... que je viens de découvrir sur le canal télégramme du Polygot Gathering.
il n'est pas directement lié aux cartes, mais il est géographique et donc a une légitimité ici. On peut y générer gratuitement et très facilement ses propres cartes, avec plus ou moins de détail, à l'échelle du globe ou d'un continent, voir d'une région, insérer des légendes, etc...
c'est ici que ça se passe. https://www.mapchart.net/index.html
Et pour exemple je viens de générer trois cartes, l'une pour mes voyages ( où j'habite où j'ai habité, où j'ai voyagé avec ma mère, où j'ai voyagé seule ou avec d'autres personnes, le prochain voyage en préparation...) Et une autre sur la répartition des langues que je parle ou apprend: où pourrais-je aller suivant ces critères ( j'ai pris comme limite les langues officielles, puisque oui, je peux aussi aller au Groenland ou au Japon et parler anglais, je l'ai fait, mais ce n'est pas une langue officielle de ces endroits là)
carte des voyages
carte des langues
Pour le moment, le site est encore en test, et il n'est pas possible de s'y créer un compte. donc on génère sa carte et on la télécharge en JPEG, si quelque chose change, il faudra la refaire.
et une troisième pour les lectures 2021-2022: il y a une limite. Ici j'ai lu plusieurs livres d'un même pays sur deux ans, donc, je l'ai vite fait, mais il y aurait possibilité de faire des codes couleurs autres par exemple 1 à 5, 5 à 10, etc...
L'avantage, c'est qu'on peut retoucher, tant qu'one st sur le site, une fois la carte générée pour le moment, ce n'est aps possible de la garder en archive pour la modifier et la rééditer une fois suivante. Mais c'est déjà un très bon début!
Pour toutes les causes précédemment racontées, il n'y a pas eu de bilan depuis un certain temps, ce qui ne veut pas dire que j'ai laissé tomber. Simplement, les choses ont été plus compliquées, et souvent j'ai du me contenter de 5 à 10 minutes de révision le soir. Les cours à l'univeristé de saint Pétersbourg sont intensifs et ne finiront à la fin du mois de juin. Aprend, en juillet eu août, je vais un peu freiner sur le russe. C'est à dire que n'ayant plus 16 ou 17h00 de cours par semaine avec le travail personnel, je vais pouvoir réorganiser mon emploi du temps. et ça commencera pas UNE semaine complète de vacances. Mes cours étant en ligne, c'est usant pour le dos et les yeux de rester sur l'ordinateur plusieurs heures par jour.
Mais donc bilan de cette année de géorgien?
du bonheur pour les yeux et les papilles.
- je suis passée de 5 mots en tout et pour tout à 1950 mots et phrases appris, mémorisés, sus si j'en crois les fiches trouvées sur anki ( certes, ça fait 2 fois moins, Anki compte 2 fiches dans les deux sens de traduction ( français vers géorgien et géorgien vers français). Et certaines phrases sont des mises en contexte des mots appris à part.. Donc en pratique, ça fait quand même beaucoup moins.
- j'ai divisé cette liste en 4: celle qui sert de source ( russe - anglais), je transfère ce qui m'intéresse peu à peu dans une liste " à apprendre et réviser " en traduisant l'anglais en français ( parce que si je laisse des choses comme " pain", si je vois ça, je ne vais plus penser que c'est supposé être de l'anglais et me planter lors de ma révision) - une fois le terme ou la phrase acquis avec une période de révision de plus de 6 mois, je déplace la carte dans " révision plus de 6 mois".. ça fait de la place dans la permière liste. Et comme il y en a moins, je revois simplement le dimanche. Il y en a plus de 900 maintenant dans cette catégorie. - et une troisième liste " révision plus d'un an". et quand on en est à la révision annuelle, en principe, c'est que le mot "roule". Et là, pas mal, j'en ai plus de 275 maintenant.
Et les deux "faces" ne sont pas forcément dans la même liste ( donc les + 275 ne corrspondent pas exactement aux mêmes fiches. certains me sont plus faciles à retrouver en version ou bizarrement, en thème. Certains bien que pas évident a priori me rentre de suite en mémoire, surtout s'ils ne ressemblent pas. D'autres sont proches en son - pour moi - et donc bien épineux. )
En gros j'ai fait le système de la goldlist, qui ne m'avait pas convaincue, mais adapté à la révision espacée.
