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jeudi 24 juin 2021

Un mois ( virtuellement) en Géorgie

Et comme prévu, j'ai passé ce mois entier à apprendre l'alphabet géorgien, tranquillement, par groupes de trois ou quatre lettres, avec une moyenne de 1h00/ jour. Donc oui, c'est largement plus que ceux qui ont mis quelques heures.
Mais je l'ai dit, c'est parce que je prends mon temps: je n'apprends pas seulement à lire et à écrire mais aussi, à prononcer.

Plus exactement, j'ai pris 25 jours pour voir au moins une fois toutes les lettres, les 5 autres jours ont été de la révision de tout.

Donc bilan:

- J'ai mis approximativement 30 heures et autant de jours.

- j'ai du mal avec la graphie de certaines lettres manuscrites, et.. pas forcément les plus cheloues en fait ( mes  [u] sont très moches, alors que ce n'est pas la lettre la plus étrange) => va falloir continuer à faire des lignes

- j'ai eu moins de difficultés que je ne le pensais avec la prononciation, paradoxalement les aspirées me sont plus compliquées que les glottalisées, peut être avec des années d'entrainement de " k' k' k' k' " en chant.

- le [q'] est encore problématique: pas de chance , on le retrouve dans de nombreux mots liés à l'eau, de près ou de loin. Ainsi que dans le café. Donc apprendre à la prononcer est une question de survie: comment ferais-je sans eau et sans café. Je serais obligée de boir de l'alcool et ça... c'est exclus ( oui, je sais, le vin est la spécialité locale. Je vous ferai remarquer que le vin est aussi la spécialité de mon propre pays et que je déteste ça)

- je crois que malgré tout, le son qui me pose encore le plus de problème c'est le /t͡ʃ’/ ჭ. Celui là est redoutable. En fait c'est surtout que je n'arrive pas encore à trouver l'articulation exacte qui le différencie du [t͡ʃʰ] ჩ  aspiré.
Mais je suis aussi obligée d'y arriver, sinon je ne pourrais pas manger de ხაჭაპური, le plat national ou presque. Comme ça. Ou ça. Ou ça. Des galettes au fromage.
Au fromage! L'amour du fromage va peut être réussir mieux que la passion du café et la détestation du vin.
Je crois qu'il va falloir simplement que j'exagère beaucoup l'aspiration des consonnes aspirées, ce sont vraiment elles qui ne me sont pas naturelles.

- /ɣ/ ღ : celle là me faisait un peu peur, parce que proche du "R" français, mais pas tout à fait. Et je dois l'avouer je ne SAIS PAS prononcer nos R, si typiques, qui font reconnaître un français ou une française à 10 kilomètres et que le monde entier moque. Avantage, on ne sait pas exactement de quel pays je viens.

Mais j'ai toujours eu en cours de chant, la remarque que mes R sont trop doux, pas assez audibles, et que parfois, je les prononce de manière tellement discrète, surtout lorsqu'ils sont en fin de mot qu'on me croit.. étrangère. Mon bonjour ets un "BONJOUr", voire un " Bonjou'"
Et j'ai compris! Depuis toujours, probablement sous l'influence de l'accent régional et de la proximité avec l'Italie, je prononce un R beaucoup plus palatal que la moyenne ,  surtout en fin de mot, après ou avant une consonne sourde, quelque chose entre [χ], [x] et [ɣ]

De fait le " ach so! " allemand ne m'a jamais posé problème, c'est mon son presque par défaut. Mon " défaut d'élocution" est ici un avantage

Et maintenant que l'alphabet est appris?

Petite pause culturelle, avec un recueil de nouvelles d'un auteur géorgien, enfin, la traduction en français:  l'auteur a rédigé en russe, je compare le texte original et sa traduction. Donc, c'est long fatalement.
Mais c'est une immersion culturelle, puisque l'immense majorité des nouvelles est autobiographique, se passe à Tbilissi, le texte russe joue volontiers avec l'orthographe pour rendre l'accent des personnages...)
D'ailleurs , voilà une petite vidéo ( en anglais), où un prof de russe explique différents accents des régions russophones: Ukraine, Géorgie, Arménie, Tchétchénie, Nord de la Russie.



Où l'on apprend que l'accent ukrainien est perçu comme marrant et mignon par les russes, que l'accent géorgien est considéré comme délicat, voire "tendre", tandis que  les autres..
Je dois dire que je comprends bien, par habitude l'accent ukrainien, qu'à force d'écouter une vedette géorgienne parler en russe, je le comprends pas mal non plus ( en tout cas je comprends assez bien l'acteur de l'extrait de film utilisé), mais vingt -dieux: les accents arménien et tchétchène, je ne comprends pas grand chose.

- écouter des chansons en VO.

Et puisque j'ai trouvé le " beginner's georgian" ( voir sur la page des ressources), j'ai commencé par ça: Revoir la prononciation, + un point culture fort intéressant sur "les noms et prénoms: comment s'adresser aux gens". Et puis, ben, va pour les chiffres de 1 à 10, les jours de la semaine, les moments de la journée, bonjour au revoir, etc... mes premières phrases seront de répéter pour moi même: "bonjour. aujourd'hui, c'est lundi soir, il est 5 heures." histoire de devenir l'horloge parlante et "  La grenouille coasse dans l'eau" un virelangue prononcé ici par un américain qui s'en sort plutôt pas mal.

Je n'ai pas encore de plan défini pour le mois qui vient à part explorer les sources que j'ai listées, trier le vocabulaire que j'ai vu en " utile" et " secondaire", en me basant sur le Beginner's georgian et en écoutant des choses sur youtube ( fut-ce l'histoire du vilain petit canard, que j'ai trouvée lue avec le texte en regard) pour essayer de mieux assimiler les sonorités, l'accentuation et la prosodie.

 Et sinon, pour fêter ça, j'ai trouvé de quoi faire à l'épicerie slave pas loin de chez moi, en allant chercher du tvorog et du kvass.

Alors oui, des khinkali industriels, mais bon, j'ai marqué le coup (et même dès hier). Ils étaient bon, et je me dis que si j'ai aimé les khinkali surgelés, qu'est-ce que ça doit être préparés par une mamie caucasienne :)
Ca se sert donc avec une bonne dose de poivre, ce qui n'est pas pour me faire peur, de la crème, du beurre ou du vinaigre.  Hé bien je préfère avec un filet de vinaigre.
et encore, j'y suis allée mollo sur le poivre...
Ceux là sont donc ronds, et n'ont pas le noeud de pâte typique qui sert à les saisir à la main, je le ai donc mangées à la fourchette, comme une snob :D

J'ai trouvé une information essentielle sur un site de cuisine: un vrai bonhomme géorgien (du genre Vladimir Maïakovski et ses plus de 2m de haut) est capable d'en manger 40. Les touristes et les femmes sont autorisés à en manger moins. Encore heureux, avec 10 ( pas trop énormes) j'étais calée :D

lundi 7 juin 2021

les bonnes nouvelles de Géorgie... et les moins bonnes

Parce que oui j'ai regardé, malgré sa réputation de langue difficile ( surtout vue sur les sites anglophones d'ailleurs) il y a de bonnes nouvelles, glanées ici et là.

Bonne nouvelle n°1
, que j'ai apprise avec plaisir: en géorgien une lettre  = un son. Il n'y a pas XYZ
manières d'écrire un son, ça c'est notre spécialité 🇫🇷, autant que la baguette et le camembert.

