du russe, donc, l'alphabet cyrillique et les particularités orthographiques le premier mois, donc, ça va, je connais.Vais me refaire un peu de calligraphie russe par contre, ça ne me fera pas de mal tant mon écriture manuscrite est moche.
Par contre il y a déjà des bugs sur le site d'enseignement à distance, vu que j'ai accès au cours de 3° année de licence de sociologie sur le développent local des territoires... don à signaler si ce n'est pas rectifié dans la semaine.

Je vais aussi m'attaquer à la traduction que j'ai promise à quelqu'un ça me fera bosser , mais pour ça il fallait que je sois revenue et posée.Mis bout à bout, j'ai passé une semaine à Avignon depuis le début du mois de septembre 😅

lundi 8 juillet 2019

VICTOIRE!

Ca y est, depuis 4 jours c'est sûr, certain, officiel.

Après m'être arraché le peu de cheveux qui me reste mercredi dernier pour faire mon dossier parcours sup, avoir piqué une crise de nerfs (ce n'est pas une légende, ce site est bien une usine à gaz!).
Je suis adulte, j'ai 42 ans, je travaille dans l'administration et j'ai failli péter un câble. Pensez maintenant que ce site s'adresse à des lycéens de 18 qui n'ont pas encore forcément eu leurs notes de bac ( vu la situation en plus!) et doivent encoder toutes leurs notes de collège et lycée des 5 ans passés, plus la moyenne de la classe, la meilleure et la moins bonne note.
J'ai passé mon bac en 1995, seules les notes, le coefficients et al mention y figuraient, j'ai du chercher sur le net une page pour faire les calculs, car la moyenne générale n'y figurait pas.Et que la page officielle avec les coefficients ne correspond pas à ceux d'il y a plus de 20 ans ( certaines matières étaient alors coefficient 4 et son passées à coefficient 2 ou l'inverse, sans compter les options sans coefficient où seuls les points au dessus de la moyenne sont comptabilisés.

Donc en option cinéma, j'ai eu 13 sans coefficient, ça veut donc dire que je rajoute au total de points 3 de plus et que je divise par 42 et non par 43...Berdel de morde!

Et les résultats de l'ULB? ben j'ai mes notes, leur valeur en crédits, mais je ne connaisni la meilleure ni la moins bonne, ni la moyenne générale, on ne fait pas ça en fac. Berdel de Morde²

Donc après plus de 3 heures, une lettre de motivation : oui, pour intégrer une filière non sélective, je dois malgré tout faire une lettre de motivation pour expliquer pourquoi je veux faire du russe et mon projet pro avec cette langue. Bon ça c'est la partie facile.J'avais l'année de traduction à mentionner et le projet de traduction à présenter.
Et ça a du jouer, car j'ai eu une réponse positive dès le lendemain ( presque dérisoire, avec le temps que j'ai passé à remplir ces foutus formulaires)
Le problème est que le site demande aux adultes en reprise d'études, comme aux jeunes diplômés, comme aux lycéens en attente de résultat de passer par le même portail. Ok, on nous pousse donc à nous former tout au long de la vie.. sans prévoir 3 formulaires différents. Ce qui fait que j'ai eu du mal à faire rentrer mes expériences pro dans la case prévue à cet effet ( pas plus de 1500 signes), car oui, il faut aussi y entrer son CV, ses loisirs, ses voyages, ses expériences associatives...et ses expériences en animation (vide pour moi, je n'ai jamais eu envie de bosser là dedans et n'ai jamais passé le BAFA puisque ce domaine m'indiffère totalement)

ET DONC...
C'est bon!Je peux donc continuer à la rentrée les études de russe à distance, tout en cherchant du travail! La toute puissante éducation nationale accepte de me laisser une seconde chance.

gameover ou continue?

CONTINUE!

Danse de la joie!



Donc ce qu'il me reste à faire maintenant

- envoyer ma demande de bourses, apparemment j'y aurais droit, donc autant le faire!

- me procurer certains des livres à étudier pour les 3 prochaines années, et commencer à travailler les matières ( histoire, littérature et culture russes) que je n'avais pas au programme de cette année. Ouf, certains existent en numérique, comme "l'histoire de la Russie" et ses 1100 pages.