- Apprendre l'alphabet m'a pris un bon mois, mais je n'hésite maintenant plus sur les lettres qui se ressmblent beaucoup.
- Même la prononciation est moins hésitante, bien que j'aie parfois tendance à prononcer à la russe les mots qui sont communs aux deux langues ( surtout après une journée passée à parler en russe)
- Je ne peux pour le moment que faire des phrases simples au présent, un tout petit peu au passé ou au futur, mais pas plus, pour le moment. J'ai misé plus sur le vocabulaire que sur la complexité syntaxique ou la grammaire. Je vais plancher là dessus cet été, mais avec en moyenne 20h00 d erusse ou plus par semaine, c'est assez compliqué de trouver l'energie de faire de la grammaire géorgienne.
- A part quelques mots cet été, je n'ai pas encore eu l'occasion de parler réellement. Non par trouille, mais par manque de temps pour chercher des interlocuteurs et discuter de manière suivie. Je n'aime aps commencer quaelque chose si je ne sais pas combien de temps je vais avoir, ni commencer à discuter avec quelqu'un et laisser tomber par manque d'organisation.
- La situation en Russie étant ce qu'elle est, je me dis que c'était un choix judicieux, vu que je ne pourrai pas retourner en Russie avant probablement longtemps. Ceci dit, je connais des gens qui ont fait un stage de russe à Tbilissi, donc, j'envisage bien cette possibilité, et avoir des bases de géorgien sera forcément un plus.
-Le pays me tente de plus en plus, d'autant que j'ai squatté le restau géorgien à côté de l'université en Russie, et que ça a été un coup de coeur absolu. Les khatchapuri, les khinkali, le tarkhun, les nigviani baklajani, le sel de Svanétie, tout ça, c'est un carton plein.
- Coup de coeur aussi pour la musique et le film dont je vous ai parlé ( et son jeune acteur- danseur principal incroyablement prometteur, que j'ai très envie de voir faire une belle carrière sur scène ou sur écran)
- J'ai trouvé pas mal de ressources qui vont continuer à me servir.
Donc le bilan global?
Comme j'ai tenu les comptes, je vois que j'ai alloué environ 204 heures à cet apprentissage àquelques minutes près. Donc allez, un peu plus de 200h00 à l'année. Beaucoup plus de juin à octobre 2021, puisque je n'avais pas encore de cours, ou pas beaucoup, beaucoup moins pendant mon immersion ( 7 h 25 en mars 2022, mois de mon retour, où je n'ai pas pu pratiquer pendant presque une semaine, et à minima encore pendant une autre, pour cause de grosse, grosse grosse fatigue.) Dans le même temps, j'ai passé au plus bas ( cours et exercices, pas toujours parfaitement comptés, sans compter le temps passé en immersion et à envoyer des messages, y répondre, faire des messages audio, une viédo, etc..) 478 heures à pratiquer le russe ..
Mais de fait, pendant les 3 mois d'immersion, j'ai rencontré des gens et discuté avec eux, visité des endroits, cherché des informations pour les vaccins, puis des démarches administratives, visité des expos, j'ai vu deux pièces au théâtre, deux opéras, j'ai cherché les renseignements, acheté les billets, suis allée en train à Moscou, vu des expos, fait mes courses, etc.. tout ça en russe. Je pense qu'on peut sans problème estimer que j'ai à peu près doubler ce temps 😅
La différence étant qu'il y a un apprentissage dans un cadre intensif, avec à la clef un diplôme et un projet de travail à terme quand l'autre n'est que curiosité et plaisir personne, donc.. il doit être cantonné au rôle secondaire.
Je ne vais pas chômer en russe cet été ( nécessité de trier les documents pour le mémoire et de commencer à faire un plan, copains russophones qui apprennent le français à aider, lectures et films en retard, passage de certificat B2 à préparer, possiblement à la rentrée.), mais je vais quand même plancher moins que 18h00 par semaine. Et j'ai besoin d'une pause avec la langue, comme l'an dernier, pour ne pas en perdre le goût.