Bonne nouvelle n°2: l'écriture est monocamérale. Qu'est ce que c'est que ce truc?
Rien de politique.
J'ai appris ça alors je fais circuler l'info parce que ça m'éclate.
Depuis toujours en français nous employons un système de "casse bicamérale", c'est à dire tout bêtement des majuscules et minuscules.
Qui peuvent être différentes entre elles, on n'en a plus conscience tant c'est ancré, su, appris mémorisé, évident qu'il y a des majuscules et des minuscules qu'on n'a même plus la sensation d'utiliser des codes graphiques très différents selon la place de la lettre dans la phrase.
A-a. B-b; D-d; E-e; F-f etc.
En fait ce sont les cas où les deux lettres sont de la même forme qui font exception: C-c. O-o; P-p.
Pour quelqu'un qui vient d'un système monocaméral, ça fait 2 alphabets à apprendre en même temps, pour indiquer la même lettre, dont la forme varie parfois beaucoup pour la seule raison qu'elle est en début de phrase ou d'un nom propre:

Et encore, je ne parle que des caractères typographiques, si on rajoute les variantes manuscrites, c'est la teuf...
Bémol: bah, oui, donc pas de majuscule indiquant un début de phrase ou un nom propre, ou même un nom commun (les allemands frémissent d'horreur à cette pensée).

Bonne nouvelle n°3: de ce que j'ai trouvé ici où là, en ce qui concerne les formes de politesse, c'est comme en français : 2° personne du pluriel. Là ce sont les anglophones qui n'aiment pas cette idée, les mains dans les poches pour nous.

Bonne nouvelle n°4: il y a des déclinaisons, certes mais avec 7 cas seulement. C'est plus que les 4 de l'allemand et les 6 du russe, mais loin derrière le finnois (15) ou d'autres langues caucasiennes (routoul, lak ou tabarassan, record du monde avec officiellement entre 47 et 53 cas selon les dialectes. Officiellement, ça peut même être beaucoup plus selon les linguistes. Donc ça reste plutôt tranquille.

Bonne nouvelle n°5: il n'y a pas d'article, et les substantifs n'ont pas de genre, donc même s'il y a des mots comme homme, femme, père mère, frère soeur etc.. on ne se casse pas la tête à savoir si le genre biologique correspond au genre grammatical: sans objet.
Et le roi Thamar est une femme: partout on trouve cette explication " elle gouvernait avec l'efficacité d'un homme" mais j'ai trouvé l'explication suivante dans un fil de discussion sur la langue géorgienne, par cdes géorgiens " tout dirigeant est nommé "roi" du moment que c'est lui ou elle qui dirige. "reine " est réservé à la femme du roi, si le roi est une femme, il n'y a pas de reine, c'est tout. D'ailleurs sa fille a été roi après elle" Donc il vaudrait mieux traduire le mot roi par " souverain" ou "chef d'état". Bon, je veux bien les croire concernant leur propre langue, hein...

Bonne nouvelle n°6: Corrollaire de la précédente: il n'y a pas de genre à la 3° personne: pas de il, elle ou ça. Un seul pronom. Enfin une langue qui ne va pas me prendre le chou parce qu'il n'y a pas de pronom neutre, blabla, c'est inacceptable, ha non mais en allemand ou en anglais le pronom neutre est inanimé, ça ne va pas faut en inventer un neutre inanimé. STOP! Visiblement la langue géorgienne a décidé de concentrer ses efforts de complication dans un autre domaine. Mais du coup, ça fait un seul pronom à apprendre au singulier comme au pluriel!

Bonne nouvelle n°7: les mots finissent très souvent une voyelle. Pas toujours, mais pour l'instant, le peu que je trouve et qui finissent en consonne sont des mots très courts, comme des pronoms.
Je suppose que les déclinaisons doivent se faire en fonction de cette voyelle finale. Même les mots étranger empruntés, qui se voient coller un i ou un o final quand ils finissent par une consonne. A se souvenir pour transcrire son nom ou son prénom.
Mon nom finit par un "et" prononcé "é". Si je ne veux pas me retrouver avec un " eti" à l'intalienne, j'ai intérêt à le transcrire phonétiquement.
Aéroport => Aeroporti. Computer => Computeri. Voilà.

Bonne nouvelle n°8: on compte en base vingt.  MERCI!!!!
30? : "Vingt et 10". 40 " deux vingts". 50 " Deux vingt et 10" . Voilà,ça c'est, pour tous ces anglophones qui se moquent de notre soixante et dix, quatre vingt et quatre-vingt dix, prétendant que ce serait la chose la plus incohérente au monde. Non, c'est juste un vestige d'un système de base vingt que les romains ont pollué avec leurs quarante, cinquante , et soixante :p

Moins bonne nouvelle n°1: les cas comptent un ergatif, un truc que je n'ai jamais rencontré ailleurs jusqu'à présent, et qui apparamment remplace le nominatif selon la transitivité du verbe .
Moins Bonne nouvelle 1.bis: des verbes transitifs et intransitifs, et ça peut vite devenir chelou, un verbe transitif dans une langue ne l'est pas forcément dans une autre ...
Moins bonne nouvelle numéro 2
: le système de verbe est réputé très compliqué et irrégulier.
Ca peut faire flipper un anglophone ou un chinois dont la langue est moins branchée verbes.

Mais nous... nous avons le necronomicon:

un seul verbe. Régulier. 7 modes - il manque l'infinitif et le gérondif sur le tableau, et 19 temps.
Dont 3 temps qu'on apprend à l'école et qui ne servent absolument plus ( qui écrit encore au subjonctif imparfait et plus que parfait ou au conditionnel passé deuxième forme?) et un qui ne sert qu'en littérature: le passé simple. Ca ne veut pas dire qu'il ne serve plus du tout, mais dans un cadre spécifique, qui n'est pas le plus urgent à apprendre.
Le tout multiplié par 3 groupes qui ont chacun leur particularité.
Je crois qu'on est parés en matière de verbes relous.

Donc je peux déjà supposer qu'en géorgien aussi il y a les priorités verbales (présent, passé, futur), et tout un tas de trucs qui doient servir une fois par décennie, donc à laisser pour plus tard, si je vais jusqu'à plus tard.
Parce que oui, des mots comme " Gvprkstvni" * ( tu nous épluches) sont théoriquement possibles - en français aussi d'ailleurs - mais apparemment  c'est plutôt de l'argot ( faire dépenser beaucoup d'argent à quelqu'un, mmm une traduction possible et pas si éloignée pourrait être "coûter la peau du...🍑" merci les participants à la discussion)
Je croise juste les doigts pour qu'il n'y ait pas de pinailleries comme les verbes de mouvement russes.

Bon a priori il y a quand même 4 fois plus de bonnes que de moins bonnes nouvelles.

Et puis comment résister à une pépite de mot expressif comme celui-ci?
image transmise par une vraie géorgienne, donc je lui fais confiance

*10 lettres dont une seule voyelle. Peut mieux faire? Oui, le tchèque a des phrases entières ( tout aussi théoriques) sans voyelles Smrž pln skvrn zvlhl z mlh: une morille tachetée se mouilla dans la brume. Pas facile non plus à caser.

dimanche 28 février 2021

Défi italien - un mois

Ca continue tranquillement, je sors d'une semaine de vacances qui m'a permis de faire un peu autre chose que du russe - même si, évidemment, l'université a décidé que j'avais beaucoup trop de temps libre et que donc, il ne fallait pas que je reste les bras croisés! et au final sur 1 mois j'ai réussi à accorder au compte goutte 11:30 à l'italien, c'est un peu plus que ce que j'espérais, il n'y a que 4 jours sur les 4 semaines où je n'ai pas réussi à lui accorder une minute :)

J'ai pu terminer le niveau débutant de Michel Thomas (7 CD, donc environ, au total 7 heures ou un peu plus d'écoute). Pas trop de souci, c'est assez intuitif. Parfois je me fais avoir avec les pronoms ou les terminaisons verbales du futur, qui ont tendance à me revenir systématiquement en espagnol, bien que je ne l'aie plus pratiqué depuis des années.