- passer les tests en ligne cet été pour savoir quel niveau je rejoins pour l'option allemand ( ça va de A1 à C1, je devrais normalement être entre B1 et B2, donc autant commencer sans se retaper toutes les bases)

- je ne sais pas s'il y aura un test pour le russe, mais si c'est le cas, le passer aussi..Si je peux valider déjà certaines matières autant en profiter

- donc réviser avant de passer les tests, je dois les faire avant le RDV du 13 septembre donc je pense que début août, avant de rentrer à Bruxelles ce sera bon.

- réviser le droit belge et l'économie que je dois passer en deuxième quinzaine d'aout, passer les examens en question, dire au revoir à mes amis belges, annuler l'assurance de l'appartement de Bruxelles, faire le ménage et rendre les clefs.

- Choisir mes autres options, parmi celles disponibles en enseignement à distance.

- le 13 septembre aller à Toulouse finir l'inscription et m'inscrire à l'enseignement à distance dans la foulée.

- repérer les dates d'examens ( une douzaine de jours en janvier et pareil en juin, ) et commencer à chercher un Air BNB pas loin de l'université pour ces périodes.

Et après tout ça, chercher un petit boulot , gagner des sous et apprendre en même temps ( en gardant un peu de temps pour ma vie sociale, le sport, les projets de traduction...)

même joueur joue encore
De toute façon, il n'y avait qu'une université qui propose la licence de russe par correspondance, ils valait mieux qu'ils m'acceptent de suite, on a gagné du temps. C'était mieux pour eux.
Sinon...


Je leur aurais fait la version Harry Potter.

Le lendemain, ils auraient eu 2 demandes.
Et le surlendemain 3.
Et le 4° jour.. 4.
Ainsi de suite.
Autant accepter de suite n'est-ce pas? 😁

vendredi 28 juin 2019

Bulletin scolaire!

Car, ça y est, c'est les vacances ( depuis le 6 juin, en fait).

Et je les ai bien méritées: hormis les examens de droit et d'économie que j'ai volontairement repoussés à Août, j'ai TOUT réussi. Et pas qu'un peu.


Ma plus mauvaise note est un 14,5, assez décevant en allemand oral. Non que j'ai raté, mais l'examen était tellement n'importe quoi que ça m'a perturbée et que le résultat a été moins bon que pour un oral normal: en labo de langue, absolument pas interactif, pas de feedback du prof, pas de questions.

10 minutes de préparation pour 2 thématiques ( rédigées en allemand, bien sûr): La seconde "imaginez que vous êtes présentateur météo à la radio, voici la carte, enregistrez le bulletin", était encore assez accessible.

La première était vraiment n'importe quoi:" imaginez que nous sommes en 2025, vous organisez un séjour au choix, en Espagne, aux USA ou en Suisse: avec qui partez vous, quand ? Comment? qu'allez vous voir? Où allez vous loger? Voici10 mots en français, traduisez les sur la feuille et employez les impérativement dans votre oral. Merci de ne faire QUE des phrases au Konjunjktif 2 en n'utilisant QUE les verbes " möchte", "wäre"et " würde".

10 minutes pour préparer 2 questions, sachant que pour la première, elle est tellement longue et mal foutue qu'on perd 1 minute à la lire,1 autre à traduire les mots et il n'en reste plus que 3 pour trouver quoi dire et préparer les phrases avec un impératif de temps et de verbes.
Pour les non-germanistes ça équivaudrait à avoir 5 minutes pour préparer un oral de français, avec des mots imposés et la consigne à respecter " racontez vos projets de vacances en n'employant QUE les verbes " je ferais", "j'aimerais" et " je serais"...
On est d'accord que personne ne va narrer en français un récit prospectif uniquement au conditionnel. Pareil pour le Konjuktiv 2 en allemand. D'autant que l'allemand n'est pas une langue spécialement friande de tournures hypothétiques en situation de conversation normale.

Evidemment , ayant un niveau avancé, je me suis laissée allée à employer d'autres verbes, et d'autres temps et modes, comme si je.. parlais?
Je partais du principe qu'un oral sert à vérifier si on sait parler, si on peut tenir une conversation, répondre à des questions, savoir reformuler... mais visiblement non, là c'était une épreuve de grammaire parlée.