Donc des vacances s'annoncent, je vais tenter d'aller pratiquer un peu l'allemand en Autriche en juillet - août pour me changer les idées, de vraiment accorder un peu plus de temps à l'espagnol que j'ai tenté de reprendre réécemment, sans pouvoir y accorder suffisamment de temps, d'augmenter un peu ma pratique sportive et musicale, aussi en perte de vitesse ces jours ci...
Et donc, aussi, enfin, de me pencher un peu plus sur la grammaire du géorgien, et la culture du pays. J'attends de voir comment ça s'annonce au niveau des passes sanitaires pour y prévoir un voyage.
En plus le 25 mars, c'était la journée de la procrastination!
et je le disais précédemment, en ce moment j'ai la flemme. Or Pierre vient de consacrer un sujet " continuer à apprendre une langue année après année sans se démotiver" qui cadre à peu près à mon état d'esprit.
Une des précédentes aussi me concernait au plus haut chef " peut-on continuer à apprendre la langue d'une dictature", qui remet un peu les pendules à l'heure ( parce que bon, ça me gave d'être considérée par certains comme sympathisante d'un système politique sous prétexte que j'apprends une langue depuis.. 30 ans.). Attention spoiler : oui. - apprendre le russe, le chinois, le portuguais du brésil, l'arabe, l'espagnol ne fais pas de vous des soutiens aveugle d'un régime. - la langue n'est pas celle du dictateur, mais celle de tout un peuple, qui, au moins pour partie n'est pas non plus soutien politique de son chef, mais à juste le droit de fermer sa gueule. - la langue n'est pas non plus l'apanage d'un seul pays: le russe est encore pratiqué dans plusieurs pays d'ex URSS, le français, l'arabe et l'espagnol, n'en parlons pas. - le pays problématique n'est pas non plus "monochrome " en terme de langue, j'ai parlé ici des langues officielles de Russie, il y a aussi de nombreuses langues en Chine... La langue en question n'est même pas forcément natale pour certains ressortissants, qui l'apprennent lors des études, mais en parlent une autre chez eux.
Alors, pourquoi la flemme? Ca peut être une question de quitter une activité plaisante pour une plus exigeante, mais ça peut être autre chose. Une maladie (et ses séquelles, type corbatures et grosse fatigue du covid), des soucis annexes ( malade dans la famille, problème au travail, ou X raisons). La flemme n'est pas forcément de la paresse, surtout si elle n'est pas habituelle, elle peut avoir un sens. L'identifier peut permettre de détecter une maladie, une déprime, un besoin, une grosse fatigue, bref, l'organisme qui dit " freine!"
Dans mon cas, j'ai cherché l'origine de cette flemme , elle se résume facilement: "j'ai besoin de vacances, je n'en aurai pas avant fin juin". Par malchance, les prochains jours fériés en Russie tombent le 9 mai et le 13 juin, des lundis, je n'ai pas cours le lundi , je me fais totalement avoir. Mes dernieres vacances ont duré une semaine entre le 1 et le 9 janvier avec seulement 2 jours fériés un en février et l'autre en mars. Calcul, j'ai eu UNE SEMAINE de vacances depuis le 6 septembre. Je n'en aurai pas avant le 24 juin. 11 jours de repos ( avec des devoirs à faire) entre le 6 septembre et le 24 juin.
Avant ça, j'ai été libre en juillet et août, mais j'étais dans un état de nerfs à attendre pour mon immersion, qui ne m'a pas permis de me reposer correctement. J'ai trouvé un petit bopulot de quelques heures par semaine en ligne en mai dernier qui ne s'est pas arrêté une seule semaine, même en été je l'ai assuré. il n'a "sauté" que le mardi de la semaine de mon retour. Je me suis épuisée physiquement et mentalement à toit faire en même temps depuis janvier 2021: examens et recherche pour déposer ma demande en même temps en janvier 2021, cours en ligne et examens en ligne sans vraie période de révision ( certains examens en juin étaient à rendre pendant la dernière semaine de cours parce que le calendrier des repos a été bousculé par le gouverment à moins d'un mois des examens), travail énervement, départ, complications sur place, retrou préciipté, et depuis mon arrivée, les démarches pour essayer de me faire rembourser quelque chose des frais de retour, copine en crise conjugale qui a failli venir habiter chez moi puis changé d'avis en moins de 3 jours la semaine de mon retour, plus de travail ce mois ci. JE SATURE.