D'ailleurs je déconseillerais totalement à quelqu'un qui s'intéresse aux deux langues de commencer les deux en même temps et c'est probablement pareil avec le portuguais. Il y a trop de proximité entre les langues romanes pour les débuter en même temps - sauf dans le cas d'un enfant bilingue ou même trinlingue dès le départ. Mieux vaut en choisir une l'avancer, et ne commencer à apprendre l'autre que lorsque la première est suffisamment solide.

Donc je vais probablement tranquillement passer à la suite ( CDs intermédiaires) dans le mois qui vient. J'ai d'abord préféré faire une seconde écoute de l'intégralité des 7 CDs, pour fortifier ces connaissances.
Dans les 7 premiers CD on met en place le vocabulaire de base, les verbes des 3 groupes au présent, au futur, au passé composé et à l'imparfait, mais seulement pour les premières personnes du singulier et du pluriel, et la 3° personne du sigulier qui est la forme de politesse ( 2° personne du pluriel en français).
Ce qui est plus stratégique qu de s'apprendre toute la conjugaison verticalement à tous les temps.

Parce qu'en communication réelle, on aura d'abord besoin de dire "je" et " vous" à des gens qu'on ne connait pas encore, plus "il et elle" pour parler d'une tierce personne. Dans le fond, on ne va pas tutoyer directement quelqu'un à qui on demande son chemin ou le serveur de la pizzeria. Ou parler d'un groupe de gens au pluriel, s'adresser à "vous" (plusieurs personnes en groupe) ou en s'incluant dans un "nous"

Et le conditionnel, qui peut paraître anecdotique, mais ne l'est pas, parce que comme en français, c'est le temps de la demande polie " vorrei sapere, per favore..."
Cette manière d'apprendre est bien plus intuitive parce qu'elle correspond à une réalité conversationnelle. Je suis curieuse de savoir à quoi ressemle la méthode de français pour étrangers, tiens...

Et bien sûr, je continue avec Marcello, il più grande!

Extrait n°3: un peu plus compliqué à comprendre, le discours au haut parleur est brouillé, ils parlent en mangeant. Par contre il y a encore quelques mots sur le statut social ( je me suis fiancé... un ami à moi) sur le travail (je m'occupe de la correspondance publicitaire pour une grande société, j'écris...).

Il y a aussi tout le côté de la femme qui se plaint de son mari tyrannique, lequel la trompe.
J'apprécie aussi le renversement des rôles: la femme bien sage qui au final se montre très entreprenante avec son voisin, pourtant homosexuel, mais qui cède à ses avances par pitié, par besoin d'affection, parce que la situation est sans espoir pour l'un comme pour l'autre.


Et j'en profite pour mentionner la qualité de ce cadrage, qui dit visuellement à quel point ils sont coincés, enfermés dans des cases.

Donc je vais continuer à "cagnotter" les extraits de films à exploiter par la suite

Et la récompense de cette fois, est sans paroles : le fort plaisant à regarder et fort talentueux également Roberto Bolle.

Je n'oublie par le coeur de mes études, donc, une musique de Stravinsky, une chorégraphie de Balanchine.. et voilà, j'ai toutes les excuses (s'il en fallait!) pour admirer un duo d'italiens sur scène.
Ce monsieur est vraiment roulé comme un dieu grec et ça tombe bien, il tient le rôle d'Apollon. Force est de constater qu'ils n'ont pas pris le plus moche de la troupe, mamma mia! Le dieu solaire arbore... une fort belle lune.

Oui je dois avouer que j'ai moins regardé la muse qu' Apollon. Désolée madame.
D'ailleurs, tiens, rappel sur la mythologie, les muses et Apollon sont demi-frères et soeurs. On se souvient d'Artémis en tant que déesse de la lune et jumelle du dieu du soleil, mais la mythologie grecque étant ce qu'elle est, tout le monde est plus ou moins de la famiglia, Zeus ayant eu une foule d'enfants...


Et puis qu'on y est et que j'adore jouer à saute mouton avec les liens internet, apollon -> Mythologie-> représentations artistiques.. en voilà une autre, d'un peintre baroque que je ne connaissais pas du tout, Cesare Dandini

Apollon est un dieu grec mais aussi romain, donc, j'ai le droit. D'autant que je viens de lire la page de Cesare en VO,

Sans tout comprendre bien évidemment, mais en repérant des mots appris, d'autres transparents...

 

jeudi 28 janvier 2021

Le défi de février

 J'en ai un peu parlé fin décembre, en disant que j'avais envie de me lancer, dans un moment plus calme au niveau des études dans un petit défi de 4 semaines, possiblement reconductible en mars (ensuite, les examens se rapprocheront et ça serait ingérable). Un nouveau confinement semble en plus se profiler...

Il y avait trois possibilités

-reprise d'une langue vivante déjà connue mais laissée en hiatus ( dans mon cas, espagnol ou japonais. Le néerlandais n'est pas envisageable en même temps que l'allemand, trop risqué)

- reprise d'une langue ancienne, j'avais fait du grec au collège, du latin en fac.. Ca me tente bien aussi.

- découverte d'une nouvelle langue. 2videmment, le plus stimulant. Mais les moocs arabe/ chinois/ tchèque de l'Inalco commencent en mars, j'ai déjà suivi celui de chinois il y a quelques années. Le tchèque et l'arabe ne sont pas une priorité, et dans le second cas, je n'aurais pas assez de temps à lui allouer ne serait-ce que pour l'alphabet. Même chose pour le géorgien qui m'intrigue beaucoup, et la Géorgie est un pays où j'ai très envie d'aller. La langue est réputée redoutablement compliquée, ce qui m'intrigue évidemment beaucoup.

L'Inalco annonce aussi pour 2021 l'ouverture de 3 moocs, si je ne me trompe pas, hébreu, birman et mazatec. Dommage, le turc est repoussé à une langue ultérieure, c'est celui qui m'aurait le plus tentée. Je suis allée 3 fois dans le pays, mais pas à Istanbul. Et ayant des amis tatar et bashkir, qui parlent des langues turciques, ça aurait été le choix idéal pour voir si en apprenant l'une, j'arrrive a repérer des choses dans les autres. Disons qu'en apprenant le russe et en voulant continuer, vu la quantité de langues turciques en fédération russe, ça aurait été le choix logique.

Mais j'écarte donc cette troisième piste pour le moment, quitte à l'envisager quand j'aurai plus de temps après la session de mai.

- Il y aurait aussi une autre possibilité: découvrir l'italien, en douceur. Je n'ai pas spécialement besoin de la langue pour l'instant, MAIS, en tant que chanteuse amatrice,  j'ai souvent des chants en italien à apprendre et améliorer ma prononciation ne serait pas un mal. De plus, un de mes oncles vit en Italie et l'Italie, comme l'Espagne d'ailleurs peuvent être une des premières destinations possibles, car voisines. Et je n'ai toujours pas visité rome ( bien que je sois déjà allée à Turin, Gênes, Florence, Pise, San Remo Imperia...mais toujours avec un groupe de gens dont au moins un se chargeait de la communication) Mais bon, avec recoupement entre le français, l'espagnol, et le provençal, que je ne parle pas, mais dont j'ai des bases et que je lis sans problèmes, j'ai une connaissance implicite de base de l'italien et du catalan, dans tous les cas, ces langues là peuvent aussi être l'objet d'un mini défi.

Alors quelle est l'option retenue?
Russe, Allemand et ?

Réponse dans quelques jours!

samedi 4 juillet 2020

les défis estivaux

L'an dernier, j'avais commencé une série de défis estivaux, inspirés par ceux de Lauriane - marathon des langues.. mais un plantage de l'ordi m'avait perdu toute ma progression. Donc pas pu faire de bilan.