Vous voulez savoir le plus drôle? Je reviens d'une semaine en Allemagne, seule la plupart du temps. J'ai discuté avec mes logeurs en Air BNB, j'ai fait mes courses, j'ai osé des questions, j'ai papoté un peu avec la dame du musée que j'ai visité, et pour finir passé 3 jours avec mon correspondant Ukrainien qui habite l'Allemagne, et malgré nos accents respectifs, on s'est bien compris, comme quand on est au téléphone.
J'estime que tout ça est beaucoup plus parlant qu'un oral très moisi, enregistré pour un prof qui semble détester par principe mon accent français, et qui a corrigé ça chez lui.enfin, il avait déjà inventé le concept de l'oral à l'écrit au premier semestre, plus rien ne m'étonne.

Oral de Russe: un VRAI oral. Avec des recherches à faire sur 2 personnes, qu'il fallait présenter ( quand est-il né et où, quand est-il mort et où, quel était son ou ses métiers, quelles langues parlait-il, où a-t-il voyagé, habité, est-ce que con sait des choses sur sa famille, etc...?), plus des questions liées à notre emploi du temps, aux examens, qu'on avait passé, posée en tête à tête par la prof, à l'heure qu'on avait réservée.
Comme je suis plus avancée que d'autre, j'ai évité la bête description d'une photo d'une pièce ( en haut,en bas, les meubles, les couleurs, etc..) ou les questions de secours qu'elle gardait pour les étudiants en panne d'idée, et nous avons discuté de mes projets de traduction de film, de mon orientation l'an prochain, et surtout des 2 personnages choisis ( un dans une liste prédéfinie, et comme il y avait Vladimir Vyssotski, c'est évidemment lui que j'avais choisi, et l'autre laissé à notre libre choix. J'ai donc évidemment choisi mon très cher Serguei Essenine. au moins j'avais déjà des choses à dire sur les deux.
Avec correction immédiate à la fin: là c'est pas tel mot, mais tel mot, est-ce que tu peux me re-prononcer ça? Bon, rien de bien grave, c'est déjà très bien et ça va s'améliorer avec la pratique, Je te mets un 17.
CA, c'est un oral comme je l'entend, avec la prof qui fait sa part des choses, c'est à dire:maintenir le canal de discussion et vérifier si on SAIT hésiter, et donc poser des questions, bref: parler.

Le reste:
grammaire allemande: 16,5
grammaire Russe: 16
Allemand Ecrit
: 17,5
Russe Ecrit: 16,5


et la TRES jolie surprise d'un 17,5 en grammaire français, que je pensais avoir réussi, mais plutôt médiocrement.

Donc hormis l'allemand oral qui fait tâche, je suis plutôt contente de l'ensemble qui tourne autour des 17 partout ( pour la seule raison que la fac ne donne que des points ou des demis points, arrondissant au demi point supérieur ou inférieur suivant le bon vouloir du prof). Je ne sais pas si c'est comme ça aussi maintenant, en France, mais il y a 20 ans et avec les coefficients, j'avais des notes avec toujours des décimales un peu bizarres, genre en maîtrise FLE j'avais un 11,75 en didactique du FLE et un 12,25 en options ( une option à 10,5 plus une option à 14 =une moyenne de 12,25) et un 11,70 en anthropologie culturelle ( un matière notée 10,30, un autre notée 13,10, ça fait effectivement une moyenne de 11,7) pour une moyenne totale de 12,86.
Cependant je préfèrais ça, le résultat est au final plus précis qu'avec les arrondissements.

Vous voyez donc aussi de suite la différence... si j'écris tout ça, c'est moins pour frimer avec mes résultats ( bien que je sois assez fière de moi, je dois dire, il est encore performant , mon vieux cerveau de 42 ans) que parce que c'est un bon point de départ pour comparer mes expériences dans 2 pays, qui bien qu'ayant la même langue et partageant une frontière, ont deux approches très différentes.