Et donc oui, c'est normal. Même quand on se passionne pour quelque chose, il y a des moments de creux, il faut le savoir, c'est normal. Et c'est là que la routine de travail " juste 5 minutes" prend son sens. Donc que faire pour lutter contre la flemme
- l'habitude: en faire moins mais un peu quand même . Le plus dur c'est de s'y mettre. Donc l'astuce des 5 minutes de Lauriane est à ne pas négliger. On se dit qu'on va en faire 5 minutes, ça ne demande pas trop d'efforts. Et une fois lancé, on en fait 10, 15, 20... sans s'en rendre compte. Ou le 5,4,3, 2, 1 encore proposé par Lauriane. je fais une variante: allez c'est 13h30, je bois mon café, je mets le chrono à 14h00, je bulle pendant 30 minutes.
-la triche: remplacer des activités d'aprentissage par des activités de révisions ( une heure de sport par une heure de marche en allant voter ou faire les courses, le déchiffrage d'une nouvelle partition par la révision des anciennes...) ou plaisantes ( écouter des chansons, la radio.. moins actives, qu'on peut faire un peu plus en pilote automatique). Discuter avec des amis
-l'acceptation: accepter de ne rien faire pendant quelques temps, ou de faire autre chose, parce que le cerveau s'ennuie et a besoin de nouveauté. Par contre, là, il faut savoir s'y remettre ensuite.
Et c'est dans ces cas, je pense qu'il est aussi intéressant de faire un bilan sur sa progression ( "il y a X temps je ne connaissais pas l'alphabet, maintenant je fais des phrases, c'est un joli progrès"), ou sur ses motivations: "pourquoi j'apprends cette langue, je fais ce truc là déjà?". Ce n'est pas toujours très confortable, et on peut parfois découvrir que quelque chose ne nous correspond pas ou plus. Mais dans ce cas-là, autant s'en rendre compte plutôt que d'insister . Je connais d'anciens étudiants en médecine ou en droit qui ont abandonné au bout de 5 ans avant de se rendre compte que ça n'était pas leur truc.
Pour moi, le russe et le géorgien sont repartis, car paradoxalement, j'ai réintégré l'espagnol dans ma semaine. La " nouveauté" ou plutôt ici, le retour d'une langue que je n'avais plus étudiée depuis 1995 a relancé la machine. Certes le temps accordé à chaque est moindre, mais la dynamique est de retour. De plus, j'ai vu que depuis début avril, les russes peuvent refaire des demandes de visa touristique pour la France, malgré les difficultés ( avions, blocage des cartes bancaires russes en France) . Je disais que je me suis fait un ami, qui est en passe de venir un de mes meilleurs amis, et a très envie d'apprendre le français. Je l'ai donc invité à venir passer ses vacances ici, ce qu'il compte faire en aout. Pour lui, mon exemple le motive à progresser en anglais ( et atteindre le B2 qu'il s'est fixé avant d'apprendre le français. Il n'en est pas loin). Pour moi, l'idée de faire visiter ma ville, ma région, voire organiser un petit voyage avec lui est aussi une super motivation.
Pour la fatigue, je me dis que je dois tenir le coup jusqu'à fin juin, ce n'est pas si terrible, je n'ai pas d'examens au sens français mais un contrôle continu sur ma progrssion, donc c'est une année universitaire " facile. La fatigue vient surtout du fait que j'ai 16 heures de cours en ligne, 2 à 3 heures ou plus de travail en ligne aussi, plus le travail personnel, je passe facilement 25 à 30 heures sur l'ordinateur, toutes les semaines, avec la concentration et la fatigue oculaire que ça suppose. Je vais négocier une semaine de déconnexion avec mon employeur, et essayer de partir avec une copine, elle me propose Budapest ou Prague. Et pareil au moment où mon pote sera là.
L'an prochain sera plus facile, je n'aurais plus 15h00 de cours en ligne, mais des recherches pour mon mémoire à faire, je pourrai aussi rechercher un peu de travail en intérim ou reprendre le mien à temps partiel. Les études sont passionantes, mais j'ai encore 2 mois et demi à tenir.