Cette année, je me suis donné quelques missions, disons de niveau un peu plus "expert". Ceci dit, le marathon des langues ne s'arrête pas en été, au contraire, là, c'est même du triathlon, avec au minimum 3 langues.


Russe:

- traduire en français quelques vidéos de la chaîne youtube " Russian With Maks"

- Faire la lecture commune qu'il propose, à savoir " un héros de notre temps", en russe dans le texte, j'ai l'édition bilingue, trouver un livre audio ne sera pas compliqué, et donc, il donne des explications en prime.

- prendre en dictée ce que raconte mon involontaire fournisseur de vocabulaire du spectacle, à savoir Nikolaï Tsiskaridze - le danseur et chorégraphe dont j'ai parlé précédemment- dans ses présentations de spectacles. Ca dure 9/10 minutes à chaque fois, c'est instructif, il parle lentement et distinctement, c'est un pro dans son domaine, bref, très instructif. Là par exemple.à vitesse 0,75 parce que je manque de références, vu que je suis absolument novice dans ce domaine dès qu'il y a des noms propres - et les sous titres automatiques en russe sont parfois un peu aux fraises. EN COURS

-Tant qu'à faire, je vais continuer à "exploiter" le monsieur, sans vergogne: il a donné des interviews spécialement pour répondre aux questions des enfants, ça semble plus intéressant que celles pour les adultes (les adultes lui posent des questions sur ses engagements politiques ou des potins sans intérêt, les jeunes sur son métier, ce qui est nettement plus pertinent)

- et dans la foulée, voir quelques spectacles, ça ne fera pas de mal, même s'ils sont sans paroles, c'est bon pour ma culture générale. En cours

-les films à voir, en VOST ( parce que tout un film, c'est long): l'ironie du sort, la main de diamant, les douze chaises, romance de bureau, coeur de chien... liste non limité.


-livres à lire (en traduction) Oblomov, contes d'Afanassiev en cours, le maître et Marguerite et dans l'idéal, Guerre et Paix

- Goldlist et Mosalingua au quotidien. En cours

- stage d'un mois en russe :) En cours




Allemand ( qui a été un peu négligé cette année, pour cause de russe intensif)

- lecture en VO:


Die Leiden des Jungen Werthers - Goethe EN COURS avec livre VO et VF  + audiolivre
Au 03/07, j'en suis à 1h00 de l'audiolivre

Nussknacker und Maüsekönig - Hoffman ( voilà, j'ai trouvé mon spectacle russe à voir: l'adaptation scénique. Et avec la participation du grand Niko - grand au sens le plus strict, il doit faire facilement plus d'un m80 - ça sera encore mieux. Oui il ne m'a pas fallu plus de 30 secondes pour être fan de son travail, et de son ravissant sourire, bon, hein, ça va...si le casse-noisettes est de bois, ce n'est pas mon cas, et j'avoue un faible très fort pour les grands bruns aux yeux sombres, donc il va me servir dans plusieurs thématiques. Ce qu'il me faut de dévouement aux langues étrangères pour prendre sur moi et regarder un talentueux et charmant monsieur exercer son art... je mériterai une médaille, tiens...:D )

Die Verwandlung - Kafka

- Série de Vidéos "Sommers Weltlitteratur to go" En cours - Cinéma: j'ai surtout des films muets en magasin, donc je n'ai pas encore fait de liste de films allemands

- Fouiller le site de la Deutsche Welle et choisir des sources audios niveau B1/B2

-  Traductions pour le Taurillon (s'il y en a de proposées)

- Musique: quand je travaille le chant, j'ai toujours des lieder à rechanter, mettre en place, déchiffrer.


Anglais (vraiment délaissé cette année, ou plutôt pratiqué passivement)

- principalement , écouter des conférences des différentes Polygot Gatherning.Il y en a aussi en d'autres langues,mais surtout en anglais. En cours

- l'anglais est partout dès qu'on ouvre le net, donc beaucoup moins de difficultés à le pratiquer au quotidien. Je commente souvent des vidéos sur la linguistique en anglais.

- écouter du rock british en faisant mon sport. En cours

 Ca ce sont les langues que j'ai décidé d'entretenir en particulier cet été. Et évidemment je n'ai pas mentionné, mais le russe et l'allemand, je le pratique plusieurs fois par semaine en tandem, à l'écrit ou à l'oral.

Ca tombe bien ma copine de défis littéraires, Hilde, avait aussi besoin d'un coup de pouce pour entretenir ses langues, donc on s'est lancé ce défi commun. Elle ne le commencera que d'ici deux semaines car elle a encore des choses à faire pour sa propre reprise d'études. J'ai pris un peu d'avance.

Après, pour les autres langues, on verra. Les journées ne sont pas extensibles et les nuits d'été ne sont pas le meilleur moment pour récupérer, donc insomnies à cause de la chaleur, je traîne toute la matinée et je perds du temps.


 J'ai aussi récupéré mon clavier récemment, donc la pratique musicale s'est à nouveau invitée dans mon quotidien, et je refais aussi du sport depuis 3 semaines que la salle a rouvert. donc du temps consacré aussi à d'autres choses

 
Ce qui est fait:

Russe et culture russe:
Vidéo en Français" pourquoi apprendre le russe" 


Anglais et culture anglophone
vidéo Fluent in three decades 
video language mentoring , don't teach me 
Video Maintening multiple languages at once 
video "How musician techniquescan improve language learning" 

CDs"débutant" de la Méthode Michel Thomas. Et c'était pas du luxe de revoir un peu les verbes de modalité

Allemand et culture germanique
- La magnifique voix de ce monsieur est un plaisir divin :) O Isis und Osiris, in diesen heiligen Hallen
- Videos Sommers Weltliteratur to go :
 Werther in 9 Minuten 
 Faust I in 9 Minuten
 Der Sandmann in 9 Minuten
 Nüssknacker und Maüsekönig in 9 Minuten
 Peter Schlemihl in 11 Minuten

samedi 16 mai 2020

les examens dernière ligne droite

Beaucoup de modifications ces derniers temps. Pour le mieux.
Non seulement j'ai déménagé cette semaine, je suis donc dans mon nouveau logement (temporaire, car chez ma mère, elle a déménagé, je l'ai suivie, je n'ai pas en ce moment les moyens économiques d'habiter seule). En tout cas l'appartement sera vraisemblablement beaucoup moins chaud, et c'est une bonne nouvelle. S'il fait 30°C à l'intérieur la journée, ce sera toujours mieux que 35°C . Et hors des remparts de la ville, l'air circule mieux, l'été devrait être nettement plus vivable. Et moi, par conséquent, moins amorphe.

Mais contrairement à ce que je pensais, je vais pouvoir tenter tous les examens, car..
J'en avais repoussé 3 en septembre, l'un d'entre eux est annulé.
Et sur ceux que je comptais passer en mai/ juin, 3 autres sont annulés. et un autre ajourné.
Exit la compréhension, la poésie, l'histoire et la dictée, car la consigne a été de ne pas organiser d'examens nécessitant une connexion en continu.certains étudiants ne sont pas équipés.
De même le certificat Pix est reporté sine die, car il doit être passé en centre agréé.Donc à l'université qui ne rouvrira qu'en septembre.

Donc tous les autres se feront sur deux semaines, la plupart dans une fourchette de 2 ou 3 jours entre le téléchargement et le rendu par internet.
Ca commence samedi prochain avec la version, dimanche la conversation - à l'écrit + un oral de 5 minutes à filmer et envoyer. Le 25: rédaction ( 2 jours pour la faire, donc il n'y a lus de problème)
Le 26, grammaire et thème, dans la foulée, dans un temps limité de 1h30 chacun. ( ça parait vache par rapport aux autres)
Puis 1° juin langue des médias, le 3 informatique et le 4 textes littéraires. L'oral est maintenu en ligne, via Zoom, mais je n'ai pas encore l'horaire.