J'étais en France une étudiante plutôt médiocre. Certes je me la coulais un peu plus douce que maintenant, mais c'est aussi une question de méthodologie.
Tout en France était ( là aussi, je ne sais pas ce qu'il en est maintenant) basé sur la rédaction et la dissertation. Avoir son année était plus simple car j'ai eu des 8 compensés par des 12 à l'intérieur des unités d'enseignement, là où le système belge requiert d'avoir au moins 10 partout.
Mais avoir de très bonnes notes était plus compliqué, car certaines matières se prêtaient mal à la rédaction. Le système belge est moins axé sur le fait de savoir faire des phrases et des rédactions avec intro-développement, conclusion sur des sujets qui ne s'y prêtent pas toujours, et vise plus des situations pratiques. Est-ce que c'est un bien ou un mal?

Je dirais que pour les langues, c'est une bonne chose d'aller vers plus d'efficacité. Mais dans le cadre de la faculté de traduction, savoir rédiger en français est aussi très important, et j'ai vu des camarades mettre en ligne leurs synthèses de cours bourrées de fautes d'orthographe et de syntaxe. C'est assez inquiétant au vu du métier envisagé, qui requiert un français parfait.

Mais donc mission accomplie pour ça, ne restent en suspens que les épreuves d'économie et de droit belge, un peu pour la forme.

Maintenant, le plus dur arrive:



M'inscrire cette fin de semaine sur parcours sup, croiser les doigts, péter un câble, faire des crises de nerfs, plaider ma cause, pleurer, brandir les notes comme passeport " bordel, comment vous prouver mieux qu'avec de bonnes notes que je peux, je dois continuer le russe?" . et après ça m'inscrire à la fac de Toulouse, puis m'inscrire au service d'enseignement à distance puis voir quels sont les crédits déjà acquis qui peuvent être utilisés en France.
Misère, je n'en ai pas fini...

mercredi 3 avril 2019

Les études et la France, tout un roman.

Des nouvelles de mes études!

Je suis en train de me battre avec l'administration française, car j'aurais volontiers continué et fini le bachelier ( la licence pour nous les franchouillards) en Belgique, mais ça n'est objectivement pas possible: les cours pour mes choix d'options ne sont pas disponibles en soirs pour me libérer du temps et travailler en journée, et je ne peux pas vivre encore 2 ans minimum sur mes économies, ça ne serait pas possible.
Donc retour en France, reprise du travail - en temps partiel ou en CDDs- pour refaire un peu de sous, je développerai plus le 1°mai prochain.

Mais c'est la galère pour savoir comment s'y prendre.

Donc je vais déjà expliquer ici:

J'ai un âge disons certain, qui fait que j'ai connu un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Ce temps où tout était relativement simple. Où tout se faisait à la main pour les demandeurs comme moi, et où des gens payés dans les bureaux se chargeaient du volet administratif.
Maintenant non, c'est au demander de faire ce job de collecte d'infos et d'encodage. Comme ça, hop, ni vu ni connu, on supprime des postes dans les administrations ( pareil aux impôts, la télédéclaration " pour rendre service aux administrés" est surtout un moyen de ne pas remplacer les départs en retraite)

Et donc, les renseignements...

Ceux que j'avais eu jusqu'à il y a quelques jours, c'est qu'en tant que salariée qui veut suivre une licence par correspondance ( parce que ho vingt dieux, un salarié travaille, et ne peux donc pas suivre des cours sur place, puisqu'il est occupé à faire marcher le pays,  donc, s'il veut contineur à se former comme on l'y pousse, vouloir se former à distance reste légitime!) j'aurais du dépendre de la formation continue, et donc m'inscrire à part sans subir parcours sup ( que j'appelle à part moi " parcours-du-combattu" ou  "parcours 'eud 'mon cul!").

Hahaha, non.

Pour dépendre de la formation continue il faut être salarié(e), certes, mais AUSSI que la formation soit payée par l'employeur ou le pôle emploi.

Mon employeur, la mairie, dispose d'une "confortable" enveloppe de 200€ par an et par employé pour les formations, sachant que les sous vont par ordre aux formations santé-sécurité, puis aux formations obligatoires ( genre prise de poste)  puis à celles " conseillées" pour le travail ( j'en ai eu une en informatique pour mon changement de service), puis à celles dispensées par le CNFPT...
Et après s'il reste des sous, ils servent pour les 2 ( pas une de plus) demandes de VAE acceptées chaque année.
Et si c'est vraiment la baraka, après on peut éventuellement déposer un dossier pour de formations autres,sous réserves qu'elles soient acceptées.

Evidemment, ces démarches là, au niveau des langues, je les avais faites pour profiter de mes 20h00 de Congé formation quand j'étais au musée, on m'avait dit que ça n'était pas prioritaire. Donc, laissez béton, gardez vos 200€, je vais me débrouiller toute seule.

Sauf que si je me débrouille seule, je suis salariée en autofinancement, et je dépend de... Parcours monQ.
Double peine: non seulement je n'ai plus d'entrée d'argent parce que les études actuelles me bloquent pour trouver un travail, mais je suis obligée de subir la maison des fous et le formulaire A38 PARCE QUE je finance moi-même.
Je ne vais même pas me fatiguer à chercher la logique de ce principe.


Oui mais quand on a quitté le parcours universitaire il y a plus de 20 ans, les anciennes notes ne sont pas disponibles au format numérique, il va donc falloir que je scanne tout et que j'encode TOUT (genre depuis le brevet), c'est à dire mes notes, mais aussi apparemment que je me débrouille pour trouver les moyennes de la classe et les notes les plus hautes et les plus basses. J(ai passé mon brevet en 1992 et mon bac en 1995, comment voulez vous que je trouve ça?Je ne peux même pas demander à mon ancien collège, il a été détruit il y a plusieurs années.aller au rectorat?
"Bonjour, je viens vous voir parce que j'ai passé mon brevet il y a 27 ans, mon bac il y a 24ans, j'ai bien mes notes, mais je ne connais pas les moyennes de la classe de Mme D, ma  prof de Maths au collège XYZ de 1988 à 1992.  Et depuis le temps elle doit être à la retraite, enfin, si elle est toujours vivante".
Je force le trait, mais .. pas tant que ça en fait.

moui, c'est à peu près ça!
A côté , j'ai un deug d'allemand, non terminé parce que l'administration a jugé bon de le supprimer entre la deuxième année et ma réinscription - j'ai foiré la 2°année car j'avais été malade et  loupé pas  mal de cours.Je vous jure que c'est vrai, on a oublié de me prévenir de ce fait (parce que j'étais la dernière de la liste et que mon nom était sur une autre page, je n'invente pas, c'est stupide mais c'est réel)


D'où réorientation: un deug de lettres, une licence de lettres, une maîtrise de lettres modernes option FLE..donc bon, on va dire carrément mieux que n'importe quel niveau collège ou lycée.

Et aussi maintenant, en traduction allemand - russe des résultats plus qu'encourageants en allemand et en russe.

Le truc marrant, c'est que l'inscription parcours sup, c'était entre mi janvier et mi mars, mais le temps que j'obtienne les renseignements qui me disent que oui, j'y étais condamnée, la date était dépassée.
Impossible pour moi, de toute façon de faire les encodages d'ici, même dans les temps, parce qu'évidemment je ne suis pas venue avec mes vieux dossiers scolaires. Avec un peu de chance, ils existent encore chez ma mère - il est où ce putain d'INE? - dans une boîte à archives.

Et j'ai du la mettre à contribution pour obtenir les renseignements en question, parce que figurez-vous, je ne peux pas téléphoner d'ici à la seule et unique fac de France qui propose le russe par correspondance. Car on m'a volé mon téléphone.




Donc "maman, STP, voilà le problème,est-ce que tu peux appeler le service Etudes Slaves de la fac de Toulouse pour moi et leur expliquer la situation?". Heureusement, je la mets au courant de tout, elle savait déjà exactement le problème.

Pour m'inscrire an licence par correspondance, il me faut m'inscrire en licence normale, comme si j'allais suivre les cours ( en juin/juillet), oui mais pour ça il fallait m'inscrire sur parcours sup entre janvier et mars.

Il en ressort que donc, oui, je suis obligée d'en passer par parcours sup-ercherie et sa collection de voeux quand une seule université le propose, mais que OUF! il y a une seconde session d'inscriptions en ligne à partir du 26 juin.

vu par Soulcié


Ca  me laisse le temps de scanner l'intégralité de mon dossier scolaire pendant les 2prochaines semaines de vacances chez ma mère - super vacances! -,passer mes partiels en mai et juin.
Torpiller l'université de Bruxelles dès que j'aurais mes notes pour en avoirun extrait, car..
Avec un peu de chance, les notes obtenues en allemand, russe ( linguistique peut-être?) seraient valides pour la France.
Et me permettraient de passer directement en 2 année pour ces matières là, avec juste des matières résiduelles à rajouter car elles n'étaient pas au programme de la traduction ( histoire et littérature russes)

Enfin,dans la mesure ou j'aurais les résultats de l'année à temps, pour l'instant je n'ai que des notes, ben partielles, c'est bien pour ça que ça s'appelle des partiels.