Autant dire que la version à la maison, en 3 jours avec le dico et le bouquin de grammaire (oui, on y est autorisés!) ça ne sera pas du tout pareil qu'avec la pression et en temps limité :)
En fait, en pratique, les 3 que j'ai réellement à travailler en priorité sont la grammaire, le thème ( phrases types à décrypter) et la langue des médias.
Pour l'étude de textes littéraires, je ne l'y suis pas encore trop penchée, j'aurais largement le temps entre le 26 mai et le 4 juin de m'y consacrer, en étant déjà délestée des 5 premiers.
donc je ne suis même pas entrain de me fatiguer à trop réviser.
Vu la situation ça m'arrange. j'ai des cartons partout, je me suis juste ménagé un coin bureau.

Et après?
Hé bien le 5, c'est l'anniversaire de ma mère, donc on va fêter dignement son anniversaire, et la fin de ces examens pas comme les autres.

Ensuite, j'ai quelques projets:

- finir de ranger mes cartons.
- préparer le certificat Voltaire pour " quand je pourrai le passer"
- relancer Sergei pour l'association de cinéma ( je dois contacter la présidente, je le ferai demain)
- voir dès que je pourrai prendre des renseignements à la mairie Aksel ( correspondant Bashkir), qui m'a demandé des infos pour déplacer dans ma ville l'antenne française de son association, qui est actuellement dans le Tarn.
- chercher d'autres élèves et donner quelques cours payants, car mon étudiant belge passe aussi ses examens la semaine prochaine et n'aura plus besoin de moi.
- voir où j'en suis pour 2 ou3 autres projets de sous-titrages
- écouter des interviews d'un monsieur, dans un domaine qui n'est absolument pas le mien, mais que j'ai découvert pendant le confinement. Pourquoi UN en particulier?
Parce qu'il parle un russe très clair, en articulant bien et sans parler trop vite :) Mais si ça m'amène de fil en aiguille à comprendre ses collègues, ce sera d'autant mieux.
J'y reviendrais, ce sera surtout pour moi l'occasion d'apprendre du vocabulaire spécialisé. Je vais essayer de déterminer comme ça quelques domaines à explorer.
- découvrir Kerbal Space Programm un jeu vidéo qui me tente carrément depuis longtemps.
- Relire quelques BDS, revendre celles que je ne veux ni me peux garder faute de place.
- prendre de l'avance sur le programme universitaire de l'an prochain.
- j'ai mon clavier, donc je vais pouvoir chanter! Ouaip!
- hypothétiquement, voir mon pote Micha, si on peut à nouveau bouger entre la France et l'Allemagne. Sinon ce sera pour l'Automne. Ou ce sera lui qui viendra, et sans son ex-femme, puisqu'on a aussi un divorce à fêter.

Donc tout ça fait un bon été bien rempli, je m'autoconfine donc jusqu'à la rentrée sans souci , je ne vais pas m'ennuyer;)

mardi 30 avril 2019

Un an de marathon!

Où en est-on, un an et 48 billet, celui-ci inclus plus tard?

petite info: Snoopy est un de mes personnages favoris depuis toujours, et Snoopy qui danse est mon symbole de la victoire.

Hé bien, il se trouve que des tas de choses imprévues se sont passées.

Quand j'ai commencé le 1° mai de l'an dernier, je savais que j'allais passer une année en Belgique, mais à étudier l'histoire de l'art et la musicologie, et qu'il y avait peu de chances que ça aille plus loin pour une question de budget.

J'avais malgré tout décidé d'apprendre des bases de néerlandais, histoire de, et de me motiver pour le russe que j'avais repris en amatrice de mon côté depuis septembre 2017 assez légèrement et depuis janvier 2018 de manière assidue. Mais le fait est que non seulement en un an ( entre septembre 2017 et 2018) j'ai non seulement réactivé des compétences enfouies, mais j'ai dépassé mon niveau du lycée. Ce qui est PUTAIN d'encourageant. Et non, je ne censure pas le gros mot! Au contraire je l'écris à la taille qui lui convient.

Des rencontres importantes en juin et août m'ont réorientée, et depuis je me donne à fond pour le russe. Ma réorientation m'ayant aussi poussée à reprendre l'allemand plus tôt que prévu, et vu que l'orientation russe-néerlandais n'existait pas, c'est donc évidemment le néerlandais qui en a fait les frais, je ne pouvais pas continuer en parallèle deux langues aussi proches l'une de l'autre. Et comme le néerlandais aura moins d'applications immédiates pour moi, ben...

Un seul exemple: si je veux demander ma mutation au service du jumelage: ma ville est jumelée depuis 1960 avec une ville allemande, une italienne et une sénégalaise depuis 1961, 2 villes espagnoles depuis 1968, une ville anglaise depuis 1972; une aux USA depuis 1978 et une dernière au Mexique depuis 1990, dernière en date. Un projet est en cours avec une ville chinoise, mais aucune date n'est avancée. Donc des lieux anglophones, hispanophones, italophones et francophones.. mais aucune ville néerlandophone à l'heure actuelle et aucune projet en ce sens (ni russe, hélas pour ma pomme)
Donc l'allemand et l'espagnol  peuvent être un vrai plus professionnel.. que ne sera pas ici le néerlandais.

La reprise d'allemand se passe bien, le russe atteint des sommets, les partiels de janvier ont été très bons (et ce, surtout dû au fait que je suis plus sérieuse à 42 ans qu'à 20, d'une part, et que je connais mieux la manière dont je fonctionne pour apprendre, ce qui me fait gagner un temps précieux), l'année en Belgique se terminera pour moi début septembre avec retour en PACA, ma région d'origine, que je n'aime pas vraiment. Ou ailleurs, on verra bien.

J'aimerais aussi à l'occasion dépoussiérer mes connaissances en espagnol, si j'arrive à lui faire une place cet été. Moins dans un but pro que pour voir ce qu'il en reste et si j'arriverais à le réactualiser un brin, car c'est dommage de laisser des compétences rouiller dans un coin. Un petit coup de méthode Michel Thomas devrait faire son effet ;)

J'en parle tellement ici que je me sens obligée de dire que non, je ne suis pas sponsorisée, c'est simplement que pour quelqu'un comme moi qui a une mémoire très auditive, pour le moment, c'est celle qui m'a le mieux convenu.Pour des langues déjà connues en tout cas, il faudrait que je la teste sur une langue pour laquelle je n'ai pas vraiment de base. Ca a été un échec pour le néerlandais avec l'anglais comme langue de support, parce que la proximité de l'anglais et du néerlandais me perturbait, ce qui n'était pas le cas avec le russe - support anglais, mais je ne sais pas s'il s'agit du fait que je connaissais déjà la langue, ou du fait de l'écart entre les langues source et cible.
Peut être que le néerlandais serait mieux entré avec le français comme langue source, ou peut être pas, il faudrait que je teste donc avec une langue non connue via le français .

Le truc étant que je ne me sens pas attirée par d'autres langues en fait, ou du moins pas disponibles sur cette Méthode. Il y a bien l'italien l'arabe ou le Chinois, mais ce sont plutôt typiquement des langues pour lesquelles j'apprendrais des bases dans l'optique d'un voyage, je n'ai pas spécialement d'attirance pour elles.
Le chinois un peu plus à la limite, je connais peu la culture chinoise même si je sais qu'elle est immense et variée, mais là encore je serais plus tentée de reprendre le japonais qui est en pause depuis le début du marathon.

Mais voilà: a priori pas de nouvelle langue prévue en 2019/2020, je ne saurais pas laquelle choisir, je préfère approfondir celles que j'apprends déjà et je prépare un gros gros truc, conséquence de la rencontre virtuelle, puis IRL - deux fois - avec le sympathique, l'extraordinaire, l'indispensable Sergei ayant amené à un chouette projet de sous-titrage de films, qui suit son petit bonhomme de chemin. Je suis en train de me constituer un CV de traduction, dans le but de m'orienter là-dedans ( c'est la teneur de mon année d'étude.. et de ce qui va suivre dans les années à venir).

Je mentionne aussi le sympathique (mais un peu - beaucoup - très- râleur ;)) Micha, ukrainien qui habite en Allemagne, et apprend le français, avec qui je forme aussi un bon binôme: il apprend le français, je le parle; j'apprends le russe, il le parle; et tous les deux nous apprenons l'allemand.
Nous n'avons pas de projet précis en commun pour le moment, si ce n'est de faire connaissance " en vrai" avant mon retour en France. Donc a priori, courant juin, après les partiels, quand je ferai un peu de tourisme dans le secteur.
Il y a aussi Andrea, 18 ans, lycéen Suisse allemand qui a écrit petit un e-book sur l'apprentissage des langues étrangères dans le cadre de son "Matura" ( bac Suisse) en allemand et en anglais, et m'a demandé ce que j'en pensais. Je lui ai donc fait mon retour en lui proposant la traduction en français. Pas encore finie à l'heure ou j'écris ce message.

Une copine traductrice m'a donné quelques tuyaux et conseillé dès le mois de janvier de m'inscrire en tant que traductrice sur Linkedin, mais de mon côté, je préfère quand même finir mon année et aviser cet été. Plus j'aurais de matière à présenter en amont pour appuyer mon offre, mieux ce sera.

Donc, pour ceux qui ont lu le sujet sur "les études et la France", vous savez que chez nous rien n'est simple, mais le projet est donc de continuer, après mon  année belge, si l'administration daigne être un peu moins bornée, sur une licence de russe langue culture et civilisation, par correspondance.

je sais mais je le remet, ça résume tellement bien le dédale administratif qui m'attend
Ce qui me permettra de reprendre un travail en parallèle, idéalement en télétravail. Je sais à quel point je hais le fait de bosser en bureau. Là, ça me donnerait la possibilité de tout faire depuis... n'importe où sur la planète, pour peu que j'aie un accès au net. Et donc de me prévoir un emploi du temps assez flexible pour y intégrer des stages... de langue.

Et puis, mi-février il y a eu la foire au livre de Bruxelles, où j'ai encore fait une rencontre importante: une dame, tenant un stand entièrement dédié à la traduction littéraire, qui m'a donné de jolies pistes pour la suit, concernant une formation à distance en traduction littéraire APRES la licence de russe. Donc oui, j'ai des projets concernant le russe pour au moins les 5 ans à venir.

Donc? hé bien, je ne vais certainement pas m'arrêter là et je rempile pour un an de marathon, beaucoup plus axée sur le russe, pour ne pas dire quasiment exclusivement, où les autres langues seront annexes.
Et comme j'ai réussi mes examens et qu'au second semestre j'ai des matières dont je me fiche ( droit belge et économie, si je les réussis,c'est bien, si je les rate, ça ne sera pas un problème pour la suite), je ne vais pas faire de zèle la-dessus et plutôt commencer à lire les ouvrages en bibliographie des deux licences mentionnées plus haut, histoire de m'avancer un peu et de pouvoir tranquillement chercher du travail à mon retour.

Quoi qu'il en soit je ne regrette pas mon année belge, riche en rencontres sympa, je me suis fait des potes deux fois plus jeunes que moi, j'ai un peu souffert par moment de ne pas être assez en contact avec des gens de mon âge ( ce en quoi Tandem m'a aidée à ne pas me sentir trop isolée, d'ailleurs), j'ai piqué quelques crises de nerfs face à l'adversité (quand on est seule dans une ville où on connait peu de gens, avec la technologie comme seul lien.. et qu'on vous vole votre téléphone...déjà bonjour les démarches à faire par téléphone, merci Orange pour votre humour... ben c'est relou, très relou. Alors que ça m'aurait beaucoup moins agacée en France), j'ai pesté contre les horaires de cours à la con qui m'empêchent de trouver un petit boulot.. mais j'ai tenu bon jusqu'à présent.
J'ai eu des déboires sentimentaux, d'ailleurs encore loin d'être finis... Mon état psychologique était lui aussi russe: montagne russe.

1°mai, les partiels se profilent à partir de la 3°semaine du mois, je devrais avoir fini mi-juin, après quoi le vais ENFIN pouvoir faire du tourisme ( et ça aussi, ça a été dur: être dans un autre pays, dans la capitale, et ne pas pouvoir vraiment en profiter pour cause de planning trop serré.Donc l'idée est de passer la seconde moitié de juin à bouger entre la Belgique, l'Allemagne ( j'ai du monde à aller y voir) le Luxembourg et les Pays-Bas.Je dois revenir mi-juillet dans le sud-est pour un stage de musique, remonter avant mi aout pour les éventuelles matières à repiquer, refaire mes paquets et rendre l'appartement le 6 septembre.
Et je ne sais pas encore ce qu'il en sera à ce moment là. La seconde session d'inscription Parcoursup est fin juin, tout est pour m'y inscrire dès que ce sera possible, donc..à voir.Mais j'ai  toujours des solutions de rechange,avoir 42 ans, c'est aussi savoir que quoi qu'on puisse prévoir, il faut aussi prévoir l'imprévisible et avoir des options de rechange pour tous les cas de figure.
ça résume bien ma vie depuis 42 ans

samedi 1 décembre 2018

Sur le front russe - 1° décembre

Voilà, pas vraiment  de billets de suivi en octobre-novembre, parce que j'ai eu de très gros problèmes de connexion internet. Le logement est doté d'un wifi commun pour l'immeuble entier, et sur 2 mois et demi de présence, l'installation a déconné ( et je pèse mes mots) pendant bien 1 mois et demi , me laissant avec un wifi très aléatoire, ce qui est très très relou quand toutes les communications de la fac et parfois même la liste des livres à lire et certains documents de cours ne sont disponible que via le net. Donc des soirées passées au café qui a un wifi mais ferme à 22h00 ( ce qui suppose des frais en consos), des déplacements bi ou tri hebdomadaires à la bibliothèque d'à coté avec mon ordinateur, et sortir systématiquement avec la tablette pour squatter le wifi gratuit de la station à chaque fois que je prends le métro.
Vous parlez d'un confort....
Donc, ça y est, ça semble être enfin réglé, l'agence de location,qui devait en avoir marre d'entendre râler l'ensemble des locataires tributaires du wifi, même si je sais que certains voisins ont leur propre fournisseur, a changé la box.

Et comme je le disais précédemment, j'ai donc repris des cours de russe officiellement en fac depuis mi septembre, et....

TA-DAM! Premier test sur table début novembre, et j'avais trop envie de frimer.
ouaip, 19/20, prend ça dans les dents Fernand.
Même si le test était facile, je suis contente de moi.

Mon pisse-froid de père aurait dit " tu aurais pu faire un sans faute", et sans même que ça soit une plaisanterie, mais ce petit point manquant, c'est la preuve que je n'ai pas triché, ou que je ne suis pas russophone native. Mieux c'est ma marge de manoeuvre, parce que ça serait trop blasant de faire un sans-faute d'emblée,je m'habituerais et toute autre note semblerait une régression, là, c'est juste comme il faut 😄

Et l'autre super nouvelle c'est que j'ai trouvé un binôme très motivé sur Tandem, un ressortissant russe qui habite et travaille à Marseille et a déjà un assez bon niveau en français mais regrette que ses collègues ne prennent pas le temps de lui corriger et expliquer ses erreurs. Moi oui, je le prends, et d'autant qu'il joue bien le jeu donc accepte d'alterner russe et français.
Voilà un duo très prometteur, d'autant que mon interlocuteur a beaucoup de centres d'intérêt variés, ça promet de bonnes discussions encore pour un bon moment.