Donc je vais continuer  bûcher à fond ces matières au cas où un miracle administratif se produirait.
Et essayer de m'inscrire sur le site dès que j'aurais les documents, Puis m'inscrire à la fac, puis demander une demande de transfert de mes notes, puis une inscription au service à distance...

Je me demande si je ne devrais pas me mettre à la magie noire, et sacrifier un bouc à la pleine lune, histoire de mettre toutes les chances de mon côté. Recourir à Satan me parait une solution plus rationnelle que l'éducation nationale...

C'est tellement plus clair avec une infographie... euh, en fait; non, ils ont voulu faire joli, mais..

C'est quoi ce bordel, des voeux et des sous-voeux?
Comment je vais trouver 20 putains de sous-voeux quand UNE fac dans le pays , une SEULE, propose ce que je demande.
en plus tu dois les re-confirmer..  comme tous ces logiciels qui de demandent, quand tu veux les fermer " êtes-vous sûr de vouloir quitter? Vraiment? Non, mais vraiment, vraiment?"
Autant me dire " êtes vous sûre de vouloir vraiment faire du russe, et par correspondance en plus? non parce qu'on a des places en CAP couture en présentiel, vous êtes sûre que vous ne voulez pas essayer?"
Ahem: donc en fait fallait comprendre toute seule que je dépendais de ça, quand ça n'est dit nulle part et que "phase complémentaire" signifie " deuxième session d'inscriptions pour ceux qui ont raté le coche".J'ai 42 ans dans quelques jours. Je bosse en administration. Et je ne pige rien.
Imaginez maintenant que vous en terminale, avec zéro expérience du labyrinthe administratif, et un bac sur le feu...

Je n'ai pas fini de m'arracher le peu de cheveux qu'il me reste.

Pour m'inscrire en tant que Française, adulte en Belgique il m'a fallu: envoyer une copie de mon diplôme de bac et 200€ pour le faire attester comme équivalent bac belge, m'inscrire à la fac par internet ( long et relou, mais faisable), et payer les droits d'inscriptions.
En 1995, j'étais allée avec mes résultats de bac dans la fac de ma ville retirer un dossier, le remplir,  ajouter ma photo,  filer la copie de mon diplôme et des notes, payer les droits d'inscription et c'était TOUT!
C'est moi ou la simplification a tout compliqué?

Tout ça pour quoi au fait?

Pas par passion pour la fac, mais, pour avoir un diplôme en russe:
avec ce sésame, je pourrais intégrer une formation par correspondance (basée en Belgique, mais en pratique la seule dans le monde francophone) de traduction littéraire.
Et au final, après ce tortueux détour, p't'être qu'à 50 ans, je serais enfin traductrice littéraire pour la fin de ma carrière pro - autant dire encore bien 25 ans, que je n'ai pas du tout envie de passer à tamponner des dossiers de demandes de  passeports et cartes d'identités à la mairie d'Avignon, ou a distribuer des sacs de recyclage.

Mais si ça ne marche pas pour cause d'incurie administrative, ils ne savent pas à qui ils ont affaire.
Sans croire à l'astrologie, j'ai hérité de ma bestiole totem, la tranquillité, la placidité la plupart du temps, je ne cherche pas la bagarre. Mis je ne me laisse pas marcher sur les sabots et je suis têtue.. j'ai probablement un ascendant mule.


ascendant mule je vous dis...
Bien sûr, si l'administration reste aussi bouchée qu'un canon de 36, j'ai encore des plans C, D E, et pour pas mal d'autres lettres de l'alphabet.
Mais c'est usant de toujours devoir prévoir des solutions de secours, j'ai l'impression ne n'avoir fait que ça depuis ma naissance.

qui vient ici?

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Et un an après?

 Oulà, oui, même un peu plus puisque nous sommes fin juin et que ma dernière MAJ date d'avant la reprise du travail Alors, c'est off...