Mais c'est un drôle de hasard que de venir à 1000 kilomètres ou presque de ma ville natale et de me trouver à faire du soutien en français pour quelqu'un qui habite à 80 kilomètres de ma ville d'origine! enfin, j'espère que nous pourrons faire connaissance de visu et de vive voix, car je retourne passer 3 semaines en PACA à la fin de l'année et avant les partiels de janvier, et une discussion en face à face serait une préparation parfaite à l'oral face à la prof ( qui est quelqu'un de bonne composition, donc je n'angoisse pas du tout, mais tout coup de pouce est bon à prendre).
Enfin, s'il ne part pas passer les fêtes en Russie avec sa famille.
Je n'ai pas eu l'occasion au moment où j'écris de lui dire les dates où je serai chez moi, mais a priori, l'idée de faire connaissance IRL le tente aussi ( ce qui sera beaucoup plus simple qu'avec mes autres interlocuteurs récurrents, une dame à Arkhangelsk, une autre à Odessa et un monsieur à Moscou, en binômes russe-anglais la plupart du temps car ils ne parlent pas français du tout ou pas encore).

Dommage, je n'ai pas encore trouvé de duo régulier en allemand, et les purs anglophones semblent être sur le réseau pour passer le temps ( ou draguer!) mais je sens quand même hélas le manque d'envie de parler autre chose qu'anglais, ou pour ceux qui apprennent réellement les langues, d'aller plus loin dans une autre langue que les simples phrases de salutation, avec ce côté un peu " ouais, bof, à quoi ça sert d'apprendre les autres langues, vu que tut le monde parle anglais pas la peine de se casser la tête" .

Mais ce n'est pas parce qu'elle est hypercentrale qu'il ne faut pas regarder ce qui se passe ailleurs et rester tranquillement les deux pieds dans ses pantoufles mentales, dans son pyjama d'habitudes, sur son canapé de flemme. Une langue n'est pas qu'une langue, c'est aussi lié à une culture, une ou des façons de voir le monde, des lieux et des réalités liées à ces lieux dont on n'aurait pas idée si on se borne à ne pas regarder plus loin que par sa fenêtre. C'est aussi à mon sens ce qui explique le très petit succès de l'espéranto une bonne idée à la base, mais construite expressement POUR être une langue véhiculaire.
Il n'y a pas de pays dont l'espéranto soit la langue naturelle, pas d'Espérantie, donc personne ne va dire qu'il l'apprend pour voyager, ou par goût pour la cuisine d'Espérantie, sa littérature, sa culture, ou quoi que ce soit.alors qu'on peu apprendre le chinois simplement parce qu'on aime la cuisine chinoise, l'italien pour chanter du classique, l'allemand parce qu'on peut d'envie de lire Marx dans le texte, l'espagnol pour visiter l'Amérique centrale ou du sud, le roumain pour partir sur les traces de Vlad Dracul ou que sais-je.

Je préfère de mon côté parler de langue hypercentrale, terme linguistique plus juste qui indique un état d'usage véhiculaire qu'un " universelle" qu'on emploie parfois, qui a un côté jugement de valeur et laisse un peu trop penser que la langue aurait des qualités telles qu'on pourrait bien se passer de toutes les autres. Non, l'anglais est devenu une langue de communication internationale par le simple fait du hasard, comme l'a été auparavant le français, et encore avant le latin ou le grec, et comme une autre pourrait bien le devenir à son tour un jour.

Et même, l'anglais me saoule , je le vois comme un mal nécessaire dans sa dimension de langue de communication, ce "basic english"si peux savoureux, alors que la seule perspective d'un voyage à Londres, la vue d'une photo d'un village so british, ou écouter Christopher Lee lire Poe, ou Alan Rickman lire Shakespeare, ou encore Leonard Cohen - histoire de ne pas se limiter aux grand-bretons - qui lit le magnifique et tristissime" in Flanders Fields" de John Mc Crae, là de suite, ça me remotive pour l'anglais.

bon j'ai dérivé comme toujours, je reviendrais probablement à l'occasion sur la linguistique et les langues véhiculaires.
Mais voilà, en russe tout baigne, et je l'ai dit aussi pour moi la raison principale c'est la poésie de Serguei Essenine que je veux lire en VO, en plus de retourner visiter le pays.

D'ailleurs pour l'oral de janvier, je devais choisir 2 personnages à présenter, liés à la Russie ou à la langue russe, l'un issu d'une liste préétablie, et puisqu'il y avait Vladimir Vissotsky, mon choix était tout trouvé, et un second choisi librement.
Devinez qui? Et oui, je vais l'avoir ma revanche, ptit Serguei...

Et au passage du 1 décembre au 30 mars, je célèbre l'hiver russe en lectures, films, musique et autre. Normalement l'an dernier il durait jusqu'au 1 mars,mais l'hiver s'attarde dans ces régions là, et comme je n'ai pas de défi lecture au début de l'année, autant faire durer le  plaisir..

mercredi 31 octobre 2018

Bilan des 6 mois de marathon!

 Aujourd'hui, ça fait pile 6 mois que j'ai rejoint le défi linguistique.


Force est de constater que les choses ont beaucoup bougé:

- j'avais commencé à me pencher sur le néerlandais, mais à cause de la reprise de l'université et de la nécessité de me remettre à l'allemand, impossible de mener les deux de fronts, le néerlandais, qui était pourtant plus ou moins ma raison première de rejoindre le défi, est donc en hiatus. Mais je constate que malgré tout, j'arrive de mieux en mieux à comprendre les affichages bilingues ou néerlandais à Bruxelles, présents partout, même si d'un point de vue " ethnique" 90% de la population est francophone, et 10% néerlandophone (ou 85/15%?) en tout cas la part des francophones de naissance est bien supérieure à celle des néerlandophones, et j'entends assez peu de gens s'exprimer en néerlandais dans les transports, en tout cas guère plus que ce que j'entends d'allemand, d'italien, d'espagnol, de portugais ou même de russe, et de langues que je n'arrive pas à déterminer.
Car l'autre avantage, c'est qu'en tant que capitale européenne, il y a des ressortissants de pas mal de pays, et c'est une vraie joie que d'entendre cette foule de langues. Passez 10 minutes dans un lieu public, et pas forcément touristique, et vous aurez bien entendu 5 ou 6 langues différents.
Donc voilà, néerlandais , que j'avais déjà du mal à apprendre à cause de mes souvenirs d'allemand, en hiatus.Ce n'est pas un échec, juste un changement de cap qui s'est imposé.

- L'allemand donc, que je pensais reprendre " un jour". La vie a décidé pour moi que ce serait " tout de suite". Puisque j'avais décidé que sur les 2 langues obligatoires, l'une serait le russe, qu'il y a peu de combinaisons possibles avec le russe, et que je n'avais pas envie de faire un simple " russe-anglais", langue que je connais, que je gère à peu près bien,mais pour laquelle je n'ai pas vraiment d'affinités.
Reprendre l'espagnol ne me tentait pas dans l'immédiat, il restait donc soit l'allemand, soit l'italien. Donc vite vu, entre une langue dont j'ai fait 8 ans dans ma vie, permettant d'assurer les examens sans trop d'effort et que je souhaitais reprendre, et une autre que je n'ai jamais apprise, que je comprends un peu à cause du chant et de la vie en PACA, mais qui ne m'attire pas vraiment, le choix est vite vu.
Et je peux vous dire qu'à part quelques pinailleries sur le genre des mots, ça revient à la vitesse TGV. 
Mon principal souci est que la réforme de l'orthographe est passée par là entre la fin du lycée et maintenant, et une partie de ce que j'avais appris comme juste est maintenant faux ( et ce n'est pas comme la réforme français, qui admet au final 2 orthographes avec 2 variantes, même si je viens de découvrir qu'on peut écrire kleptomane avec un c maintenant, continuer comme je l'aurais fait avec un k n'est pas fautif. En allemand, on ne plaisante pas avec la Réforme ( oui je mets un R, comme à celle de Luther, tant elle est inflexible) et donc, après 20 ans, il est estimé que les écoliers qui étaient jeunes au moment de la réforme ont eu le temps d'oublier ce qu'il y avait avant, et que la nouvelle génération après directement l'orthographe réformée maintenant, écrire un Eszet au singulier du verbe "müssen" est considéré comme une atroce faute d'orthographe. J'ai plus de 40 ans, je ne l'ai jamais apprise, et n'étant pas en immersion, impossible pour moi de deviner a priori ce qui a changé ou pas. Pour les adultes allemands, ça a du être galère, mais étant dans le bain quotidiennement, ils ont pu s'y faire progressivement. Pour moi c'est relou. Par contre, les déclinaisons n'ont pas été touchées, et jusque là, ça va, j'ai une avance confortable sur mes camarades, même si j'ai oublié pas mal de règles, elles reviennent peu à peu.

- le russe: ben, là par contre, j'ai réussi à faire l'admiration d'un jeune... oserais-je le dire?  un jeune ukrainien (oui, encore un), épaté par mon niveau en russe, donc. A qui j'ai donné des tuyaux et des ressources en ligne, alors qu ça aurait u logiquement être l'inverse. Et qui m'a sorti cash " j'en pleurerais de joie quand j'entends des européens comme toi, ou Marie, ou Emile rouler les R aussi bien".
Ma réponse?: " ben que tu le veuilles ou non, tu es toi aussi européen, hein, l'Ukraine ne fait pas partie de l'UE, mais géographiquement, elle est autant en Europe que la France ou la Belgique. Oui j'ai compris ce que tu veux dire, et oui, je te charrie :D".
Et alors quand je lui ai parlé des crêpes russes au fromage blanc ( des syrniki, je crois? Je confonds avec les vareniki) et que j'aimais la cuisine slave, alors là, je crois que je me suis fait un pote.
Apparemment, le pays entier m'a à la bonne, ou en tout cas, j'ai le contact facile avec les gens qui en viennent - ou il sont super cools d'une manière générale, ce qui est aussi une possibilité. Ca tombe bien, c'est réciproque.
Comme il devient patent que je n'aurai pas la possibilité pécuniaire de faire les 3 ans d'études, je pourrais assurer une année de plus sans travailler, mais pas 3. Et même avec un boulot l'été, les frais seraient trop importants, j'ai donc déjà trouvé ma solution de repli pour l'an prochain: l'université de Lille propose une licence Langue et Civilisation, orientation russe par correspondance.
En assurant quelques crédits cette année ( et pour une fois, je me dis que le système des crédits européens n'était pas une idée moisie en fait!), je devrais pouvoir intégrer la deuxième année directement, ou en tout cas, même s'il y a des matières à repêcher, je devrais pouvoir le faire sans trop de souci, ce qui permet de revenir en France, reprendre un boulot à mi-temps ou à temps complet mais en CDD, pour me libérer du temps pour les études, en casant mes révisions aux heures que je veux, assise sur mon fauteuil. Il n'y aura qu'à aller à Lille 2fois dans l'année pour les sessions d'examens.
Car le principal problème de la fac, celui qui m'empêche de prendre un job, ce sont les horaires trop éparpillés d'une part, et le 1h30 ou presque perdus chaque jour dans les transports en commun. Déjà, par correspondance, ça n'entre plus en ligne de compte, et si je veux bosser en journée, libre à moi de réviser le soir. Je pourrais en théorie le faire, si je décidais de sécher des cours. Mais je n'ai pas fait plus de 1000 kilomètres pour sécher ( hors maladie)

Donc, même si je ne regrette pas d'être venue, parce que c'est une expérience intéressante, que j'ai rencontré des gens sympa, et que j'aurais rempli une des missions de ma "liste de choses à faire avant de mourir", à savoir " vivre quelques temps à l'étranger", économiser 500€ de carte de transports en plus d'1 heure 30 de temps/ jour, ça ne sera pas mal. Et trouver de l'intérim en France sera plus simple qu'ici, en ne parlant pas le néerlandais ( oui, mais, voir plus haut). Et bosser, même à mi temps, même par-ci par-là, sera toujours mieux pour mes finances et ma retraite que ne pas bosser u tout pendant 3 ans.

Donc le russe, ça baigne et c'est un réel plaisir, j'ai retrouvé la joie de pratiquer cette langue, et je sais à qui je le dois en grande partie...
Je n'ai pas encore de nouvelles d'eux,  vu qu'ils bossent encore sans vraiment d'accès au net - mouais, le mien n'est pas top non plus, mes correspondant sur Tandem doivent se dire que je les charrie quand je dis que c'est encore en panne! Mais à priori, mes deux ukrainiens, ou au moins l'un des deux, sont supposés rentrer chez eux début novembre, je devrais donc théoriquement très bientôt avoir des nouvelles de mes presque-copains, et ça me donne un sourire immense se me dire qu'on va faire plus ample connaissance dans un cadre plus détendu, fut-il virtuel.
J'ai fortement envie de savoir des trucs aussi banals que " tu as des frères/soeurs/ neveux?", "c'est quoi tes loisirs quand tu ne travailles pas?", " c'est quoi ton plat préféré?", " tu fais quoi pendant tes vacances?", " si je veux visiter ton pays, tu me conseillerais quels endroits?", "et où est-ce que tu voudrais aller si tu avais l'occasion?"... bref des choses tellement normales mais qui font passer quelqu'un du statut de "connaissance" à celui de "copain". Et de se rendre compte qu'en fait, à quelques détails près, là bas, c'est pareil qu'ici.

Parce qu'a priori quand on apprend une langue,c'est pour la parler avec des gens. Et constater qu'on a parfois plus d'affinités avec quelqu'un qui habite à plus de 3000 kilomètres qu'avec ceux de sa propre famille. Et ce qui compte pour moi c'est ce que les gens ont dans le crâne, la manière dont ils utilisent leur cervelle, plus que la nationalité inscrite sur leurs passeports.

Et j'ai envie de dire que vu l'état des pays en général, et le cerveau perturbé des connards qui gouvernent la plupart, c'est plus que nécessaire, vital, même, de ne pas se laisser berner par les rhétoriques politiciennes faciles. En gros, dès qu'on vous apporte une solution simple et qui identifie un coupable facile à une situation pourtant complexe, c'est du flan.

Montée des nationalismes, sentiments de revanche face aux pays étrangers, repli identitaire, volonté d'expansion territoriale couplée à un protectionnisme poussé à l'extrême, manipulation de l'opinion publique avec des slogans et des idées simplistes anti-ceci ou celà...
Ca vous rappelle quelque chose?
Et pourtant ce n'est qu'une petite liste non exhaustive des principales causes de la 1°Guerre Mondiale, à ne pas oublier à quelques jours du centenaire de l'armistice.

qui vient ici?

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Et un an après?

 Oulà, oui, même un peu plus puisque nous sommes fin juin et que ma dernière MAJ date d'avant la reprise du travail Alors, c'est off...